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Archive du 4 octobre 2012

Jeudi 4 octobre 2012 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Commentaires (5)

Les dix titres québécois les plus vendus à découvert

CSeries CS100 aux couleurs de PrivatAir. Photo fournie par Bombardier

CSeries CS100 aux couleurs de PrivatAir. Photo fournie par Bombardier

De plus en plus d’investisseurs paraissent miser sur une chute des actions de Bombardier alors que le constructeur lance son programme d’essais en vue du vol inaugural de la C-Series.

Le nombre d’actions à découvert a augmenté de 21% les deux dernières semaines. Au 28 septembre, Bombardier avait 541 722 actions survendues, ce qui représente 15,6 fois le volume quotidien de transactions ou 1% du flottant.

La tension s’est par au contraire relâché sur Alimentation Couche-Tard dont 20% des actions survendues ont été rachetées ces deux dernières semaines. L’acheteur boulimique affiche maintenant 583 514 actions en position courte, ce qui correspond à moins d’un jour de transactions.

Autrement, les titres québécois suivent en général la tendance modérée à la couverture de marge constatée pour l’ensemble des titres de la Bourse de Toronto pour la période.

Les ventes à découvert ou «short selling» sont un mécanisme spéculatif qui consiste à emprunter à son courtier des actions dont on pense que le prix va baisser et à les vendre, dans l’espoir de les racheter plus tard à un meilleur prix. Cette pratique amplifie les mouvements de baisse et freine les élans haussiers. Les rachats aux fins de couverture ont l’effet contraire.

Titre                       Ratio de positions à découvert*

  1. Financière Power          26,2 jours
  2. Gildan                              23,3 jours
  3. Groupe CGI                    22,8 jours
  4. Fiera Capital                   16,9 jours
  5. Bombardier                     15,6 jours
  6. Groupe BMTC                 14,4 jours
  7. Groupe MTY                    14,1 jours
  8. Ressources La Mancha 14,0 jours
  9. Mines Aurizon                 13,1 jours
  10. Québecor                          12,2 jours

* Nombre d’actions survendues / volume quotidien. Source: Bloomberg

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Jeudi 4 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h44 | Commenter Commentaires (9)

Baisse des ventes à découvert

Manuvie figure toujours parmi les titres les plus survendues. Photo Reuters

Manuvie figure toujours parmi les titres les plus survendues. Photo Reuters

Les vendeurs à découvert se sont empressés de couvrir leur position alors que le marché canadien se corrigeait, ces deux dernières semaines, après le départ canon de septembre.

Le nombre d’actions à découvert a diminué de 400 millions à 1,9 milliard du 14 au 28 septembre, à la Bourse de Toronto, selon les dernières statistiques colligées par l’agence financière Bloomberg. Cela correspond maintenant à 1,5 jour de transactions alors que le compte était de près de 1,9 jour de volume il y a deux semaines, voire 2,4 jours, il y a un mois.

Les ventes à découvert sont un mécanisme spéculatif qui consiste à emprunter à son courtier un actif dont on pense que le prix va baisser et à le vendre, dans l’espoir de le racheter plus tard à un meilleur prix. Cette stratégie est employée par les investisseurs lorsqu’ils ont une opinion défavorable d’une entreprise ou de son secteur, ou encore pour protéger leurs gains contre une baisse potentielle. C’est généralement le signe que les gens anticipent de prochains mauvais résultats financiers trimestriels. Cette pratique amplifie les mouvements de baisse et freine les élans haussiers. Les rachats pour fins de couverture ont l’effet contraire.

En vertu des lois sur les valeurs mobilières, il faut être un investisseur aguerri pour faire des ventes à découvert, en plus de mettre de 130% à 200% de la mise en garantie afin de couvrir des pertes éventuelles si le titre monte. L’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières a supprimé le mois dernier les restrictions qui s’appliquaient au cours auquel une vente à découvert pouvait être exécutée sur les marchés.

On ne sera pas surpris de constater que le secteur énergétique est toujours le plus visé par les vendeurs à découvert. Ceux-ci voudront protéger leur mise contre un recul des prix toujours possible. Quelque 548 millions d’actions devront éventuellement être rachetées dans ce secteur, 5% de moins qu’il y a un mois. Cela ne représente par ailleurs que 1,3 jour moyen de transaction vu le fort roulement des valeurs dans ce secteur.

Comme quoi ce n’est pas seulement le sort de titres spéculatifs, les participations courtes sont encore très importantes dans le secteur financier, même si elles ont baissé de 8% le mois dernier. Le cinquième des actions survendues appartiennent aux assureurs, banques et groupes financiers, avec la Financière Manuvie, la Banque de Nouvelle-Écosse et la Toronto-Dominion en tête de liste. La première est suivie à la trace par les analystes financiers en raison de sa sensibilité aux taux d’intérêt. Ceux-ci sont actuellement partagés entre conserver le titre (neuf) ou l’acheter (huit) et un seul est vendeur affiché.

Les investisseurs paraissent aussi sur leur garde face aux titres des technologies de l’information. Quelque 110 millions d’actions sont survendues dans ce secteur, ce qui représente 1,9 jour moyen d’échanges. En tête de liste figure la société torontoise Celestica qui mettra bientôt fin à la fabrication de téléphones cellulaires pour Research in motion (RIM) accuse un découvert boursier de 45 millions d’actions ce qui correspond à 39 fois le volume quotidien moyen, soit près de deux mois de transactions. Vient ensuite le Groupe CGI qui malgré sa forte progression le mois dernier supporte 32 millions d’actions à découvert, soit 22,8 jours en ce cas, c’est-à-dire près d’un mois de transactions. RIM n’est pas en reste avec 18 millions d’actions survendues, mais la situation pourrait se corriger théoriquement en moins de deux jours de marché vue la forte activité sur ce titre.

On trouve ensuite le secteur de la consommation discrétionnaire avec 105 millions d’actions survendues, ce qui représente 4,4 jours de transaction. Figurent ici les entreprises de communications Thomson Reuters (27 millions d’actions à découvert) et Shaw (en déficit de 16 millions d’actions) suivi par le manufacturier international de vêtements de sport Gildan (-14 millions).

Le secteur de la santé est le moins prisé des vendeurs à découvert.

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