
Photo fournie par le Pages Jaunes
Yellow Média est-elle moins mal en point qu’on le croyait ? L’entreprise, qui a soumis il y a deux semaines un ambitieux plan de restructuration financière volontaire, a annoncé un retour hâtif à des bénéfices bien verts. Le titre, par ailleurs sujet à de fortes secousses depuis qu’il ne vaut plus que quelques sous, a gagné 25% à 7,5 cents sur la nouvelle avant de se replier à 7 cents (+16,7%) en clôture, dans un fort volume.
L’éditeur des pages jaunes affiche un profit de 67,7 millions $ sur les activités poursuivies pour le trimestre clos le 30 juin 2012, comparativement à une perte nette de 20,7 millions en 2011. Cela représente 12 cents par action ordinaire, presque deux fois plus que le cours de l’action encore mercredi, d’où un ratio cours/bénéfice fractionnaire. Les analystes s’attendaient à voir 10 cents à ce poste.
Les revenus de l’entreprise ont diminué de 16,4% à 286,5 millions, ce qui est conforme aux prévisions des experts. Cela est attribuée principalement à la baisse des recettes provenant des médias imprimés, la cessation de la production des annuaires en double publiés par Canpages, la cession du site d’aubaines quotidiennes LesPAC en novembre dernier et à la baisse des revenus tirés des activités américaines.
Le 23 juillet 2012, Yellow Média a soumis un plan de restructuration du capital visant à réduire sa dette de 1,2 milliard à 850 millions et à annuler les dividendes sur ses actions privilégiées. En échange, les créanciers recevront des actions et 250 millions en espèces. Les détenteurs de débentures convertibles contestent déjà leur traitement de même que les sept banques créancières.
Yellow Média doit endiguer la fuite de la clientèle des annuaires aux pages jaunes et prendre sa place sur le marché Internet occupé par des géants comme Google, tout en faisant face aux charges d’une dette énorme.
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