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Il y a tout juste 25 ans les marchés boursiers ont vécu un deuxième «lundi noir», le fameux Krach boursier d’octobre 1987.
Voici, trouvé dans nos archives, le compte rendu de cette journée historique, telle que ressentie à Montréal, que j’ai écrit pour la une de La Presse du 20 octobre. Attention: archaïsmes en vue:
MONTRÉAL N’A PAS ÉCHAPPÉ À LA PANIQUE
Paul Durivage, La Presse
La communauté financière montréalaise a accueilli avec un grand soupir de soulagement hier après-midi la cloche qui mettait fin à la séance boursière la plus irrationnelle de toute l’histoire. Mais les «tickers» en avaient encore pour une heure à débiter leurs désastreux rapports.
Ce n’est qu’à 16 h 59 que la Bourse de Montréal a pu annoncer le compte final: l’indice canadien du marché, le XXM, s’établit à 1594,15, une chute de 167,88 points ou 9,5 p. cent. Tous les secteurs accusent de lourdes pertes.
Déjà frappée par la déconfiture des titres RÉA, la deuxième place boursière canadienne n’a pu échapper à la panique boursière mondiale. La Bourse de Montréal a suivi celle de Toronto, qui suivait celle de New York, qui suivait celle de Londres, qui suivait celle de Tokyo.
L’activité était intense. Près de 13,4 millions d’actions ont été négociées, un record historique pour Montréal. Le précédent sommet, 13,3 millions, avait été établi en avril dernier alors que les actions s’enlevaient à la hausse.
«C’est un krach!», affirmait Lise Dionne, analyste chez Geoffrion, Leclerc, d’un ton haletant qui en disait long sur la fébrilité de cette journée et l’épuisement où gourous et boursicoteurs se sont retrouvés à la clôture. «En 1929, a-t-elle rappelé, la bourse de New York avait perdu 12,5 p. cent; hier, ce fut 22 p. cent. Le marché est complètement irrationnel; il n’y a plus de logique.»
«Le drame dans tout cela, a déclaré de son côté Pierre Lussier, directeur de la recherche chez Tassé et Associés, c’est que cela pourrait conduire à un krach économique très grave. Aujourd’hui (lundi), New York a perdu l’équivalent de $1000 milliards US. Cela s’ajoute aux $300 milliards de vendredi.»
Plusieurs centaines de curieux se sont massés sur la passerelle d’observation du parquet du square Victoria, pour assister au «massacre du 19 octobre»: les négociants et mainteneurs de marché de la Bourse de Montréal ne jouaient pas pour la galerie. À l’heure du déjeuner, tout le monde mangea sur le pouce, plus ou moins mal, tandis que les écrans-témoins leur montraient de troublants graphiques en forme de «M».
L’ordinateur ne parvenait pas à suivre. Le «ticker était en retard, jusqu’à deux heures à un certain moment. Même que vers 14 h, on abandonna le tableau électronique pour revenir à la vente à la criée. On pouvait entendre de vive voix la dégringolade des cours.
«Cette journée nous a donné la preuve que le nouveau système d’ordinateurs que nous avons commandé n’est pas un luxe», a commenté M. Yves St-Onges, du service des communications de la Bourse. Le nouveau système, plus puissant et efficace, doit entrer progressivement en opération, à partir de janvier 88.
Entre temps, l’alarme se faisait régulièrement entendre au service de surveillance du marché. L’ordinateur du service signale toute anomalie dans les transactions effectuées sur le parquet. Il va sans dire que les forts écarts enregistrés hier ont eu comme conséquence que presque tous les titres se sont retrouvés sur la liste d’enquête. «Il faudra plusieurs jours pour débroussailler tout cela», de dire la directrice du service, Mme Francine Beauchemin.
Les courtiers débordés d’appels
Il était bien difficile hier après-midi de joindre au téléphone les représentants des maisons de courtage montréalaises. Les courtiers de détail avaient en outre beaucoup à faire pour répondre aux demandes pressantes d’explications de leurs clients, lesquelles se transformaient le le plus souvent en ordre de vente.
Chez Tassé et Associés, on entendit un courrier excédé lancer à un de ses clients qui demandait que l’on liquide tout son portefeuille RÉA: «Comprenez que je ne peux pas vendre vos actions, même à moitié prix. Il n’y a pas d’acheteurs.»
L’argument, même s’il était un peu exagéré, n’était pas totalement faux. Les transactions sur plusieurs titres ont été momentanément suspendues à cause d’un trop fort déséquilibre entre l’offre et la demande, ou tout simplement l’absence d’acheteurs.
«Les spécialistes sont sur les nerfs», commenta Mme Beauchemin alors que la séance battait son plein. La Bourse de Montréal, comme celle de New York, compte sur des spécialistes pour régulariser le marché. Ceux-ci sont obligés de prendre des positions sur les titres qui leur sont assignés, à l’intérieur de certaines marges, pour assurer un marché continu.
D’autres courtiers avaient la tâche particulièrement douloureuse de collecter leurs clients: «Votre compte est à découvert de $25 000. Vous devez combler la différence dans les plus brefs délais, sinon nous serons forcés de vendre vos actions», conseillait-on à ceux qui, gagnés par l’excitation boursière, avaient emprunté pour financer leurs achats.
«Il y a eu beaucoup d’appels de marge. C’est le grand drame de cette journée boursière», raconte M. Pierre Lussier, directeur de la recherche chez Tassé et Associés.
Les courtiers institutionnels, ceux qui traitent avec les fonds de pension et autres investisseurs millionnaires, avaient la vie plus facile que leurs collègues travaillant avec les petits investisseurs. «On s’est tourné les pouces toute la journée», affirme M. Charles Édouard Lebel de la firme McLeod Young Weir.
«Les investisseurs institutionnels canadiens sont sortis du marché depuis plusieurs mois déjà. Les actions ne comptent plus que pour 25 p. cent de leur portefeuille, ce qui est un minimum», explique-t-il. La grande qualité de ces portefeuilles donne d’ailleurs confiance au spécialiste qui déjà en 1982 avait publiquement prédit avec justesse le rebondissement du Dow Jones à 777.

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juliendion
19 octobre 2012
16h09
Si un évènement semblable se produisait aujourd’hui, serions-nous préparé? Est-ce que des mesures ont été prévues pour limiter les pertes d’un éventuel futur Krach?! (Je n’étais pas encore né en 1987…!)
pdurivage
19 octobre 2012
16h30
@juliendon: Il y a maintenant des coupe-circuits capables d’empêcher un dérapage à grande échelle. Ceux-ci provoquent une suspension des actions chutant de 10 % pour les titres les plus échangés. Wall Street a néanmoins vécu un «flash krach» lié à un emballement des systèmes informatiques le 6 mai 2010. Il y a aussi eu un accident lié à un problème opérationnel, encore le 1er août dernier, impliquant les nouveaux logiciels de trading haute fréquence (HFT). Les ordinateurs ont pris presque toute la place dans les Bourses, depuis 1987.
jackwood
19 octobre 2012
19h46
J`avais 15 ans. Je m`en souviens. Un ami a mon père avait perdu 30 milles cette journée là.
Mais ce qui me frappe le plus dans cette page de journal de l`époque, c`est : « La marine de guerre US détruit 2 plates-formes pétrolières iraniennes» Et en petit titre : «Téhéran promet une riposte dévastatrice»
Je me demande bien qu`elle a été cette riposte, je m`en souviens pu.
Guinardo
19 octobre 2012
20h08
@Jackwood. J’aime bien aussi le four à micro-ondes vendu à 599$!
jfleduc
19 octobre 2012
21h27
Wow, les Canadiens ont battu les North Stars 5 – 1!
clark
19 octobre 2012
23h39
@jfleduc
Je me demande si c’est pas cette fois-là que Kent Carlson a sacré la volée de sa vie à Paul Holmgren, le méchant flyers qui était rendu avec Minnesota…Peu de temps après il me semble qu’il prenait sa retraite.
rambo007
20 octobre 2012
07h52
@pdurivage
Je me souviens de cette journée comme si c’était hier, mais pas du match de hockey entre le CH et les North Stars.
Troisième trimestre fort intéressant et payant pour les petits investisseurs qui ont bien joué leurs cartes. La bourse confond souvent les sceptiques. Certains diront que cette embellie est artificielle car elle est alimentée de toute pièce par la FED qui fait danser la planche à billets. On peut leur accorder raison. Mais pour les petits investisseurs allumés, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons qui font monter la bourse. Il n’y a que des opportunités qu’il faut saisir, et Ils profitent de la manne quand elle passe.
Y aura-t-il une correction prochainement? Tôt ou tard il y en aura une et ce sera alors une autre porte ouverte pour les petits investisseurs qui auront le flair de mettre la patte sur des aubaines et le «guts» d’y investir des sommes importantes. Après il faut espérer ne pas s’être trompé.
Certains ont la gâchette rapide pour accuser de tous les maux les «Bigshots» de Wall Street qui ont foutu le bordel dans le système financier depuis 2008 et qui auront fait fuir de la bourse de nombreux petits investisseurs. Quelque part ils ont raison. Sauf que personne n’est forcé de mettre son argent à la bourse. Et nul n’est sensé ignorer les pièges et les dangers de la bourse dans un univers contrôlé par les requins qui s’en donnent à cœur joie avec les produits dérivés, et dans un monde où le surendettement névrotique est une religion.
La commission Charbonneau vient à peine de débuter ses travaux que nous réalisons jusqu’à quel point la corruption est érigée en système au Québec, et qu’elle coûte une fortune aux contribuables québécois. S’il est vraie que le Québec paye entre 30 et 40 % plus cher que la moyenne des provinces canadiennes pour ses travaux de construction et d’infrastructures, et que ça représente une facture supplémentaire de 2 milliards $ par année, imaginons à quoi pourrait servir cet argent. Éliminer le déficit, investir dans nos universités, abaisser la dette, etc.
On peut se retirer de la bourse le jour où l’on croit que le jeu n’en vaut plus la chandelle mais on est condamné à voir une partie de nos impôts engraisser les politiciens véreux et les corrompus de toutes sortes. Au moins, les requins de la finance participent à notre enrichissement durant les périodes où leur cupidité l’emporte sur la panique. Les animaux qui paraissent dangereux ne sont pas nécessairement ceux qui font le plus mal lorsqu’ils mordent.
@clark
Long time no see :
teddybear
20 octobre 2012
16h49
Six mois après, tlm qui est resté a la Bourse avait tous récupérer leurs pertes et même doubler leurs revenus, ceux qui ont perdus c’est ceux qui panique et vende a la moindre chute de la Bourse, ce ne sont que des pertes sur papier, tant que tu vends pas , tu perds rien.
clark
20 octobre 2012
18h20
@teddybear
J’aimerais vous corriger un peu, ce n’est pas 6 mois.
La baisse a été rapide : un jour seulement pour perdre 22,6% sur le Dow Jones, la reprise le sera tout autant : moins de DEUX ans pour retrouver son niveau en septembre 1989.
favori
21 octobre 2012
09h53
@jackwood
L’iran a prit le contrôle du détroit d’Ormuz et du golf. Ce n’est qu’à coup d’armes chimiques utilisées de façon massive contre l’Iran et la menace de gazer Téhéran de la même manière, que l’Irak, alors le proxi de Washington, a obtenue un cesser le feu dans une guerre décidément bien mal engagé.
dcsavard
22 octobre 2012
05h25
Triste souvenir pour ceux qui allaient tenter de se trouver un emploi avec leur nouveau diplôme universitaire peu de temps après et dans les quelques cinq années qui ont suivi. C’est dans cette foulée que sont nées les clauses de disparité de traitement (dites orphelines) dans les conventions collectives qui permettaient de traiter les nouveaux venus en employés de seconde zone avec la collaboration et la bénédiction des syndicats. Pour ceux qui veulent comprendre un peu le personnage, c’est aussi dans cette foulée qu’est né la version 1.0 de Richard Martineau et de sa chasse à l’éléphant, le premier à se révolter dans les média pour donner une voix à ma génération face à ce traitement inique. C’est pratiquement dans cette foulée qu’allait naître l’ADQ. C’est dans cette foulée qu’est né le travailleur autonome, le plan Paillée allait suivre quelques années plus tard pour tenter de stimuler une économie moribonde et un entreprenariat naissant où il fallait inventer ses emplois.
hdufort
22 octobre 2012
13h48
Deux amies ont vécu des suicides dans leur famille proche, suite à ce krash. Perdre son père à 14 ans, de cette manière, c’est terrible.
Le marasme économique était palpable à Montréal, avec l’immobilier en déclin et des rues commerçantes comme Saint-Laurent et Sainte-Catherine ressemblant à Sarajevo, par bouttes.
Quant à moi, j’ai vécu la fin de mon secondaire et mon cégep dans un environnement où les emplois étaient très rares, et où il fallait faire une croix sur ses rêves pour viser des formations sûres. J’ai donc fait une croix sur 3 ou 4 options ” de coeur”, pour choisir l’informatique… et j’ai vécu personnellement l’effondrement des dotcom en 2001! Mais ça a fait moins mal.
dcsavard
22 octobre 2012
14h47
@hdufort,
effectivement. Combien de finissants qui visaient plus haut ont mis en veilleuse leur rêve pour sauter sur le premier emploi disponible à l’époque? Ou, comme vous, pour s’orienter dans un domaine plus sûr.
Heureusement que les frais de scolarité étaient bas à l’époque. Avec les taux d’intérêts ce n’était pas le temps de se ramasser avec une grosse dette d’études à rembourser.
@teddybear,
vous croyez vraiment que tout ça n’a duré que six mois? Le visage du Québec a pratiquement été transformé.
cqfd
23 octobre 2012
09h06
Ma conjointe et moi avons acheté notre première maison ($63K) le 3 octobre ‘87. On avait vraiemnt pas beaucoup d’argent et nous avions payé un taux de 11.75% pour notre hypothèque “5 ans” fermée.
Je n’avais pas d’argent à la bourse, mais je débutait tout juste mon premier emploi.
Je lisais tout ce que je pouvais trouver sur la bourse depuis au moins 10 ans… et j’ai vraiment eu peur d’avoir fait une gaffe en achetant ma maison lorsque j’ai vu la bourse s’effondrer quelques jours après avoir acheté ma maison…
Nous avons conservé notre maison 7 ans et elle ne s’est pas appréciée… le capital que nous en avons tiré a été celui que nous avons remboursé sur notre hypothèque.
Je me demande souvent comment vont réagir les plus jeunes (qui se sont acheté des maisons il y a 5 ou 10 ans et qui ont vu leur investissement doubler ou tripler “par magie”), lorsque le marché immobilier va stagner durant une décénie et que les taux d’intérêts remonteront…
favori
23 octobre 2012
10h17
Je ne vois pas comment trop comment les taux remonteraient substantiellement.
Normalement l’argent que l’on dépose à la banque sert à financer des projets ce qui crée de la richesse. Malheureusement en occident il y a peu de développement en tout cas plus assez pour la structure financière en place. Les actifs des banques sont donc maintenant principalement : 1- la dette publique, ou vos impôts se transforment en rente pour rémunérer les épargnants d’hier, et 2- les dettes immobilières, ou les immeubles s’achètent à 20 fois leurs revenus et donc ne génèreront pas de profits avant la fin de la vie utile de l’investissement ! Comme les banques se paient avec la différence entre le taux d’emprunt et celui du prêt, qui est impossible à diminuer, nous sommes dans une impasse. Augmenter les taux voudrait dire rémunérer plus le capital et faire diminuer la valeur de l’immobilier donc de l’actif des banques. Prit comme des rats.
cqfd
23 octobre 2012
12h48
favori,
Dans les années ‘60, les taux étaient au plancher. La guerre du Vietnam, les déficits énormes, etc… ont eu raison d’une faible inflation et les taux se sont mis à monter pour finir avec des hypothèques à 20% au début des années ‘80.
Aujourd’hui, le monde est aussi très endetté, mais le profil démographique est cependant très différent d’il y a 40 ou 50 ans.
Je n’ai aucune idée de ce que ça va prendre pour faire remonter les taux… étant donné que les boomers vont avoir tendance à épargner plutôt que de dépenser… Est-ce qu’on s’en va vers une gérontocratie comme au Japon ?
J’imagine qu’en imprimant encore plus, l’économie finirait par avoir un semblant de pouls…
En attendant, les profits et les ventes des compagnies sont “so-so” , les indices ont recommençé à planter après leurs “double tops”… et par conséquent, ça ne regarde pas bien pour Obama…
dcsavard
23 octobre 2012
15h21
Pourtant les entreprises américaines sont très bien capitalisées, c’est juste qu’elles ne font pas rouler l’économie, elles sont au neutre en attendant on-ne-sait-quoi pour se remettre à faire des projets et développer.
La capacité d’innover s’est aussi beaucoup érodée aux USA, et ne parlons pas du Canada, les marges de profits quand la fabrication se déplace vers l’Asie est dans l’ingénierie, mais là, même l’ingénierie se déplace vers l’Asie. Personne ne peut plus vraiment douter que l’Inde et la Chine sont devenues des puissances qui nous réservent encore bien des surprises.
cqfd
23 octobre 2012
15h54
dcsavard,
Il y a beaucoup de squelettes dans nos placards, mais ça doit être effrayant tout ce qu’il y a de squelettes dans les placards de la Chine et de l’Inde.
Leurs économies ne disparaîtrons pas du jour au lendemain, mais je préfère (de loin) plaçer mes billes dans des pays démocratiques. Regardez la corruption qui est mise au jour ici… Imaginez en Chine…
On passe un boutte roffe… et ça va prendre du temps à en sortir. Je l’admet… Mais j’aime encore mieux le passer ici
favori
23 octobre 2012
17h01
Bonjour cqfd, ça fait un bail il me semble, content de vous relire.
Très dur de savoir si les taux vont monter et quand. C’est rendu qu’on ne sait même plus si on est en inflation ou en déflation … Il y a un réel problème de “valeur” de la monnaie.
Les banques parce qu’elles détiennent les écritures et les moyens de paiement exercent un chantage hallucinant sur les gouvernements. Un prof d’histoire au secondaire nous disait que l’Égypte des Pharaons c’est effondré a cause du pouvoir des scribes, l’égyptien étant un peut pénible à écrire, ils avaient l’excuse qu’exel n’existait pas …
cqfd
23 octobre 2012
18h50
favori,
Pareillement pour moi… heureux de vous relire !:-)
Tout finit par passer… incluant cette période de morosité. Ça, c’est certain ! À savoir quand ?!?… en effet…
Les taux à 0% depuis des années et jusqu’au moins 2015 (presque 10 ans) et à peu près tous les grands pays industrialisés impriment encore. Ça ne doit pas aller si bien que ça…
L’inflation… allez savoir…
http://www.shadowstats.com/alternate_data/inflation-charts
Ça dépend de la façon de calculer… je crois qu’on vit une période d’inflation, mais que les gens n’en réalisent les effets que lorsqu’il est trop tard. On en a déjà parlé… le calcul d’inflation actuel ne tient pas compte de la durée de vie des produits (qui est ridiculement plus basse qu’il y a quelques années et qui baisse encore).
En attendant… difficile de faire fructifier ses sous…
dcsavard
23 octobre 2012
20h14
@cqfd,
je n’en parlais pas de le sens d’une recommandation d’investissement dans ces pays. Il est certain que la corruption y est beaucoup plus présente qu’ici et que la fraude scientifique est même assez courante en Chine. Mais cela ne change rien au fait que ces pays devenus producteurs de biens sont en train d’empiéter sur la conception qui était le créneau avec les meilleures marges de profit pour les entreprises d’ici. Ce qui fait craindre à plus ou moins brève échéance pour nos propres entreprises, surtout dans un contexte où la capacité d’innover est en régression aux USA, ce qui ne s’est jamais vu depuis que le pays existe.
Le secteur financier a bouffé l’essentiel des ressources vives. Qui veut faire de l’argent aux USA doit préférablement aller vers le secteur financier plutôt que vers la fabrication, l’ingénierie et la conception. Quand les ressources financières sont drainées par le système financier lui-même au lieu de favoriser l’essort économique, il y a un problème. Et c’est peut-être lié à ce que vous dites sur la stagnation. Il y a des gens qui s’enrichissent énormément même si l’économie stagne. A strictement parler, il y a là une absurdité.
C’est donc dire que des gens qui ne rendent peu ou pas de services du tout à la société s’enrichissent énormément. Le système est supposé récompenser ceux qui font du bien à la société, qui en favorise l’essort, l’avancement dans toutes ses sphères d’activité et en tout généralité et neutralité. Ce n’est pas ce que nous observons présentement.
cqfd
23 octobre 2012
22h40
dcsavard,
En effet, on vit dans un monde de fou !!!
- Les banques préfèrent spéculer plutôt que de prêter !
- Les grosses compagnies préfèrent dormir sur leurs pécules (à 0%) plutôt que de l’investir !
- Les pays occidentaux (trop endettés) coupent dans leurs dépenses !
- Les banques centrales impriment !
- Les taux sont a 0% et le resteront pour encore des années !
- Les bourses font du sur-place !
- Les consommateurs sont trop endettés !
Dit comme ça, on a de bonnes raisons de rester sur les lignes de côté comme les autres…
M’enfin… on verra bien…
fabio_p
25 octobre 2012
10h21
Y a-t-il quelqu’un qui pourrait me recommander un courtier en ligne, sérieux et fiable?
Je suis présentement avec i-TRADE et je veux m’en débarrasser de leur service exécrable et surtout de leur fameuse plateforme FlightDesk – un vrai gadget misérable prétendu “à la fine pointe de la technologie”. Merci
clark
25 octobre 2012
11h36
@monsieur Durivage
Pourriez-vous nous interroger Carlos Leitao sur l’impact sur les marchés de la réélectiuon d’Obama? Ce serait très intéressant de savoir ce qu’il adviendra du dollar US et des commodités si c’est Obama qui revient à la maison-blanche.
@fabio_p
Moi je suis avec disnat direct. C’est pas mauvais mais c’est pas les gros chars. Il m’arrive de demander des transferts des compte US à CDN (ou l’inverse) la moitié du temps il ne les font pas. Je suis obligé de les engueuler pour qu’il le fasse. Pourtant ça devrait être automatique puisque c’est nous qui effectuons électroniquement le transfert. De plus les agents qui nous répondent ont l’air de se prendre pour Dieu le père et vous prenne de haut, alors que c’est nous les traders de haut niveau. Finalement côté analyse technique c’est pas fort, rien en streaming, des petits graphiques illisibles. Un peu cheap comme plate-forme. Mais bon, c’est pas cher.
clark
25 octobre 2012
11h37
@fabio
J’ai pensé souvent m’en aller avec BMO mais je sais pas ce que ça vaut.
fabio_p
25 octobre 2012
12h25
Merci les gars,
Je suis sûr qu’ils sont tous mille fois mieux que cette punaise (i-TRADE) qui s’est accrochée à la Banque Scotia et qui ne fait que gruger les investisseurs avec leur service pourrit – et leur plateforme juste bonne pour la poubelle.
bassin
25 octobre 2012
16h49
fabio
J’ai essayé plusieurs courtiers à escompte et j’ai gardé uniquement BMO Ligne d’action.
Rien à dire de trop mal sur le service offert car j’effectue 99% de mes opérations électroniquement.
Je sais qu’il y a des courtiers qui offrent des frais moins élevés mais $9,95 me convient.
bassin
25 octobre 2012
17h08
cqfd
C’est un monde jamais vu.
Un monde sur-endetté avec une surcapacité de production et une avancée technologique de la communication qui favorise la mondialisation des échanges.
Le party de la consommation dans les pays développés est terminé pour le moment, le consommateur se rembourse ses dettes.
La classe moyenne s’amenuise.
Nos gouvernements n’ont plus de ressources pour stimuler l’économie et va falloir, tôt ou tard, rembourser l’excès d’endettement publique y compris renflouer les caisses de retraites de la fonction publique.
Et comme vous dites, les bourses qui font du surplace, ce qui n’aide pas le rendement des caisses de retraite.
Absence d’inflation pour l’avenir prévisible (2-3 ans) c’est plutôt la déflation qu’il faut craindre.
Quelques éléments positifs :
La rentabilité des entreprises est à un sommet et affichent un bon bilan;
et l’enrichissement du 1% mais au détriment des 99%.
Heureusement, au Canada, l’immobilier tient encore le coup mais on sent que le sommet est possiblement dernière nous.
codepresss
25 octobre 2012
22h12
Cette remière page de La Presse aurait pu être la même …la bourse, l’Iran mais les taux réel négatifs et la LNH font défect dans le tabloïde .
Il est indéniable qu’aujourd’hui il y a bcps plus de dérivés ( et cies) et que le tit-investisseur (spéculateur) doit s’allonger les ongles pour essayer de suivre l’ordination en micro-seconde.
La détention d’une action est de 22 secondes en 2012 contre 7 ans en moyenne (1940).Il est donc très difficile de comparer les époques, la démographie, la longévité de vie, etc..
http://www.trendsetter.fr/2012/09/28/14726/la-duree-de-detention-moyenne-des-actions-en-chute-libre/
@clark…11h36
Compte US et CDN….prener un compte sur marge, les deux sont dans un même compte.
Moi aussi j’ai Disnat Direct Web, no problémous Transfert.
À quel somme vaut-il la peine de faire ces transfert$ ?
clark
26 octobre 2012
07h08
@rambo
Je vous salue bien bas…
clark
26 octobre 2012
07h11
@codepress
Mais j’ai un compte marge avec les deux dans le même compte. C’est ça qui est terrible. Mais on dirait que si l’on fait plus d’un transfert par semaine ils sont tout mélangé…;-0
clark
26 octobre 2012
07h59
@codepress
À $25000 et plus les frais sont les moins élevés.
codepresss
26 octobre 2012
10h17
@ clark
Vous savez que rien n’est parfais dans ce Monde et hélas les courtiers escompte n’y échapent pas non plus.
Moi, je me pose cette ?.
À quoi bon de faire un tel transfert pour vous ?
Si vous avez disons 10,000$ USD en liquide et que vous voulez l’utiliser pour faire l’acquisition en CDN. À l’intérieur même de votre compte s’effectu un prêt symbolique dont l’effet est nul en frais de coût d’intérêt mais faut prendre garde de ne pas dépasser les dit 10,000$ sur convertion sinon la marge sur crédit embarque automatiquement.
La convention de Disnat Direct n’est pas d’être un bureau de change à prime abord mais d’être un escompteur.
Bref, après les heures normale il serait bien de vous faire confirmer chez Disnat mes dires.
Parfois ca vaut la peine de faire un faux pas , d’y faire marche arrière et sans hésitation refaire le pas.
Salutation.
cqfd
26 octobre 2012
17h51
bassin,
Ça fait longtemps que l’on s’écrit sur les blogues de la bourse de LaPresse… Comme vous le savez, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous écrivez: “C’est un monde jamais vu”.
Les présents évènements sont uniques, j’en conviens. Cependant, vous trouverez plusieurs exemples tirés du passé où les consommateurs et les états étaient endettés, etc…
“L’histoire ne se répète pas toujours, mais rime souvent”.
_Mark Twain
bassin
26 octobre 2012
19h00
cqfd
C’est ce qui fait l’intérêt d’un blogue : on a pas besoin d’être d’accord avec ce qui est écrit !
Le niveau d’endettement, de spéculation et la crise financière se compare arguablement avec la dépression des années 30.
J’y étais pas !
Il y a un meilleur filet social aujourd’hui, certes, et une pensée keynésienne qui motive le roulement de la planche à billets verts mais on constate fort peu de volatilité de la monnaie because les banques sont frileuses à prêter.
Où s’en va-t-on ?
Du surplace pour un bout. Du moins pour la bourse.
Il y aura ça de différent avec la récession de 1937-38.
À condition bien sûr de ne pas subir l’impact du fiscal clift à venir en 2013.
Pour ce qui est des rimes; il y en a des fortes et des faibles.
cqfd
26 octobre 2012
21h18
bassin,
Avez-vous remarqué le titre au bas de la une de LaPresse d’octobre ‘87 (Iran/US) ?
Force est d’admettre qu’il y a une certaine récurrence qui s’installe dans l’histoire humaine.
bassin
26 octobre 2012
22h41
cqfd
En effet, et l’histoire pourrait se répéter, e.g. Israël pilonne une installation nucléaire iranienne.
Ce serait un choc et qui sait, un krach à l’avenant.
Une rime forte !
rambo007
27 octobre 2012
10h46
Chaque époque a ses modes qui reviennent. Les guerres civiles, les conflits géopolitiques, les attentats terroristes, et sans compter les catastrophes naturelles de toutes sortes qui font trembler notre petite planète. La dépression des années 30, la guerre de 39-45, la crise des missiles à Cuba, les avions dans les tours jumelles. On pourrait étirer la liste.
Et la nouvelle mode depuis quelques années, c’est le surendettement des états et de millions de fanatiques de la surconsommation qui se sont piégés eux-mêmes en vivant au dessus de leurs moyens pour paraître plus riche que leurs voisins. Il suffirait de l’augmentation de quelques points des taux d’intérêt pour qu’ils soient dans l’obligation de remettre les clés de leur trop grande maison et de leur trop grosse bagnole au banquier.
Il ne faut pas s’étonner que la vraie reprise économique se fasse attendre au niveau mondial, parce que les états et les maniaques du surendettement sont dans un processus de désendettement, et particulièrement au pays de l’oncle Sam, qui, aux dernières nouvelles, est encore la puissance économique mondiale. Coté endettement, le canada n’est pas en reste non plus. Le jour où les taux d’intérêt vont augmenter, on risque de voir de plus en plus de pancartes plantées dans les parterres.
Mais la bonne nouvelle c’est que la problématique d’endettement n’empêchera pas certains secteurs d’activités et certaines compagnies de continuer leur progression et d’offrir de bonnes opportunités d’investissement. C’est là que le vrai challenge du petit investisseur commence et c’est une partie qui n’est jamais gagnée d’avance.
Le niveau de rendement est proportionnel au risque et le risque ne garantie malheureusement pas le rendement. Même si la bourse est impitoyable et imprévisible, il y aura toujours des petits investisseurs qui vont très bien tirer leur épingle du jeu, et il y aura les autres qui devraient choisir un sport un peu moins violent.
Maintenant tous les yeux sont rivés sur les élections américaines. Possiblement la réélection d’Obama avec une chambre contrôlée par les républicains, et ça ne serait pas un trop bon mélange pour la bourse. On dit que la fin de certains allègements fiscaux combinés à des coupures importantes dans le budget de dépenses du gouvernement américain en 2013, pourrait soustraire plus ou moins 3 % du PIB. C’est énorme. Avec un déficit et une dette qui donnent le vertige, il risque d’avoir des gros investisseurs qui vont s’énerver. Les problèmes de l’Europe pourraient être du menu fretin comparés aux bouleversements que pourraient vivre les États-Unis au cours des prochains mois. Comme quoi il y a toujours quelque chose quelque part pour tester les nerfs des petits investisseurs. Un bon temps pour des titres défensifs et soyons vigilants.
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27 octobre 2012
15h36
Plus subtil et plus efficace qu’une guerre atomique. Une attaque sur les écritures. Paf !
On efface toutes les dettes d’un coup. On dit que les serveurs ont été victime d’une attaque de … (mettre l’ennemie à la mode) et hop, on a remis les compteurs à zéro. Facile, et rapide. Un week end et un nouveau monde émerge. Ils ne feront jamais ça ? Pourtant il y a le libor, les subprime, les qe, enron, le 3 ième building, etc etc etc … Moralement ils n’ont aucun problème, techniquement non plus. On est bien peu de chose, notre argent encore moins.
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28 octobre 2012
09h34
@rambo007
Bonjour, rambo, finalement pas mal tout le monde revient sur le blogue … Content de vous lire, et de connaitre votre opinion.
Mais je ne crois pas que les banques survivraient a une augmentation des taux. les banques détiennent 2 actifs principalement. Les dettes gouvernementales, qui sont rachetées par les gouvernements à mesure de leurs échéances … et les dettes immobilières. Elles doivent souvent 40x leurs fonds. Une augmentation des taux ferait baisser la valeur de leur actifs immobiliers, et elles se retrouveraient en très très mauvaise posture. D’ailleurs a mon avis, les gens devraient s’inquiéter bien plus de la santé de leur banques que de celle de leur gouvernement. Elles ont peu d’actif à court terme sauf quelques sous par dollar (2 ou 3 sous en fait) sur l’argent qu’elles vous doivent. Dans le nouveau monde qui calcule en nanosecondes, elles ne pourront pas réagir assez vite, elles couleront avec l’épargne dès qu’une singularité défavorable apparaitra … C’est ça ou au mieux la stagnation des taux négatifs qui volent 2 % de l’épargne annuellement.
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28 octobre 2012
09h48
La modération empêche vraiment la discussion. C’est dommage, et c’est surtout le soir et week end, lorsqu’on à le temps d’écrire… je comprends. Mais à la limite vous pourriez peut-être installer un “cron” ou un programme qui publie tous les commentaires, mais qui les efface automatiquement après 1 jours, si le modérateur ne les approuve pas, comme ça pas de poursuite, et un max de fluidité. Et le blog financier n’est pas un blog de ruelle, les écarts étaient très très rare, en fait je ne me souviens pas qu’il y en ai eu…
Sinon il y a toujours ceci, on s’en achète tous un:
http://montreal.kijiji.ca/c-animaux-oiseaux-a-vendre-Pigeon-voyageur-male-CU-23985-CVR-W0QQAdIdZ394684314
dcsavard
29 octobre 2012
02h40
@favori,
c’est parce qu’il y a des copies des sauvegardes en temps réel qui se font. Les attaques sur les serveurs ne paralysent que les transactions courantes. C’est quand même pas une baraque à patates frites la bourse.
pdurivage
29 octobre 2012
09h53
@favori: La Presse a une nouvelle organisation pour la modération depuis dix jours. Normalement les commentaires sont validés dans les 15 minutes suivant leur publication. Cela, nuit et jour, sept jours sur sept.
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29 octobre 2012
11h35
@pdurivage
Vous m’encouragez, merci.
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29 octobre 2012
11h40
@dcsavard
Les programmes malveillants sont maintenant très sophistiqués, on est loin des attaques de dénis de service des spamer des incursions momentanées d’anonymous . On parle de milliers de milliards, de l’avenir de nations entières. Et si il y a collusion en plus ….