Pierre Duhamel

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Jeudi 28 avril 2011 | Mise en ligne à 21h37 | Commenter Aucun commentaire

L’entreprise virtuelle

La Fabrique de blogs est une entreprise du 21e siècle, tant parce qu’elle fait que par la façon dont elle le fait. Elle a réalisé au fil des ans une centaine de mandats pour des entreprises canadiennes, européennes et même africaines, mais elle n’a pas d’employés ni vraiment de bureau. Philippe Martin, son président, se définit comme une sorte « d’aiguilleur du ciel », arrimant les demandes des clients au travail des designers, programmeurs et rédacteurs qui réaliseront les sites, blogues et intranets ou qui prépareront le passage des entreprises sur les réseaux sociaux.

Son entreprise, créée en 2004,  est en fait une communauté d’experts qui mettent leurs ressources en commun. « Je partage la même philosophie que WordPress, le système de gestion de contenu que j’utilise avec mes clients », dit Philippe Martin. Ce dernier part à la rencontre des clients, les écoute et conçoit des solutions. Certaines peuvent être complexes, comme pour le site de la chaîne Piazzetta qui se décline entre 24 sous-domaines correspondant à chaque établissement. D’autres fois, La Fabrique de blogs conçoit des sites pour les clients d’agences de communication qui lui sous-traitent une partie de leur mandat.

Dans cet univers virtuel, les rencontres physiques se font plus rares, mais elles demeurent essentielles quand il s’agit de décider design du site, « une décision beaucoup plus émotive », dit-il.

Philippe Martin travaille ainsi depuis cinq ans. Il arrive régulièrement qu’il paie ses « partenaires » avant qu’il ne soit lui-même payé, ce qui lui permet de leur en demander un peu plus quand il le faut vraiment. « Il y a une fluidité de fonctionnement et cela tient très bien la route », m’explique-t-il.

Trois chercheurs québécois des universités McGill et de Sherbrooke ont étudié il y a quelques années le fonctionnement de 700 individus faisant partie de 102 équipes virtuelles. Ils ont conclu que les connaissances partagées par un groupe informel et tacite permettaient une coordination efficace des équipes virtuelles, même si le cadre est moins rigide.

Pour le reste, les outils à la disposition des entreprises virtuelles étaient inimaginables il y a quelques années à peine. On peut se téléphoner et organiser des téléconférences à plusieurs gratuitement partout au monde avec Skype, s’échanger des photos et des documents avec Google Docs ou iWork et continuer son travail où que l’on soit avec les téléphones évolués comme le iPhone. On peut aussi effectuer les paiements de façon instantanée et sûre avec un service de paiement en ligne comme PayPal.

En revanche, il n’y a pas de moquette à payer, pas de réceptionniste à embaucher ou de loyer à payer.

« Tout cela permet à une petite entreprise du Québec d’effectuer des mandats partout au monde et d’en réaliser plusieurs à la fois », dit Philippe Martin.


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