Une position sur les lignes de touche semble de mise avec l’Industrielle-Alliance (IAG) tant qu’il n’y aura pas d’indications qui pointeront vers une hausse des taux d’intérêt.
Les recommandations des analystes ne changent pas vraiment suite à la grosse perte publiée vendredi par l’assureur québécois, mais les cibles sont charcutées:
Doug Young, TD:
«Trois préoccupations vont se faire sentir à court terme. La première est le ratio de solvabilité de 189% qui se trouve sous le niveau de 200% ciblé par autres assureurs canadiens (et un niveau avec lequel le marché est plus confortable). Le deuxième élément est lié aux prévisions moins fortes que prévues offertes par la direction. Le troisième facteur est la sensibilité obstinément élevée des bénéfices aux taux d’intérêt. Ceci dit, à plus long terme, j’apprécie les efforts des dirigeants pour diversifier les revenus (notamment l’expansion des activités de gestion de fortunes) et diminuer la sensibilité aux taux d’intérêt. Je recommande de conserver et j’abaisse ma cible à 30$ (elle était de 33$).»
Peter Routledge, Banque Nationale:
«Les projections de bénéfices de la direction pour l’exercice sont décevantes (entre 2,50$ et 3,10$ par action) et les dirigeants prévoient aussi un taux de distribution du dividende dans une fourchette de 25% à 35%, ce qui laisse entendre que la possibilité d’une réduction du dividende augmente. Si la compagnie génère des bénéfices par action dans le bas de la fourchette prévue (c’est-à-dire 2,80$ ou moins), elle se situera donc à l’extérieur de sa cible de distribution pour une deuxième année de suite. Compte tenu de la diminution du ratio de solvabilité, je ne serais pas surpris de voir une autre émission de titres pour améliorer la position financière. Les taux d’intérêt ont endommagé le bilan. Tant que les taux à long terme resteront bas, la compagnie souffrira de façon disproportionnée par rapport à ses concurrents. Il est difficile de justifier une évaluation supérieure à la valeur comptable en ce moment en raison des taux. Je propose de conserver et j’abaisse ma cible à 29$ (elle était de 31$).»
Robert Sedran, CIBC:
«Il est difficile d’écarter le déclin du ratio de solvabilité (MCCSR) qui a reculé de 8 points de pourcentage magré une émission de dette durant le trimestre qui a ajouté 17 points de pourcentage. La rapide croissance du capital requis est la raison qui explique la situation. Mais peu importe la raison, ça diminue significativement la capacité de la compagnie à résister à un choc sur les marchés. C’est pourquoi je pense que pour être optimiste en ce moment face au titre, il faut croire que le pire est passé au niveau des risques. Bien qu’il y a de l’espoir à ce niveau, il reste encore beaucoup de risques dans l’air. Je suggère de conserver et j’abaisse ma cible à 28$ (elle était de 31$).»
Michael Goldberg, Desjardins:
«Comme prévu, les bas taux d’intérêt ont eu un effet punitif sur l’Industrielle-Alliance, ce qui a provoqué une lourde perte. Les perspectives du titre en Bourse dépendent des scénarios élaborés. À court terme, des bénéfices plus faibles que prévu et un bas ratio de solvabilité sont deux éléments qui vont peser sur le titre. Je recommande de conserver et j’abaisse ma cible à 32$ (elle était de 37,50$).»











MaxRobi
21 février 2012
10h40
Pour votre information, la corrélation entre les titres de Manuvie, Sun Life et les taux obligataires américains 10 ans est de entre 60% et 70% depuis approximativement 2002 mais de 95%-96% depuis le 1er janvier 2010.
En bref, le facteur de corrélation indique la force du lien entre 2 éléments, plus il est près de 100%, plus les 2 éléments vont bouger de façon similaire. Une corrélation négative indique des mouvements dans des directions opposées (un élément monte et l’autre descend).
Si vous croyez à une hausse des taux d’intérêts, il s’agit de compagnies intéressantes. Je porterais attention à savoir si les primes que reçoivent ces compagnies couvrent minimalement les réclamations (claims) quelles doivent assumer. À titre d’information, les réclamations chez Sun Life lors des 12 derniers mois sont supérieures aux primes reçues comparativement à ManuLife.
PaleBlueDot
21 février 2012
11h09
Une baisse de la demande de crédit immobilier (maisons libres d’hypothèque en hausse(vieillissement )) pour les 20 prochaines années, les banques et assurreurs deviennent des gestionnaires de fortunes. Brasser de l’argent != Creation donc Deflation