Le blogue des marchés

Jeudi 2 mai 2013 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Commentaires (54)

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Photo fournie par La Presse+

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Le blogue des marchés fermera bientôt boutique après tout juste un an d’existence.

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Samedi 20 avril 2013 | Mise en ligne à 8h35 | Commenter Commentaires (12)

Encore des actions multivotantes !

Photo archives Bombardier

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Dix ans après avoir fermé le capital de Bombardier Produits Récréatifs, ancienne division du groupe Bombardier devenue BRP, la famille fondatrice et ses alliés financiers veulent alléger leur implication financière à la faveur d’un appel public à l’épargne. Mais pas leur emprise sur la direction puisqu’ils se réservent des actions comportant six voix chacune, alors que les titres offerts aux nouveaux actionnaires n’en comporteront qu’une.
Cette catégorie d’actions est créée de toutes pièces dans le cadre d’une réorganisation du capital-actions préalable à l’émission publique de BRP. Présentement, les initiés se partagent des actions comportant au plus un droit de vote chacune. Le groupe américain Bain Capital détient 50 % des parts, le Groupe Beaudier, qui compte des membres des familles Beaudoin et Bombardier, a 35 %, et la Caisse de dépôt et placement du Québec, 15 %.
Le modèle n’est pas étranger à Bombardier. La multinationale a elle-même deux catégories d’actions, les « B » comportant un droit de vote seulement et les « A » avec dix votes chacune, depuis son entrée en Bourse il y a 44 ans. La famille fondatrice contrôle ainsi 58 % des votes avec seulement 17 % du capital. Cela a longtemps nui à son entrée à la Bourse de New York.
Tous les titres de BRP seront toutefois traités sur un pied d’égalité, advenant une offre publique d’achat, comme l’oblige maintenant la réglementation des valeurs mobilières. Des dispositions volontaires prévoient aussi la conversion automatique des actions à droit de vote multiple en actions subalternes, si l’emprise du groupe de contrôle actuel tombe à moins de 15 %. La famille fondatrice a un droit de premier refus sur les actions de la Caisse, mais pas sur celles de Bain Capital qui veut retirer ses billes depuis longtemps. Les actions à droit de vote multiple perdent leur caractéristique du moment qu’elles passent à de nouvelles mains.
Vues le plus souvent dans les entreprises d’origine familiale, les actions à vote multiple vont à l’encontre des règles de base de la démocratie corporative qui veut que toutes les actions aient le même poids. Elles ont néanmoins favorisé le développement d’entreprises québécoises dont le rayonnement dépasse aujourd’hui nos frontières, Bombardier étant le plus souvent donnée en exemple à ce chapitre avec le Groupe Jean Coutu et Alimentation Couche-Tard. Ces entreprises auraient pu être des proies faciles si leurs fondateurs en avaient perdu le contrôle après leur entrée en Bourse, en raison de leur développement encore embryonnaire.
Le montant de l’émission et le prix des actions de BRP ne sont pas encore connus. Le fabricant de motoneiges et motomarines, qui a nettement redressé ses affaires depuis trois ans mais demeure lourdement endetté, surfe sur la vague boursière qui a emporté ses compétiteurs Polaris Industries et Brunswick Corp. au cours des quatre dernières années. Ceux-ci profitent de multiples boursiers de près de 20 fois les profits courants.

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Vendredi 19 avril 2013 | Mise en ligne à 5h36 | Commenter Commentaires (12)

Les transporteurs aériens plafonnent

Photo archives PC

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Les titres des transporteurs aériens ont maintenant atteint leur altitude de croisière, soutient l’analyste Walter Spracklin de RBC Marchés des capitaux après avoir longtemps, et avec perspicacité, recommandé l’achat des actions d’Air Canada et WestJet.
L’expert estime que le ciel est obscurci par tous les nouveaux vols annoncés alors que les voyageurs n’ont guère plus d’argent à dépenser. S’il se retient de recommander carrément de vendre les actions de nos deux grands transporteurs nationaux, c’est que la baisse du prix du pétrole leur est favorable et que leurs cours sont encore relativement raisonnables.
Les investisseurs peuvent quitter les vols AC-2013 et WJA-2013 le sourire aux lèvres. Les actions d’Air Canada ont presque quadruplé de valeur depuis un an tandis que celles de WestJet progressaient de 74%. Les deux titres cotaient respectivement 3,01$ et 25,07$ pièce, à la fermeture des marchés hier.
«Nous voyons une pause dans le cours des actions aux niveaux actuels et nous recommandons aux investisseurs de prendre leurs bénéfices»,  écrit l’analyste de RBC. Incidemment, la Banque Royale est le premier actionnaire de WestJet avec 3,4% du capital et est le sixième détenteur d’actions d’Air Canada avec 1,3% des parts.
L’analyste de la RBC n’est pas le seul à changer ses vues concernant l’industrie. L’analyste senior Jacques Kavafian, maintenant attaché à la firme torontoise Toll Cross Securities, a aussi changé sa recommandation d’achat concernant WestJet cependant qu’il garde confiance en Air Canada.
Au total, dix analystes recommandent encore l’achat des actions de WestJet tandis que quatre suggèrent de les conserver en portefeuille. Le titre paraît avoir encore du potentiel avec un prix cible sur douze mois de 27,17$. Du côté d’Air Canada, huit analystes en recommandent l’achat, cinq suggère de les détenir et un est carrément vendeur. S’il faut en croire ces experts, le titre peut encore monter jusqu’à 3,95$.
Les transporteurs aériens canadiens profitaient depuis 2009 d’un environnement concurrentiel favorable où les augmentations de capacité suivaient la demande. Aujourd’hui,  WestJet veut lancer un nouveau transporteur régional tandis qu’Air Canada attaque le marché des vols à bas prix avec Rouge. La compagnie Porter Airlines, basée à l’aéroport du centre-ville de Toronto, pourrait également élargir considérablement sa portée, à l’ouest et en Floride, avec ses 30 jets en commande du nouveau modèle CSeries de Bombardier.
Entre temps, les données économiques pour le Canada et les États-Unis présagent une augmentation du PIB de moins de 2%. Or, des taux de croissance de cet ordre ont résulté en des rendements négatifs pour l’industrie nord-américaine, au cours des 15 dernières années, note Walter Spracklin.
Les cours d’Air Canada et WestJet valorisent par ailleurs 4,1 et 4,6 fois leur résultat d’exploitation respectif prévu pour cette année, un multiple élevé néanmoins à l’intérieur des écarts historiques (compris entre 4x et 7x) et inférieur au ratio de 5,2 observé pour les compagnies aériennes américaines inscrites à la Bourse.

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