Le blogue des marchés

Le blogue des marchés - Auteur
  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Jeudi 18 octobre 2012 | Mise en ligne à 17h32 | Commenter Commentaires (13)

    Google plante

    Photo AP

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    Le géant de l’internet Google a choqué le marché aujourd’hui avec l’annonce, plus de trois heures plus tôt que prévu, de résultats financiers nettement inférieurs aux attentes, pour le troisième trimestre. Le titre a dévissé de plus de 10% avant d’être suspendu pour deux heures et demie.

    Le communiqué des résultats a été transmis par erreur par l’imprimeur RR Donnelley au registre électronique de la commission des valeurs américaines, la SEC, en début d’après-midi. On y trouvait d’ailleurs la mention «citation en attente de Larry» en lieu et place des commentaires du président, Larry Page.

    Le marché s’est aussitôt emballé devant les chiffres décevants. L’action a plongé de 750$US jusqu’à 676$ en quinze minutes de ventes frénétiques. Le titre a pu effacer une partie de ses pertes à la reprise des échanges en fin de séance. À 695$ en clôture, les gains des quatre dernières semaines sont effacés. La capitalisation boursière fond de près de 20 milliards $ ce qui ramène Google derrière Microsoft à ce jeu.

    La suspension des transactions est survenue à la demande de Google qui a livré la version finale de son communiqué trimestriel, après la fermeture des marchés, comme prévu.

    Le bénéfice net du groupe s’est effondré de 20% à 2,2 milliards$. Le bénéfice ajusté par action ressort à seulement 9,03$, nettement en dessous des attentes du marché qui misait sur 10,65$. Cela exclut les coûts comptables liés à la rémunération en actions des dirigeants et les frais liés à l’acquisition du fabricant de téléphones Motorola Mobility pour 12,5 milliards.

    Google a en revanche réussi à augmenter son chiffre d’affaires de 45% au dernier trimestre, à 14,1 milliards, quand le marché attendait seulement 11,9 milliards. En excluant les ristournes aux sites internet qui génèrent du trafic pour les publicités de Google, les revenus se chiffrent à 11,3 milliards.

    La popularité croissante des tablettes et téléphones intelligents nuit à la rentabilité de Google, note l’analyste Colin Gillis de la firme new-yorkaise BGC Partners. Ses tarifs publicitaires sont moitié moins élevés pour ces plateformes que pour les ordinateurs de bureaux. Les tarifs pour les «clics» ont par ailleurs baissé pour le quatrième trimestre consécutif. «Les activités principales ralentissent », conclut M. Gillis.

    Avis contraire de l’analyste Colin Sebastian de la firme Baird Equity Research, de Milwaukee, selon qui les activités principales vont moins mal qu’elles ne paraissent, même si elles ne satisfont pas les attentes. Les pertes de change, souligne-t-il, comptent pour 571 millions, deux fois plus qu’escompté, ce qui suggère que la croissance organique, de l’ordre de 25%, s’est presque maintenue du deuxième au troisième trimestre. Il note que Google ne risque pas de prévisions sur ses résultats, ce qui ajoute de la volatilité lors de leur publication et élargit le spectre des analystes comme lui.

    La déprime a par ailleurs gagné l’ensemble des titres technologiques. Le marché Nasdaq, où ils se concentrent, a lâché 1% de sa valeur, aujourd’hui


    • “Le bénéfice ajusté par action ressort à seulement 9,03$, nettement en dessous des attentes du marché qui misait sur 10,65$”

      Quand vous dîtes ca, je suppose que vous dîtes que ce sont les analystes qui avaient établis cette cible. C’est drôle que “marché” et “analyste” soient devenus synonymes. Je trouve que l’attention qui est accordé aux prévisions des analystes est ridiculement disproportionnée. C’est eux qui dictent l’allure du marché en établissant des prévisions subjectives qui n’ont pas plus de valeur que celles de n’importe qui d’autre. Les investisseurs et spéculateurs se fient tellement la dessus que des décisions carrément illogiques sont prises. Par exemple, une entreprise ayant fait 1 milliard de perte peut voir son cours en bourse exploser si les analystes avait prédis 2 milliards. Au final, les gens oublient quand même que cette entreprise a perdu énormément d’argent. C’est un peu la même chose avec Google qui ne vaut pas 10% de moins juste parce qu’elle est en dessous de la prévisions des “experts” pour 1 TRIMESTRE.

      Pour ceux qui se posent la question, je n’ai aucune action de Google. Je trouve juste ca stupide qu’une entreprise aussi belle et solide que Google se fassent massacrer en bourse parce que les analystes se sont trompés dans leurs prédictions…

      En passant, continuez votre bon travail Monsieur Durivage.

    • Google n’a pas de concurrent en occident. Peut-être une occasion d’acheter.
      Juste une anecdote, aujourd’hui la France a suggéré l’idée a google de payer des droits sur les contenus que les liens de google pointent. Google a mentionné qu’il supprimerait simplement les liens de son moteur si ils allaient de l’avant. Fin de discussion.
      Le seul frein a la domination de google sur le savoir est Baidu, Yandex, et peut être Yauba.
      Mais ils n’ont pas d’influence ici.

    • Le positionnement de Google est incomparable.
      En utilisant son moteur de recherche, Google sait avant quiconque ce que l’usager recherche sur la toile.
      Google est une machine à imprimer des $.
      Il lui reste à trouver une façon de mieux monétiser les usagers du téléphone qui utilisent ses services. L’enjeu est le même pour Facebook mais je ne miserais pas sur cette dernière.

    • Ils sont drôles ces Francais… Les sites payent pour avoir plus de visibilité sur Google alors que les éditeurs Francais veulent être payé pour que Google leur envoit plus de lecteurs. C’est le monde à l’envers.

    • La mission de google est de classer le savoir du monde.
      Mais Google a des tas de projets. Téléphonie, (prix imbattables, fonctionnalité inimaginable) , jeux (google Play), films et vidéos, le tout indexé et analysé comme le contenu texte. Bref il sauront bientôt avant vous ce que vous allez penser, c’est hallucinant ! C’est même incroyable que les gouvernements laissent le champs libre a ces applications sans restrictions et surtout sans comprendre leurs implications …
      L’idée de google était de classer le savoir du monde, mais ils feront bien plus.
      Dantesque.

    • @favori: Classer le savoir du monde. Dantesque, en effet.

    • Vive le libre,Vive Linux,vive Firefox et Opera.

    • cette compagnie est un monstre. les outils qu’elle m’offre sont incommensurables. Map,Streetview,Earth, image, Navigation, Traduction, service courrier,
      stockage de donnée. En plus, tv et google glasses, paiement, etc. Après, banque et assurance?

      Big Brother = Google

    • Mais le plus fantastique, c’est la réponse à la question suivante: voulez-vous lancer une compagnie pour concurrencer Google ou pour y être associer?

    • Il est plus difficile de faire de l’argent avec le mobile pour google. L’achat d’actions est beaucoup moins attrayants.

    • GOOG « the best value » !

      « Buy now and look the bullish trend soon as next november … »

      Ce mouvement est créé en grande partie de façon technique.

      En octobre les investisseurs sont nerveux et, beaucoup rapprochent les « stop » de protection, au cas ou un mouvement de « panic selling » se produirait, permettant ainsi d’être dans les premiers à passer les ordres de vente programmées sur le titre.

      Ceci étant, cela amplifie le mouvement baissier.

      Le prix de fermeture du 12 sept 2012 était 690,88 $ US, donc cette correction technique est très temporaire, et est en quelque sorte un bon test pour le long terme de ce titre.

      « Keep and strong buy »

      Frank

      *

    • M. Durivage,

      Il y a quelque chose de malsain dans le monde du capitalisme lorsuqe les lois du marchés ne permettent pas une correction sévère d’un titre (…Le titre a dévissé de plus de 10% avant d’être suspendu pour deux heures et demie…) Que le titre baisse sur une erreur ou non de la compagnie c’est la même chose que lorsque le titre monte sur des informations pus ou moins vérifiées.

      Dans le merveilleux monde du marché de la bourse, il me semble que certains (pas tous) ne peuvent perdent (un krash de pennystock (mettons qui passe de .70 à .07 $ en une journée n’émeut personne) mais un krash de google là on arrête les échanges du titre.

      Je le répète, ce n,est pas sain. Et je me contrefiche des analyses genre trop grop pour perdre et effets d’entraînement. Le libre marché devrait exister pour tout et surtout être assaini en retirant du marché les outils spéculatifs à effets de levier genre Options de vente, option d’achats qui amplifient les effets.

      Gilbert Duquette

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