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  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Mercredi 27 juin 2012 | Mise en ligne à 11h11 | Commenter Aucun commentaire

    Le dividende de Genivar trop généreux ?

    Pierre Shoiry, Président de Genivar. Photo Hugo-Sebastien Aubert, La Presse

    Pierre Shoiry, Président de Genivar. Photo Hugo-Sebastien Aubert, La Presse

    Genivar pourrait maintenir plus facilement qu’on le craint son dividende trimestriel élevé de 37,50 cents par action, lequel procure maintenant un rendement de 6,6 p. cent, malgré la dilution causée par l’achat de la firme d’ingénierie anglaise WSP Group. Il ne faut pas sous-estimer le plan de réinvestissement des dividendes récemment annoncé par l’entreprise.

    Ce matin, alors que Genivar vient de clore les financements requis d’environ 422 millions $ pour mener à bien l’acquisition britannique, l’analyste Maxim Sytchev de AltaCorp Capital revoit ses calculs pour notamment prendre en compte le plan de réinvestissement des dividendes récemment annoncé par l’entreprise. Celui-ci aura un grand effet sur le ratio de distribution (dividendes versés / bénéfices nets). Selon les prévisions de l’analyste, Genivar, tout en maintenant son niveau de dividende actuel, pourrait ramener ce ratio à 83 p. cent, dès cette année, et à 52 p. cent l’an prochain, ce qui est plus près de la norme. Ce ratio est de 96 p. cent et 80 p. cent, pour les deux années respectives, si l’on exclut l’impact de l’opération d’achat sur WSP.

    Les 14,7 millions d’actions de la Caisse et de l’Office d’investissement du Régime de Pensions du Canada, les deux partenaires dans l’acquisition de WSP, participent en effet au programme. Au total, les versements de dividendes en espèces devraient diminuer de près de 22 millions $ par an, à la faveur du régime. L’analyste prévoit ainsi un déboursé de 51,2 millions $ en 2012 et de 53,3 millions en 2013, au chapitre du dividende.

    Le titre de Genivar (à 22,72$ ce matin) a perdu près de 11 p. cent de sa valeur depuis l’annonce de l’achat de la firme britannique, et de plus du tiers par rapport à son sommet de 34,55$ atteint le 28 février 2011. Les investisseurs s’inquiètent de la contraction des marges bénéficiaires et de la capacité de l’entreprise québécoise de maintenir son dividende trimestriel élevé. Pour l’exercice financier 2011, Genivar a distribué près de 80% de ses profits à ses actionnaires. Un taux de plus de 50% est habituellement considéré comme élevé.

    L’analyste Maxim Sytchev a par ailleurs revu à la baisse ses estimations de chiffres d’affaires, en raison principalement de la faiblesse du marché des municipalités au Canada, et ses estimations de marge pour Genivar suite à l’acquisition de la firme britannique, moins rentable. Il abaisse ainsi sa cible de prix pour Genivar, de 29$ à 26,50$.


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