
Photo David Boily, La Presse
Le géant américain Lowe’s devra se faire plus convaincant, ou allonger les dollars, s’il veut mettre la main sur Rona. Premières réactions:
— Le titre a bondi à l’ouverture du marché ce matin touchant 14,49$, une cent de moins que le prix avancé par Lowe’s, ce qui suggère que le marché se prépare pour une surenchères.
— La Caisse de dépôt et placement du Québec, en tant qu’actionnaire important de la société, prévient que ses actions dans ce dossier seront guidées par les critères indissociables qui suivent : la création de valeur à long terme pour ses déposants et pour tous les actionnaires, ainsi que l’importance des retombées économiques du siège social de Rona au Québec; l’importance du développement continu du réseau de fournisseurs au Québec et à travers le Canada; et l’importance du respect du rôle des entrepreneurs franchisés indépendants sous la bannière de Rona.
— Pour sa part, le ministre des Finances, M. Raymond Bachand, a déclaré : « Cette transaction n’apparaît pas être dans l’intérêt du Québec ni du Canada ». Le ministre a rappelé que Rona effectue près de la moitié de ses achats au Québec et près de 85 % au Canada. Investissement Québec a été mandaté pour examiner les actions à entreprendre pour contrer cette offre, y compris la constitution d’un fonds de défense des intérêts du Québec.
— Rappelons que le conseil d’administration de Rona juge que la proposition de Lowe’s n’est pas dans le meilleur intérêt de RONA et de ses parties intéressées. «La priorité stratégique de Rona demeure la mise en oeuvre de son plan d’affaires afin de tirer profit des perspectives favorables qu’elle entrevoit pour son entreprise», affirme le c.a.

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philippecauchi
31 juillet 2012
10h50
Dommage que RONA n’accepte pas l’offre de Lowe’s car ce dernier est un magasin de plus haut de gamme offrant une plus grande variété de produits et de meilleure qualité…moins de scrap Made in China.
teamstef
31 juillet 2012
11h01
Quant aux promesses de Lowes de maintenir le bureau-chef au Québec ainsi que les autres promesses pour plaire au Québec, on n’a qu’à regarder les promesses de Loblaws lors de l’acquisition de Provigo et ce qui en reste aujourd’hui pour voir que ces de la bouillie pour les chats. Allez voir les bureaux de Provigo/Loblaws à St-Laurent, ils sont presque vide et il n’y a plus de décisions qui se prennent au Québec.
ben878
31 juillet 2012
11h37
Advenait une offre d’achat hostile, les actionnaires de RONA ne devraient en aucun cas accepter une telle proposition même si la prime semble alléchante. En effet, les retombées économiques au Québec, au Canada, du plus grand détaillant canadien en quincaillerie et produits de rénovations seraient néfastes pour l’économie à long terme.
En plus d’une multitude de fournisseurs qui ne dépendent que de l’entreprise québécoise, de nombreux emplois seraient perdus aux profits d’un acquéreur étranger. Rona reste un joueurs clés en matière de développement durable au Canada et peu d’entreprises peuvent même oser, se comparer à elle.
je suis actionnaire de RONA, et peut importe la prime, je ne vendrai pas, pour l’éconmie du québec, et du Canada.
chrisbale
31 juillet 2012
12h32
@philippecauchi. En tant qu’employé de Rona, il est triste de voir cette réaction compte tenu de tous les emplois directs et indirects que procure cette belle entreprise québécoise. Nous devrions être fier des valeurs commerciales, sociales et environnementales de RONA et mettre plus que jamais nos efforts ensemble pour garder cette entreprise dans les mains des québécois. Prenez le temps d’analyser la quantité de produits qui sont faits en Chine chez Lowe’s et Home Depot avant de présenter un tel argument.
romanianhero
31 juillet 2012
12h40
Quand COJECO a acheté un cablo américain il y a quelque semaines, personne n’a crié au génocide économique aux EU. Maintenant qu’une Cie. américaine viens jouer au Québec, ça se roule par terre comme un enfant hystérique au super marché. Il est évident que RONA va rester au Québec !! c’est seulement le nom qui va changer, et même la… Lowes ne les achète pas pour les déménager ou les fermer. Quant aux personnes qui travaille au bureau chef, well, tough luck ! prend ton package et cherche toi une autre job, comme beaucoup de gens le font pendant toute leur vie.
gl000001
31 juillet 2012
13h24
La seule chose intéressante que Lowe’s pourrait leur donner, c’est une stabilité dans les bureaux. Plutot que d’être la porte tournante qu’on voit depuis 3-4 ans, il y aurait une départ massif pour ne plus revenir. Et ils auraient un bien meilleur site web commercial.
Mais tout ça ne vaut surement pas tous les emplois perdus.
@romaninahero
Vous croyez réellement que rien ne changerait ? Si le bureau chef n’est plus là, qu’est-ce qui va empècher Lowe’s de s’approvisionner aux USA (donc encore plus en Chine) ?
“Génocide économique” Soyez sérieux s.v.p. ? Ils sont 10 fois plus que nous. Ca nous affecte 10 fois plus quand on perd des emplois à leur dépend.
atrayou
31 juillet 2012
14h29
RONA est un fleuron québécois dans le commerce de détails. Bien sûr s’ils décident de vendre, les impacts économiques seront importants car habituellement les acquéreurs canadiens ou américains n’en n’ont rien à foutre de la spécificité québécoise (fournisseurs locaux, publicité, etc.). C’est bien beau dire que lors de l’acquisition de COGECO d’une entreprise américaine les américains n’ont pas crié au génocide économique mais c’est comme comparer des pommes et des poires. On s’entend que la transaction est pour ainsi dire moins importante en terme «culturelle» mettons. Pis COGECO ne fait pas de commerce de détails (achat de fourniture par exemple) et l’impact économique passera à peu près inaperçue alors qu’au Québec l’acquisition de RONA aurait l’effet contraire.
D.Gagnon
Montréal
jfallu
31 juillet 2012
16h54
Est-ce que les intérêtes économiques des actionnaires doivent être les seuls éléments à prendre en considération ? Faut sérieusement se poser la question à voir aller l’économie.
Les garanties que Lowe’s mentionnent risques fort que d’être des paroles lancées en l’air pour rassurer les actionnaires qui pourraient se laisser leurrer par les belles paroles.
Combien de gens pourraient devoir se chercher un nouveau boulot ? Combien de fournisseurs ont comme RONA, leur client principal ?
Les dommages collatéraux sont importants et ne peuvent être mis de côté.
Quand va-t-on cesser de prendre une décision basser seulement sur notre portefeuille ? L’intérêt commun de la collectivité et la fierté d’avoir RONA comme symbole de réussite. Y’a de quoi être fier.
Laisser aller RONA est comme de de dire… «On est né pour un petit pain», en voilà encore la preuve. Pourquoi ne pourrions pas être le boulanger qui fait le meilleur pain et qui respecte ses pairs ?
chapala1
5 août 2012
14h13
Si on veut défendre RONA il faut acheter chez Rona! Les Québecois aiment bien les magasins américaines, voir Walmart, Target, Home Depot, Costco etc.
C’est comme en politique il faut que les Québecois se branchent, on ne peut pas avoir tous, faut prendre des décisions chers concitoyens!