Pierre Shoiry, Président de Genivar. Photo Hugo-Sebastien Aubert, La Presse
Que faire avec les actions de Genivar ? Deux analystes reviennent d’une séance d’information où ils ont pu notamment en apprendre davantage sur les retombées de l’acquisition de la firme d’ingénierie anglaise WSP Group. Voici leurs observations alors que le titre poursuit sa descente en Bourse jusqu’à toucher 20,45$, en baisse de 39 cents, vendredi:
Maxim Sytchev d’Altacorp Capital réitère son objectif de 23,50 $ par action, pour une performance boursière en ligne avec l’industrie.
«L’acquisition de WSP a beaucoup de sens sur le plan stratégique, à long terme (achat dans un marché déprimé, diversification plus grande, absence de chevauchement, prix raisonnable, etc.), mais le gros du travail en termes d’intégrations commence. Avec un rendement en dividendes de 7%, les investisseurs patients vont certainement y regarder de plus près, mais, à 6,6 fois le bénéfice avant impôts, intérêts et amortissement, nous ne pouvons cependant pas dire que le titre est une aubaine.»
L’analyste Pierre Lacroix de Marché de capitaux Desjardins maintient sa recommandation d’achat et son prix cible de 27$.
«La publication des résultats du dernier trimestre, mercredi, et la journée d’informations consacrée aux analystes et investisseurs à Montréal, jeudi, nous ont permis d’avoir un coup d’oeil à la puissance mondiale formée par Genivar. Nous croyons que l’éclairage apporté devrait aider à gagner la confiance les investisseurs dans le processus d’intégration de WSP qui est sur la bonne voie.»
La firme de génie québécoise triple sa taille en avalant WSP Group avec l’aide de la Caisse de dépôt et de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada. La transaction implique 442 millions$.
Des quinze analystes qui suivent GNV, six sont acheteurs, huit recommandent de «conserver» le titre et un est vendeur.
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