Les ministres européens des Finances ont discuté jusqu’à tard lundi soir et se sont finalement entendus pour lancer une autre bouée à la Grèce et éviter une défaillance le 20 mars.
Trois réactions:
Jennifer Lee, BMO:
«Un chapitre de la crise se termine, ce qui représente une bonne nouvelle. Mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir et je ne sais pas de quelle façon cette histoire se terminera, ce qui est négatif parce que les marchés détestent l’incertitude.
Derek Holt, Scotia:
«Essentiellement, les contribuables européens donnent de l’argent (taux d’intérêt très bas) aux Grecs dans le but de réduire la dette grecque à 120,5% de son PIB d’ici 2020 (une projection qui relève du fantasme). La réaction des marchés (ou l’absence d’une réaction) peut s’expliquer de plusieurs façons. 1) L’accord est déjà escompté. 2) Une incertitude qui s’installe à partir d’ici parce qu’une majorité de détenteurs d’obligations doivent approuver l’entente (bond swap proposal). 3) L’implantation des mesures d’austérité additionnelles inquiète en raison de la feuille de route des Grecs à cet égard (s’il y a un échec, je n’aime pas les chances de voir les Grecs être en mesure de tester à nouveau la charité européenne). 4) Le dernier élément d’incertitude est lié à l’approbation de l’accord par les différents parlements européens. C’est légitime puisque l’Allemagne s’en va en élections en 2013.»
Carl Weinberg, High Frequency Economics:
«La Grèce doit maintenant faire adopter et implanter les mesures supplémentaires d’austérité. Une chose qui peut mal tourner rapidement est un soulèvement populaire dans les rues d’Athènes. Ça pourrait amener de nouveaux partis politiques au pouvoir aux élections d’avril, ce qui donnerait le pouvoir à des politiciens qui ne se sont pas engagés à soutenir les réformes. Nous avons donc aujourd’hui un nouveau pansement sur une vieille plaie. Même les experts de l’Union européenne avaient prévenu que ça n’empêcherait pas une nouvelle infection. Cette saga n’est pas terminée. Une aide nouvelle sera nécessaire bientôt, mais au moins, nous avons un plan dans l’immédiat.»











flush
21 février 2012
08h39
Les métaux précieux réagissent bien. Allons-y maintenant pour de nouveaux records.
xylophone
21 février 2012
09h07
Le pacte est accueilli avec scepticisme en europe. Le Dow va probablement se frotter les mains de joie avec un nouveau chapitre sur comment pelleter des nuages en avant pour qu’il pleuve des dollars.
ralbol
21 février 2012
09h50
Et tout ça pour absolument rien…
Tous ces «efforts», tout ce grenouillage, toutes ces passes-passes, pour perpétuer un système financier périmé rendu à la fin de sa vie utile et qui va de toute façon s’écraser.
Déplacer de l’argent vers la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France ou l’Angleterre, ça n’en créera pas de nouveau, ça ne fera pas pousser de pétrole, de cuivre , de zinc, de nickel, ça ne changera pas le fait quee les milliards de nouveaux consommateurs nécessaires à la poursuite de la croissance feront étouffer la planète sous les vidanges, bref, tout ça n’assure seulement que nous ferons un autre petit pas vers le gouffre.
Célébrons!
flush
21 février 2012
09h50
Vivre comme un “handicapé” est finalement un fardeau que beaucoup de gens choisissent dans la vie. Ça permet de se déresponsabiliser et de laisser à d’autres le soin de nous apporter notre pitance. Seulement, cette pitance se trouve de plus en plus infecet du fait des “ingrédients” et des “agents de conservation” massive qu’on y rajoute afin d’en rallonger la durée de vie !
flush
21 février 2012
09h52
Il faut lire “pitance infecte”
jeffside
21 février 2012
10h15
la nouvelle religion, c’est l’économie. Comme dans toutes les religions, ceux qui ne savaient pas lire ne pouvaient critiquer ou remettre en question la démagogie des «sages». En laissant les fidèles dans l’ignorance du véritable enseignement des livres saints et en interprétant à leur façon les paraboles afin des les tourner à leurs avantages, les «sages» ont et continuent d’exercer leur suprématie en toute impunité. C’est la raison pour laquelle Ben et Christine peuvent se permettre de dire et de faire n’importe quoi et c’est aussi la raison pour laquelle ils écoutent et consultent Dieu, Lloyd Blankfeld.
Tant et aussi longtemps que les gens resteront dans l’ignorance en ce qui a trait à l’économie, dieu, ses prophètes et ses prêtres agiront comme bon leur semble, jusqu’à déclencher la 3e guerre mondiale, d’ici quelques années…
PaleBlueDot
21 février 2012
10h33
The Market Is Always Right … C’est moi qui comprend plus rien.
clark
21 février 2012
11h07
@flush
Il y a très peu de chance pour que la résistance de l’or à 1900$ soit franchie.
Anonymous99
21 février 2012
15h16
Je prévoie un défaut complet de la Grèce à très court terme, ils ne pourront fonctionner dans ce système d’argent dette perpétuel. A suivre: le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France … et toute la zone euro.
leguet
21 février 2012
17h38
Faut vraiment prendre les gens pour des imbéciles quand on annonce que que la dette vs PIB de la Grèce sera non pas de 120% mais bien de 120.5% en 2020 suite aux nouveaux accords.
C’est déjà difficile de ne pas se tromper sur un horizon d’un an, imaginez de vouloir prédire cette donnée 8 ans à l’avance ! Comme prévu cet accord signifie que les contribuables européens vont encore allonger du fric par la bande suite à la décision de la BCE de convertir les obligations grecques qu’elles détient sur du plus long terme et donc à plus faible taux.
shalima
21 février 2012
18h16
Des économies à moderniser – L’austérité seule ne suffira pas à sauver l’Europe
Douze dirigeants européens proposent des pistes de solution pour relancer la croissance.
Ils plaident notamment pour une plus grande ouverture du marché des services et la libéralisation totale de celui de l’énergie d’ici 2014. Ils souhaitent aussi la signature cette année d’accords de libre-échange avec l’Inde et le Canada entre autres et le développement de la «zone européenne de recherche».
Les 12 chefs de gouvernement demandent des réformes des marchés du travail et veulent aussi construire un secteur bancaire et financier robuste, dynamique et concurrentiel. Ils demandent que soient réduites les garanties implicites accordées aux banques, assurées d’être toujours secourues.
«Les banques, et pas les contribuables, doivent assumer le coût des risques qu’elles prennent», insistent-ils.
(suite)
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/343192/des-economies-a-moderniser-l-austerite-seule-ne-suffira-pas-a-sauver-l-europe
chapala1
21 février 2012
21h32
Pourquoi s’acharner sur la petite dette d’un petit pays comme la Grèce? Moi je préfera une discussion sur la dette énorme des États-Unis, c’est leur dette qui va avoir des conséquences sur la vie des Canadiens, la dette de la Grèce ne nous concerne pas beaucoup.
Anonymous99
22 février 2012
00h14
@ chapala1
Ce que tu ne sais pas c’est qu’il y a beaucoup de produits toxiques dérivés (CDS) qui lient beaucoup de banques dans le monde et ces produits sont hors-bilan, donc très dificile de voir l’impact mondial d’un risque d’impayé comme la Grèce. Le problème de la Grèce n’est rien à comparer de celui de pays comme l’Espagne, l’Italie, la France, le Protugal etc…
ralbol
22 février 2012
10h53
@ shalima
Relancer la croissance…
Ouvrir les marchés de la Chine et de l’Inde, embarquer 1 milliard 500 millions de Chinois et 1 milliard 300 millions d’Indiens dans notre merveilleuse société de consommation…
À une époque où déjà les océans crèvent, les pôles fondent, les forêts se meurent alors que seulement 2 milliards d’habitants consomment déjà les trois quarts des ressources…
Relancer la croissance…
Allez, avouez, secrètement, vous souhaitez la disparition de l’espèce humaine.
Mais c’est pas grave.
Vous aurez amplement le temps d’encaisser vos REERs, prendre votre pension, et de mourir paisiblement dans votre lit.
Les générations futures, BIN QU’Y S’ARRANGENT!
bigcat
22 février 2012
11h27
ralbol
Les banquiers font l’Oeuvre de Dieu
http://www.huffingtonpost.com/2009/11/07/goldman-sachs-ceo-lloyd-b_0_n_349620.html
Il faut savoir à quelle religion ils adhèrent.