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  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Mercredi 30 mai 2012 | Mise en ligne à 17h08 | Commenter Commentaires (6)

    Bombardier à la Bourse de New York ?

    Photo fournie par Bombardier

    Photo fournie par Bombardier

    L’idée de voir Bombardier s’inscrire à la cote d’une bourse américaine est bien reçue dans les milieux financiers qui espèrent toute initiative qui aurait pour effet de tirer le titre des bas fonds.

    «Cela améliorerait grandement leur visibilité. J’espère qu’ils vont aller de l’avant», a commenté pour La Presse, l’analyste Alex Hamilton de la firme de courtage new-yorkaise EarlyBirdCapital.

    «Nous croyons fermement que l’inscription aux États-Unis augmenterait la visibilité de Bombardier et serait un facteur positif pour le prix de l’action. Mais ce catalyseur serait encore renforcé avec une croissance des affaires et des bénéfices. La clef sera le rendement de la CSeries ainsi que d’autres projets en développement. En conséquence, il est peu probable que nous verrons une inscription aux États-Unis de sitôt», commente pour sa part Walter Spracklin de RBC Marchés des capitaux.

    L’entreprise fondée à Valcourt il y a plus de sept décennies envisage de s’inscrire à une bourse américaine lorsque certains de ses projets auront décollé, a affirmé mardi son président et chef de la direction, Pierre Beaudoin, à l’issue d’une présentation à Toronto. Il voit peu de possibilités de réalisation des autres mesures proposées depuis quelques années pour redonner de la valeur aux actions de la multinationale, dont la possibilité que la famille fondatrice cède le contrôle — c’est «non»— ou que le groupe soit scindé en deux divisions, l’une ferroviaire l’autre aéronautique.

    En entrevue au Financial Post, M. Beaudoin n’a pas précisé d’échéancier concernant l’inscription sur une bourse américaine, une idée déjà évoquée l’été dernier. Il a seulement indiqué que cela se produirait vraisemblablement lorsque des projets en développement, comme les jets d’affaires Learjet et Global, le train à haute vitesse Zefiro et la CSeries, commenceront à donner des résultats. « Il faut avoir un peu de vent dans les voiles», a-t-il ajouté.

    Bombardier peut aspirer à la grande Bourse de New York. Le titre passe l’épreuve du cours minimum de 3$ depuis au moins deux ans, avec un bas de 3,50$ durant cette période. L’entreprise est aussi admissible malgré sa structure double de capital. Bombardier a deux classes d’actions ordinaires permettant à la famille Beaudoin de contrôler 54% des droits de vote de l’entreprise avec seulement 14% du capital. La Bourse de New York interdit aux sociétés inscrites d’émettre des actions à droits de vote restreints, mais elle n’empêche pas les entreprises qui en ont déjà de s’inscrire à sa cote. «Pourvu que la structure de capital soit légale au Canada, il n’y a pas de problème pour nous», de commenter Keara Everdell, porte-parole du NYSE. L’institution maraude d’ailleurs Facebook depuis son inscription ratée au NASDAQ, ceci même si ses actions émises à fort prix ne comportent qu’un seul droit de vote chacune alors que celles de catégorie B que se réservent les fondateurs donnent 10 votes chacune.

    Les titres de Bombardier ont déjà été cotés à la Bourse de Francfort et à l’Euronext de Bruxelles, à la fin des années 1990. Cela était survenu, de façon indirecte, à la faveur d’acquisitions d’entreprises qui étaient cotées sur ces marchés. Bombardier avait conservé ces inscriptions espérant profiter de sa nouvelle notoriété en Europe et dans l’attente d’une consolidation des Bourses européennes qui devait lui ouvrir les portes de la Bourse de Londres. Le projet ne s’est cependant pas réalisé et Bombardier a retiré ses actions de ces marchés en décembre 2004. Au cours des 12 mois précédents, les transactions sur les deux bourses combinées n’avaient porté que sur 3,6 millions d’actions, comparativement à près de deux milliards d’actions à Toronto, un très petit volume. On retrouve encore des certificats d’actions accotées aux subalternes de Bombardier à Bruxelles et des actions de catégorie B de Bombardier à Francfort. Ces dernières ne représentent toutefois qu’une fraction (0,14 p. cent) du total brassé. «Il s’agit de transactions au comptoir», de préciser John Paul Macdonald, vice-président principal aux affaires publiques de Bombardier.

    Les analystes comme les investisseurs espèrent toute initiative qui aurait pour effet de sortir le titre de sa fourchette d’entre 2,50 $ et 8,50 $ par action depuis dix ans. Il oscille autour de 4$ depuis le début de l’année, malgré des recommandations d’achat de la part de 18 des 25 analystes qui le suivent. Il cotait 3,86$ en fermeture hier, en baisse de neuf cents, dans un marché fortement à la baisse


    • Si la direction de BBD souhaite voir sortir le prix de son action de la fourchette de 2,50 $ à 8,50 $, la seule option valable : créer de la valeur économique. Le reste n’est que du bruit.

    • Bombardier ne pourra jamais être coté à la bourse NY. Voici pourquoi.Il y a environ quinze ans, alors que Raymond Royer en était le VP, il avait fait cette promesse lors d’une assemblée générale des actionnaires tenue dans un hangard de l’aéroport Trudeau, alors Dorval.

      Malheureusement pour lui, et nous, la SEC lui aurait répondu par la bouche de ses canons qu’une action égale un vote donc pas d’action à votes multiples, la catégorie A devant disparaître. La démocratie de l’actionnariat est impitoyable chez nos amis US. Pas de pardon!

      Au Canada, nous pratiquons la monarchie actuarielle. Les actions de catégorie A ne sont pas accessibles: c’est la propriété de l’entreprise.

      Par ailleurs, Bombardier en bourse new yorkaise ne survivrait pas 24 heures: Boing, McDonald Douglas ou Lockheed Martin l’absorberait – entendons acquerrait – comme un fétu de paille! Et vlan pour le fleuron et la clique…de BBD.

    • Je crois que les règles ont changé depuis la fusion de l’AMEX et du NYSE. Comme mentionné, aujourd’hui, la Bourse de New York interdit aux sociétés inscrites d’émettre des actions à droits de vote restreints, mais elle n’empêche pas les entreprises qui en ont déjà de s’inscrire à sa cote. L’institution maraude d’ailleurs Facebook depuis son inscription ratée au NASDAQ, ceci même si ses actions émises à fort prix ne comportent qu’un seul droit de vote chacune alors que celles de catégorie B que se réservent les fondateurs donnent 10 votes chacune.

    • C’est pas un bon moment pour aller à NY. Pas capable de faire un Pony show avant le lancement des nouveaux produits en développment. Ensuite, NY here I come!!!

    • Bombardier se transige déjà sur le marché US: BDRBF avec seulement 184 260 de volume.

      http://bigcharts.marketwatch.com/advchart/frames/frames.asp?show=&insttype=Stock&symb=%09BDRBF&x=35&y=15&time=9&startdate=1%2F4%2F1999&enddate=1%2F7%2F2012&freq=1&compidx=aaaaa%3A0&comptemptext=&comp=none&ma=0&maval=9&uf=32&lf=1&lf2=0&lf3=0&type=2&style=320&size=2&timeFrameToggle=false&compareToToggle=false&indicatorsToggle=false&chartStyleToggle=false&state=10

    • En complément d’information, voici le commentaire de Fadi Chamoun de BMO Valeurs mobilières: «Cela dépendra probablement surtout du degré de réussite du programme aéronautique comme le C-Series.
      La valorisation des actions dépendra aussi du degré de reprise de la demande de jets et de la croissance des bénéfices dans les années à venir. Finalement, une inscription aux États-Unis (à moyen terme) peut améliorer la visibilité, mais il y a peu de chances que cela suffise à ce que le titre s’apprécie».

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