
PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Les scandales autour du groupe SNC-Lavalin et sa faible valeur en Bourse relancent les spéculations sur son avenir. Deux analystes avançaient l’idée d’un putsch de la part d’investisseurs mécontents et d’une vente de ses avoirs, le mois dernier, avant même que l’arrestation de l’ancien vice-président de la division construction, Riadh Ben Aïssa, officiellement accusé de blanchiment d’argent par la justice suisse, ne vienne encore noircir le portrait. Rappel.
Maxim Sytchev, d’AltaCorp Capital, écrivait que la faible valeur du groupe montréalais d’ingénierie pourrait inciter des investisseurs mécontents à forcer le prochain chef de la direction, Robert Card, à céder une partie ou la totalité de ses investissements dans des infrastructures. SNC possède notamment des participations dans l’autoroute à péage 407 en Ontario et dans le transporteur albertain d’électricité AltaLink.
M. Sytchev a relevé que la vente de la société en bloc est possible, mais « politiquement difficile à accepter », compte tenu des réactions suscitées par la tentative ratée de prise de contrôle de la chaîne québécoise de quincailleries Rona par la société américaine Lowe’s. En conséquence, il lui paraît plus vraisemblable que des investisseurs mécontents manoeuvrent afin d’obtenir la cession partielle ou totale des investissements de SNC.
Sara O’Brien, de RBC Marchés des capitaux, estime de même que l’arrivée au pouvoir du Parti québécois, «qui peut être perçu comme protectionniste», pourrait refroidir les ardeurs d’éventuels acheteurs étrangers. Elle estime que la vente des intérêts de SNC-Lavalin dans l’autoroute 407 et Altalink pourrait rapporter quelque 2,3 milliards$, somme que l’entreprise montréalaise pourrait appliquer au rachat massif de ses actions dans l’espoir de remplumer le titre.
SNC cote à 40,73$ cet après-midi, en légère remontée de 10 cents après le retrait de 91 cents lundi, dans un marché par ailleurs légèrement baissier. Le titre a perdu près du tiers de sa valeur depuis son sommet de 59,95$ établi il y a dix mois avant qu’éclate le scandale de pots-de-vin en Afrique du Nord. Un creux de 34,36$ a été touché le 4 septembre.
Lire les commentaires (24) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





