
AFP PHOTO / FILES / Toru YAMANAK
Sony peut-elle disparaître ? La question est posée ce matin par un contributeur de Seeking Alpha qui note que le géant japonais n’est plus que l’ombre de lui-même et ne dispose même plus des liquidités suffisantes pour organiser un revirement crédible.
Les entreprises de technologie, note Dana Blankenhorn, ex-journaliste d’affaires, gardent beaucoup de liquidités et de placements à court terme pour les dépanner dans les mauvais moments et alimenter leur revirement, lorsque nécessaire. Microsoft, par exemple, pourrait tenir quatre trimestres sur sa trésorerie, même si ses ventes tombaient à zéro. Cisco pourrait vivre pendant un an sur sa trésorerie et ses placements à court terme.
«Lorsque l’argent commence à manquer, cependant, que c’est un signe clair que nous ne parlons plus un revirement», commente M. Blankenhorn. Or Sony serait plus près de devoir compter sur ses réserves que l’on peut croire. L’entreprise japonaise n’a pas fait un bénéfice annuel depuis que George W. Bush était président.
Hier, le cours de l’action Sony a terminé la séance en dessous de 1 000 yens à la Bourse de Tokyo, pour la première fois depuis 1980. À la clôture, le titre cotait 996 yens, en baisse de 1,67 % sur la journée. Il a perdu plus de 50 % en un an. Le groupe souffre des mauvaises conditions économiques mondiales. Mais il peine aussi face à une concurrence exacerbée, notamment sud-coréenne, et d’une activité de télévision mal en point.
Aux États-Unis, le titre se négociait ce matin à 12,81$ US, tout près de son bas des douze derniers mois, la moitié de son sommet pour la même période.
On a déjà vu d’autres étoiles technologiques filer. Celle de Sony serait-elle en voie d’extinction ?
Lire les commentaires (10) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




