Le blogue des marchés

Archive du 5 novembre 2012

Lundi 5 novembre 2012 | Mise en ligne à 19h14 | Commenter Commentaires (3)

Bombardier sous observation

CSeries CS100 aux couleurs de PrivatAir. Photo fournie par Bombardier

CSeries CS100 aux couleurs de PrivatAir. Photo fournie par Bombardier

Voici les observations de quatre différents analystes à la veille de la publication des résultats financiers de Bombardier pour le troisième trimestre, mercredi matin.

Fadi Chamoun de BMO Marchés des capitaux prévoit des délais pour le jet CSeries.

— «Nous avons le sentiment que la direction de Bombardier fournira cette semaine un rapport d’étape reportant le premier vol dans trois à cinq mois. Cela ne sera pas une surprise pour tous ceux qui suivent de près le programme», écrit l’analyste soulignant qu’un pareil retard aura peu de conséquences sur les coûts du projet.

— En ce qui a trait aux flux de trésorerie, le second aspect le plus surveillé par les investisseurs à l’heure actuelle, l’analyste prévoit une amélioration au troisième et quatrième trimestre, par rapport au premier semestre même si cela ne rejoindra pas nécessairement les objectifs de maintien des liquidités de l’entreprise.

— BMO prévoit que les actions surperformeront le marché et projette un prix cible de 5$ pour les douze prochains mois. Le titre a perdu 14 cents à 3,54$, lundi, dans un marché légèrement à la baisse. Il a largué 14% de sa valeur depuis le début de cette année marquée par le lancement de la CSeries.

Joe Nadol de la firme américaine JPMorgan Chase exprime aussi son scepticisme quant au CSeries.

— «Nous serions surpris que la direction de Bombardier ne retarde pas l’objectif d’un premier vol CSeries à la fin de l’année ou ne reconnaisse pas, à tout le moins, le risque accru,» écrit l’analyste new-yorkais selon qui un délai de trois à six mois est plus probable.

— JPMorgan maintient une recommandation «neutre» sur le titre et ne fait pas de projection de prix.

Cameron Doersken de la Financière Banque Nationale s’inquiète pour le court terme.

— Bombardier doit livrer un jet de la CSeries complètement assemblé dans les prochaines semaines s’il veut réaliser un vol inaugural d’ici la fin de l’année, selon ses plans, rappelle l’analyste.

— La division ferroviaire de Bombardier ne pourrait atteindre avant 2013 la marge bénéficiaire de 8% escomptée, croit-il.

— La FBN déprécie sa cible de 4,50$ à 4,25 $, en raison de la baisse des ventes de jets régionaux et avions d’affaires Challenger. Bombardier Aéronautique a livré 61 appareils au cours du trimestre, incluant 46 jets d’affaires, 14 jets régionaux et un avion amphibie. Il s’agit d’une diminution par rapport aux 68 appareils rendus l’an dernier.

Walter Spracklin de RBC Marchés des capitaux croit au potentiel de Bombardier.

— Bombardier a connu un autre solide trimestre avec pour plus de 6 milliards $ de nouvelles commandes, souligne l’analyste selon qui le marché ne récompense pas le titre à sa juste valeur. «Clairement, l’accent reste mis sur le développement du CSeries, et à ce titre nous restons d’avis que le premier vol sera un important catalyseur à court terme».

— L’analyste de la Royale est plus préoccupé par la sous-performance de Bombardier Transports. Un redressement pourrait venir avec le renouvellement du contrat ferroviaire chinois à la fin de ce trimestre, et la réalisation des contrats en carnet, croit-il.

— Avec un escompte de 45% par rapport aux entreprises comparables, M. Spracklin voit beaucoup de potentiel d’appréciation pour Bombardier. La cible est à 5$, mais le risque est à la hauteur.

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






Lundi 5 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h54 | Commenter Commentaires (9)

Les obligations du Québec: une aubaine

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, préserntera son budget le 20 novembre.  Photo: PC

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, préserntera son budget le 20 novembre. Photo: PC

L’accroissement de la «prime-Québec» depuis les dernières élections provinciales qui ont porté le Parti Québécois au pouvoir, représente une opportunité d’achat selon la firme Vanguard Group, un important gestionnaire de fonds commun basé à Valley Forge en Pennsylvanie.

Jonathan Lemco, analyste principal de dettes souveraines chez Vanguard, prédit que l’écart entre le rendement des obligations du Québec et celles de l’Ontario va s’effacer d’ici six mois avec les compromis que le gouvernement séparatiste nouvellement élu de Pauline Marois devra faire avec les députés de l’opposition pour légiférer.

«Nous sommes un acheteur, toutes choses étant égales par ailleurs», a déclaré M. Lemco en entrevue à l’agence financière Bloomberg.

L’écart entre les taux au Québec et en Ontario est un peu plus large que d’habitude depuis le 4 septembre. Les obligations échéant dans dix ans du Québec rapportent présentement 17 points de base de plus que les mêmes titres aux couleurs de l’Ontario. Un écart maximum de 20 points avait été touché dans les séances suivant l’élection du gouvernement du PQ. En avril, la prime Québec n’était que de 8,5 points de base.

«Un gouvernement minoritaire est par nature imprévisible», commente M. Lemco, un ancien professeur de sciences politiques à l’Université Johns Hopkins à Baltimore. «Nous ne savons pas combien de temps cela va durer et comment ils vont répondre aux problématiques fiscales ou s’ils ont la capacité de passer leur budget.»

Incidemment, le ministère des Finances a confirmé par communiqué ce matin que le gouvernement Marois présentera un budget le 20 novembre à l’Assemblée nationale.

Lire les commentaires (9)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    mai 2012
    D L Ma Me J V S
        juin »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives