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  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Mardi 27 novembre 2012 | Mise en ligne à 14h08 | Commenter Commentaires (24)

    Faut-il démanteler SNC-Lavalin ?

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    Les scandales autour du groupe SNC-Lavalin et sa faible valeur en Bourse relancent les spéculations sur son avenir. Deux analystes avançaient l’idée d’un putsch de la part d’investisseurs mécontents et d’une vente de ses avoirs, le mois dernier, avant même que l’arrestation de l’ancien vice-président de la division construction, Riadh Ben Aïssa, officiellement accusé de blanchiment d’argent par la justice suisse, ne vienne encore noircir le portrait. Rappel.

    Maxim Sytchev, d’AltaCorp Capital, écrivait que la faible valeur du groupe montréalais d’ingénierie pourrait inciter des investisseurs mécontents à forcer le prochain chef de la direction, Robert Card, à céder une partie ou la totalité de ses investissements dans des infrastructures. SNC possède notamment des participations dans l’autoroute à péage 407 en Ontario et dans le transporteur albertain d’électricité AltaLink.

    M. Sytchev a relevé que la vente de la société en bloc est possible, mais « politiquement difficile à accepter », compte tenu des réactions suscitées par la tentative ratée de prise de contrôle de la chaîne québécoise de quincailleries Rona par la société américaine Lowe’s. En conséquence, il lui paraît plus vraisemblable que des investisseurs mécontents manoeuvrent afin d’obtenir la cession partielle ou totale des investissements de SNC.

    Sara O’Brien, de RBC Marchés des capitaux, estime de même que l’arrivée au pouvoir du Parti québécois, «qui peut être perçu comme protectionniste», pourrait refroidir les ardeurs d’éventuels acheteurs étrangers. Elle estime que la vente des intérêts de SNC-Lavalin dans l’autoroute 407 et Altalink pourrait rapporter quelque 2,3 milliards$, somme que l’entreprise montréalaise pourrait appliquer au rachat massif de ses actions dans l’espoir de remplumer le titre.

    SNC cote à 40,73$ cet après-midi, en légère remontée de 10 cents après le retrait de 91 cents lundi, dans un marché par ailleurs légèrement baissier. Le titre a perdu près du tiers de sa valeur depuis son sommet de 59,95$ établi il y a dix mois avant qu’éclate le scandale de pots-de-vin en Afrique du Nord. Un creux de 34,36$ a été touché le 4 septembre.


    • Voyons donc. Il s’agit d’un seul scandale. Les changements à la direction devraient résoudre le problème. La transparence est toutefois de rigueur.

    • J’ai l’impression qu’il reste encore beaucoup de coquerelles à découvrir chez SNC.

    • Oui! SNC est beaucoup trop grosse pour une entreprise québécoise. Cette entreprise ne fera jamais de profit sans passe-passe. Seuls les actionnaires comptent. Et c’est trop risqué pour eux.

    • @bloganon

      C’est un seul scandale, auquel faut ajouter le projet en Birmanie ou le FMI ou la banque mondial à geler les paiments pour cause d’irrigularité (possibilité de corruption il y a qques années) et l’histoire du centre hospitalier McGill… 1+1+1+… combien d’autres???

    • @cyb007 Il suffit d’éliminer les quelques administrateurs véreux.

    • J’avais acheté des actions après le scandale avec la Lybie et la chute du prix de l’action en croyant que les fondements de l’entreprise étaient encore bons et que le titre allait reprendre sa valeur sur le long terme. Je croyais en SNC-Lavalin.
      J’ai toutefois vendu lundi, après avoir lu et relu des allégations sur plusieurs projets. Un seul problème, c’était tolérable, mais trop c’est trop. J’espère que la direction va mettre un peu d’ordre et dissiper les trop nombreux doutes sur la légalité de ces activités.

    • Comme bloganon, je pense que ce serait grossièrement exagéré de démanteler le groupe quand un grand nettoyage peut faire l’affaire.

    • Voyons ça craque de partout avec SNC-Lavalin, oui la meilleur chose c’est de vendre des actifs et de racheter ses actions afn de se refaire une virginité tout en éliminant le nom de la compagnie.

    • On n’en est peut-être pas encore arrivé là mais si ça continue, il n’y aura pas beaucoup d’alternatives.

    • Quand il y a une crise majeure, une entreprise se doit de changer la culture de l’entreprise, la structure de l’organisation et les acteurs.
      Il fait du sens de se départir liquider des investissements “non core business”, tels l’autoroute à péage 407 en Ontario et du transporteur albertain d’électricité AltaLink , qui sont des activités hors ingénierie.

    • Non! Les bandits sont ainsi tous sous le même toit et on peut les garder à l’oeil.

    • Ben non… pas démanteler… mais faire un ménage: oui… bien sûr !!!

      Il y a des pommes pourries dans toutes les sphères d’activités humaines. Si il fallait démanteler toutes les compagnies et sphères d’activités où il y a des actions non-éthiques… il ne resterait plus grand chose… Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie !!!… Mais il faut se battre et s’assurer que nous ayons une société juste et non-corrompue !!!

      Ceci dit, je suis ingénieur depuis longtemps… et TRÈS FIER de l’être !!!

      J’espère sincèrement que ceux qui ont trahis leurs serments, leurs code d’éthique et notre belle profession seront jugés.

      J’espère aussi que ça ne virera pas en chasse aux sorcières !!!

      Je ne travaille pas pour SNC, mais je suis très solidaire des milliers d’ingénieurs honnêtes qui y travaillent et qui travaillent à faire progresser l’aspect technologique de notre économie et de notre société !!!

    • SNC-Lavallin est dans la ligue des gros joueurs au niveau mondial, et il se peut qu’il y ait des gens qui aimeraient que Lavallin prenne moins de place.
      SNC-Lavallin n’a pas le monopole de la corruption à l’échelle mondiale. Je crois qu’il y avait des jaloux de la position de Lavallin en Lybie. Ne soyons pas angéliques; toutes les entreprises, quand elles le peuvent, font affaire avec des dictateurs et ceci s’applique même aux gouvernements .
      On n’a qu’à lire certains récits de la conduite de compagnies canadiennes en Afrique .Leur comportement n’est pas mieux que celle de SNC-Lavallin.
      Ce serait une immense perte que de voir disparaitre ce joyau du Québec, fondé par des québécois et qui a réussi à prendre une telle place sur l’échiquier mondial.
      Si les actions de Lavallin ne bougent pas assez vite, la prochaine fois essayez Imperial oil.

    • @cqfd
      Désolé pour SNC-Lavalin, le dommage est fait. en affaire c’est la confiance qui prime, si tu l’as perdue, très difficile de rembobiner la cassette. Trop de bureaux d’ingénieurs associés à la corruption et avec eux, les milliers d’ingénieurs québécois qui n’ont jamais pesé sur la sonnette d’alarme. Pas un mot de l’association des ingénieurs sinon rabroué un ingénieur qui avait exprimé son écoeurement devant cette culture de magouille. La semaine passée dans La Presse une lettre ouverte d’un ingénieur fier de son serment d’ingénieur, aujourd’hui, vous pour défendre cette profession. Dommage! peu de braves, beaucoup de silence, est-ce la honte?

      M.Leduc

    • Il faut vraiment ne rien connaitre en gestion de portefeuilles pour acheter un titre de firme de consultants.

    • @David.Ouellette
      Disons que ce «Joyau du Québec» est devenu un irritant et quelque chose de passablement dérangeant. J’espère que l’on va démanteler cette institution qui s’avère plus ou moins véreuse selon différents articles présentés dans les médias. Nous vivons à l’ère des «consciences élastiques» et du manque de rigueur de bien des dirigeants de toutes sortes et il est temps que ces élastiques pètent et que l’on reconstruise les huttes.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Pour ceux qui pensent que SNC (et autres firmes d’ingénieurs) sont finies… dites vous que c’est le plein emploie en génie et que les universités peinent à graduer assez de jeunes pour combler les postes vacants. Passez le mot :-)

      C’est toujours la même chose. Les médias sont sur le cas d’ingénieurs qui ont présumément (ils restent à juger) trahi la confiance du public, de leur employeur et de leur profession… puis le public et les investisseurs généralisent et les titres de firmes d’ingénieurs plantent.

      L’OIQ est en train de faire tout un ménage !!! L’OIQ vient d’implanter la formation continue obligatoire et un cours sur l’éthique obligatoire, etc… De plus, le ménage des ingénieurs corrompus est sérieusement enclanché. L’OIQ a été piquée au vif !!! Je ne suis qu’un simple membre… mais je vois tout le travail qui est en train de se faire… J’ai pleinement confiance en l’OIQ pour faire le ménage, et les firmes d’ingénieurs sortiront de cette mauvaise passe en meilleures positions.

      Dites-vous que les firmes d’ingénieurs sont évidemment là pour rester. Nous avons besoin d’ingénieurs (de plus en plus) pour conçevoir et bâtir notre société technologique de demain.

      J’ai déjà commençé à prendre des positions initiales dans une firme d’ingénieur cotée à la bourse et j’entend augmenter ma position.

      Plus le prix des actions de firmes d’ingénieurs baissent, plus je serai tenté d’en acheter :-)

    • Gilles Pelletier et autres…

      C’est trop facile de généraliser à cause de quelques pommes pourries…

      Notre profession est ingrate car pas grand monde sait ce que l’on fait: si vous buvez du café ce matin, si vous avez une voiture, si vous écrivez sur ce blogue, si vous avez une maison, etc… c’est pcq des ingénieurs ont conçu les biens et les machines pour en produire les composantes…

      N’entrez pas dans le jeu des médias. Ceux-ci ont fait un excellent travail d’enquête pour mettre au jour les magouilleurs (pas seulement des ingénieurs en passant). Cependant, les médias ont tendance à faire la chasse aux sorcières en étirant la sauce, pour vendre encore plus de temps d’antenne et leurs journaux…

    • Pierre Duhaime arrêté. La gangrène étendue au plus haut niveau de la hiérarchie.

      @ cqfd, “si vous buvez du café ce matin, si vous avez une voiture, si vous écrivez sur ce blogue, si vous avez une maison, etc… c’est pcq des ingénieurs ont conçu les biens et les machines pour en produire les composantes”… Arrêtez, vous allez me faire brailler, quels humanistes ces ingénieurs.

    • anti-ch_primaire

      Vous citez hors contexte. Il vous manque “Notre profession est ingrate car pas grand monde sait ce que l’on fait:”

      J’illustrait le fait que peu de personnes savent vraiment ce qu’on fait et notre contribution à la société. Je suis payé pour mes services et je ne m’attend pas à faire brailler personne !

      Aujourd’hui, ya pus grand monde qui veut faire des sciences… et nous on se les a tapé: 4 ans… 120 crédits de sciences pures !!!

      Voulez-vous un kleenex ;-)

    • @ anti-ch_primaire

      S’il y a faute, n’allez surtout pas croire que PD était le maillon (seul) manquant à cette gangrène. D’autres niveau de hiérarchie sont innévitablement impliqués mais personne ne sera pointé du doigt, soyez-en assuré…

      Jadis il y avait le Code de déonthologie.
      Au début des années 2000 se fut l’introduction du Code d’Ethique.
      Et aujourdhui, que faut-il introduire pour calmer l’ardeur de certains.

      @ cqfd

      Une firme d’ingénérie , l’Ordre des ingénieurs et ingénieurs font trois.
      Es-ce un concept de sciences pures ou non mais c’est la réalité.

      Un autre kleenex… ;)

    • Avec la commission Charbonneau et l’opération marteau on n’a pas fini d’entendre parler de ces firmes d’ingénieurs conseils et de leurs pratiques douteuses.
      Juste quelques faits récents :

      ”En septembre 2010, les policiers de la SQ ont fait irruption dans les bureaux de Plania, filiale de Dessau, pour faire une perquisition. Cela dans le cadre de l’enquête sur le scandale du Faubourg Contrecoeur, à Montréal.

      Dessau fait aussi l’objet d’une enquête pour le dossier des compteurs d’eau, à Montréal également, et celui des dépassements de coûts du Centre communautaire intergénérationnel (CCI) d’Outremont.

      En février dernier, les policiers de la SQ ont arrêté France Michaud, vice-présidente de Roche, lors d’une opération concernant la Ville de Boisbriand. ”

      La Presse 6 mai 2011

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