Le blogue des marchés

Archive du 18 octobre 2012

Jeudi 18 octobre 2012 | Mise en ligne à 17h32 | Commenter Commentaires (13)

Google plante

Photo AP

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Le géant de l’internet Google a choqué le marché aujourd’hui avec l’annonce, plus de trois heures plus tôt que prévu, de résultats financiers nettement inférieurs aux attentes, pour le troisième trimestre. Le titre a dévissé de plus de 10% avant d’être suspendu pour deux heures et demie.

Le communiqué des résultats a été transmis par erreur par l’imprimeur RR Donnelley au registre électronique de la commission des valeurs américaines, la SEC, en début d’après-midi. On y trouvait d’ailleurs la mention «citation en attente de Larry» en lieu et place des commentaires du président, Larry Page.

Le marché s’est aussitôt emballé devant les chiffres décevants. L’action a plongé de 750$US jusqu’à 676$ en quinze minutes de ventes frénétiques. Le titre a pu effacer une partie de ses pertes à la reprise des échanges en fin de séance. À 695$ en clôture, les gains des quatre dernières semaines sont effacés. La capitalisation boursière fond de près de 20 milliards $ ce qui ramène Google derrière Microsoft à ce jeu.

La suspension des transactions est survenue à la demande de Google qui a livré la version finale de son communiqué trimestriel, après la fermeture des marchés, comme prévu.

Le bénéfice net du groupe s’est effondré de 20% à 2,2 milliards$. Le bénéfice ajusté par action ressort à seulement 9,03$, nettement en dessous des attentes du marché qui misait sur 10,65$. Cela exclut les coûts comptables liés à la rémunération en actions des dirigeants et les frais liés à l’acquisition du fabricant de téléphones Motorola Mobility pour 12,5 milliards.

Google a en revanche réussi à augmenter son chiffre d’affaires de 45% au dernier trimestre, à 14,1 milliards, quand le marché attendait seulement 11,9 milliards. En excluant les ristournes aux sites internet qui génèrent du trafic pour les publicités de Google, les revenus se chiffrent à 11,3 milliards.

La popularité croissante des tablettes et téléphones intelligents nuit à la rentabilité de Google, note l’analyste Colin Gillis de la firme new-yorkaise BGC Partners. Ses tarifs publicitaires sont moitié moins élevés pour ces plateformes que pour les ordinateurs de bureaux. Les tarifs pour les «clics» ont par ailleurs baissé pour le quatrième trimestre consécutif. «Les activités principales ralentissent », conclut M. Gillis.

Avis contraire de l’analyste Colin Sebastian de la firme Baird Equity Research, de Milwaukee, selon qui les activités principales vont moins mal qu’elles ne paraissent, même si elles ne satisfont pas les attentes. Les pertes de change, souligne-t-il, comptent pour 571 millions, deux fois plus qu’escompté, ce qui suggère que la croissance organique, de l’ordre de 25%, s’est presque maintenue du deuxième au troisième trimestre. Il note que Google ne risque pas de prévisions sur ses résultats, ce qui ajoute de la volatilité lors de leur publication et élargit le spectre des analystes comme lui.

La déprime a par ailleurs gagné l’ensemble des titres technologiques. Le marché Nasdaq, où ils se concentrent, a lâché 1% de sa valeur, aujourd’hui

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Jeudi 18 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h18 | Commenter Aucun commentaire

Dix raisons de fermer le capital de TVA

Le président de Québecor, Pierre-Karl Péladeau. Photo archives La Presse.

Le président de Québecor, Pierre-Karl Péladeau. Photo archives La Presse.

L’analyste Haran Posner de RBC Valeurs mobilières voit plusieurs bonnes raisons justifiant le rachat entier du Groupe TVA par Québecor, déjà son actionnaire principal avec 40,7% des actions.

1- La vague récente d’intégration verticale et la simplification de la structure corporative de Québecor Média.

2- Les synergies et réductions de coûts; l’intégration horizontale avec Sun Media.

3- La mise en commun de SUN News détenue à 51% par Sun Corporation et 49% par TVA.

4- L’accès au flux de trésorerie de TVA.

5- Une protection contre d’éventuels droits de distribution du réseau.

6- Des opportunités de promotions conjointes pour le réseau de téléphonie cellulaire de Vidéotron au Québec; du contenu exclusif pour ces appareils.

7- Le développement du concept Illico Web, la télévision payante sur Internet, serait facilité.

8- L’élimination des frictions possibles avec les actionnaires minoritaires de TVA.

9- La diffusion des matchs d’une éventuelle franchise de hockey à Québec sur la chaîne TVA Sports.

10- Le bas prix actuel des actions du Groupe TVA.

Selon M. Posner, Québecor pourrait emporter les actions de TVA qui lui manquent encore pour 10,50$ pièce, soit moins de 80 millions$ au total. Cela correspond à six fois les profits avant impôts, amortissement et intérêts, pour 2013. C’est le même multiple que payé par Shaw pour les stations de télévision conventionnelles de Canwest. TVA cote 7$ à la Bourse de Toronto.

L’analyste de RBC note cependant que l’augmentation de l’endettement de Québecor Média à la suite du rachat de la participation de la Caisse de dépôt et placement du Québec à son capital, limite sans doute la probabilité d’une privatisation à court terme.

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Jeudi 18 octobre 2012 | Mise en ligne à 10h27 | Commenter Commentaires (4)

BCE-Astral: Le marché spécule

Photo Bloomberg News

Photo Bloomberg News

Le marché spécule sur l’achat d’Astral Media par le conglomérat BCE. Les actions d’Astral ont touché un bas niveau de 47,36$ à la Bourse de Toronto, à l’ouverture ce matin, en recul de 1,08$ sur la veille, un écart de 5% par rapport aux 50$ pièce offerts par BCE. Elles ont remonté à 48,28$ peu de temps après.

Le volume de transaction sur Astral, une heure après l’ouverture, était déjà deux fois plus important qu’au cours d’une séance moyenne complète.

De son côté, BCE est légèrement à la hausse dans un marché pratiquement inchangé.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tranchera aujourd’hui à 16h. Le Bureau de la concurrence doit aussi se prononcer sur la fusion.

L’opération publique d’achat a déjà été acceptée avec une immense majorité de 99,8% par les détenteurs d’actions subalternes d’Astral, lors d’une assemblée extraordinaire expéditive. L’arrangement a également été déclaré équitable pour les actionnaires d’Astral par la Cour supérieure du Québec.

Le projet de 3,4 milliards a fait face à un vigoureuse opposition des compétiteurs Québecor, Cogeco, Rogers et Telus. Avec 79 chaînes télé, 107 stations de radio et 100 sites web, les parts de marché de BCE grimperaient de 29% à 38%, ce qui est supérieur à la limite de 35% fixée par le CRTC, une concentration dangereuse pour les concurrents et les consommateurs, plaident les opposants.

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