
Valero est la société-mère d'Ultramar. Photo Ivanoh Demers, La Presse
Valero Energy, société mère d’Ultramar, serait une trop grosse bouchée pour Alimentation Couche-Tard, qui vient de voir confirmer sa cote de crédit par Standard & Poor’s. L’entreprise texane serait par contre digestible pour le prédateur montréalais si elle scindait ses activités en blocs régionaux, selon l’analyste Peter Sklar de BMO Marchés des capitaux.
Valero Energy a annoncé la semaine dernière son intention de vendre ses stations d’essence et dépanneurs. Le lot pourrait coûter entre 3,5 milliards et 4,0 milliards $ US, selon l’évaluation de l’analyste basée sur un multiple de 7-8 fois les bénéfices avant impôts, intérêts et amortissement.
Or, de même source, Couche-Tard n’aurait que 1,9 milliard à consacrer à une nouvelle acquisition si elle ne veut pas entacher la qualité de son crédit.
«En conséquence, nous pensons que Couche-Tard ferait face à d’importants obstacles financiers si elle tentait de procéder à cette acquisition, incluant probablement être à la fois une dégradation de la notation de crédit et une dilution substantielle du capital. Dans le cas où Valero décide de vendre aux enchères ses activités de détail en morceaux, région par région, plutôt qu’ensemble, nous croyons que Couche-Tard pourrait être sur les rangs.», commente M. Sklar.
Valero a près de 1000 établissements dans 40 États américains. Cela comprend les stations d’essence éponymes et les dépanneurs adjacents Corner Store. Au Canada, Valero est présent dans l’Est du Canada sous la marque Ultramar. En décembre 2011, la société avait 380 commerces et 82 stations service en Ontario, au Québec et dans les Maritimes Québec, et distribuait du carburant à 410 indépendants. En comparaison, Alimentation Couche-Tard a près de 3000 magasins aux États-Unis et environ 1500 au Canada.

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chip
2 octobre 2012
13h00
Ouais. Et Couche-Tard est trop québécoise pour se lancer dans des aventures risquées car l’épée de Damocles suspendue au-dessus de la tête des entrepreneurs d’ici par notre walkyrie nationale devrait plutôt inciter ses actionnaires à larguer ses actions et à attendre que l’entreprise déménage son siège-social sous des cieux plus cléments pour refaire le plein.
seb.b
2 octobre 2012
13h13
Couche-Tard est vraiment une belle entreprise. Quand il y a trop d’avenues de croissance et que la société doit choisir où mettre ses pions, c’est un bon signe. Avec la qualité des dirigeants de couche-tard, je ne suis pas trop inquiet pour l’avenir.