Richard Dufour

Archive du 10 février 2012

Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 16h17 | Commenter Commentaires (62)

Semaine à venir: la Grèce avant le reste

cochongrec

Le centre d’attention sera encore la Grèce en début de semaine.

«Un vote parlementaire sur les mesures d’austérité est prévu dimanche et certains observateurs pensent que ça pourrait devenir un vote pour savoir si la Grèce restera ou non dans la zone euro», commente Colin Cieszynski, chez CMC Markets.

«Parce que les enjeux politiques sont si élevés, le résultat du vote et les négociations qui surviendront durant la fin de semaine pourraient avoir un impact majeur sur la séance boursière de lundi en plus d’avoir le potentiel pour hausser la volatilité à un niveau encore jamais observé depuis plusieurs mois.»

Ça pourrait même donner le ton aux marchés pour quelques semaines.

«Le Parlement grec a néanmoins suffisamment d’appuis pour faire passer le vote, ce qui fait en sorte que la clé qui déterminera le sort du plan de sauvetage tombe dans les mains des politiciens européens qui se rencontrent mercredi», dit Avery Shenfeld, de la CIBC.

À la BMO, Benjamin Reitzes s’attend à ce que la Grèce obtienne l’argent dont elle a besoin pour poursuivre.

«On peut par contre se demander si ça en vaut la peine. Ne serait-il pas plus prudent de prendre l’argent destiné à la Grèce et l’utiliser pour solidifier le mur pare-feu afin d’assurer que le Portgugal, l’Italie et l’Espagne soient correctement pris en charge? Si le vote ne passe pas en fin de semaine, il faudra y réfléchir.»

Plusieurs statistiques seront publiées durant la semaine aux États-Unis. Des données sur le secteur manufacturier, les ventes au détail et l’inflation seront notamment présentées.

La Fed dévoilera en milieu de semaine le compte-rendu (les minutes) de la rencontre tenue il y a trois semaines par les responsables de la politique monétaire.

Jeudi, Ben Bernanke fera une autre apparition publique. Cette fois, il parlera du secteur bancaire devant des banquiers qui seront réunis à Arlington, en Virginie.

Il y aura encore beaucoup de résultats trimestriels d’ici vendredi prochain, dont ceux de l’Industrielle-Alliance, Sportscene (la Cage aux Sports), Canam, General Motors, Molson Coors, Barrick Gold, Agnico-Eagle, Cenovus, Enbridge, EnCana, Fairfax, Goldcorp, Kinross, Campbell Soup, Deere, Comcast et Talisman Energy.

Cette semaine, le TSX a cédé 2% et les principaux indices américains ont enregistré une légère baisse.

Le titre d’Apple (AAPL) s’est apprécié de près de 10% cette semaine.

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Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 9h56 | Commenter Commentaires (22)

Encore peu d’espoir avec Yellow Media

yl

Bay Street offre encore très peu d’espoir aux actionnaires de Yellow Media (YLO) au lendemain de la présentation de la performance financière de la compagnie.

Maher Yaghi, Desjardins:

«Les fondamentaux pointent vers un déclin continue. Je vois des ennuis significatifs de financement de 2013 à 2017 et il y a peu de visibilité au niveau des revenus et des bénéfices. Tant que je ne serai pas convaincu que le chemin ver l’amélioration est clairement établi, ce que je ne peux voir présentement, je vais maintenir qu’il faut vendre le titre. Une hausse additionnelle du coût de la dette pourrait effacer la valeur restante de la compagnie. Ma cible passe à 15 cents (elle était de 40 cents).»

Scott Cuthbertson, TD:

«Les résultats sont inférieurs aux attentes. Les fondamentaux qui supportent les revenus des bottins imprimés se détériorent et ça devrait continuer dans la même direction en 2012. La compagnie met en place un comité pour examiner les alternatives de refinancement avant le 18 février (date d’échéance d’une obligation financière). Cette situation implique que plusieurs alternatives sont possibles et plusieurs d’entre elles ne sont pas avantageuses pour les actionnaires. Je ne vois aucune valeur ici. Je pense qu’un processus plus formel de restructuration est possible (dont un appel à la protection de la loi sur les faillites), ce qui effacerait la valeur qui reste. La situation devient pire qu’elle était et les chances de survie pour les actionnaires s’amenuisent. J’éviterais ce titre.»

Robert Bek, CIBC:

«Ma cible reste à 0. Je continue de croire qu’il est peu probable de tirer une valeur positive compte tenu de la pression sur les activités et de la lourdeur de la dette. Yellow Media devra faire face à l’échéance de plusieurs autres obligations financières l’an prochain. La seule option sera une pleine recapitalisation, ce qui rend peu probable que l’action aura une valeur. La flexibilité financière a considérablement été réduite. La création d’un comité chargé d’examiner le refinancement indique qu’il faut s’attendre à une négociation avec les détenteurs d’obligations. La suspension du versement du dividende sur les actions privilégiées est un autre exemple du risque accru.»

Tim Casey, BMO:

«Je ne crois plus qu’il existe encore de la valeur dans le titre. Les événements qui vont remettre en cause les liquidités vont commencer à se faire sentir tôt en 2013. Je prévois un déclin dans les deux chiffres des marges BAIIA consolidées cette année et un déclin plus lent en 2013. La compagnie n’offre plus de prévisions, mais s’attend à une érosion plus importante des revenus tirés de l’imprimé cette année. Bien que l’entreprise tente une transition vers un modèle numérique, la compression des marges et une diminution des fonds disponibles (decline in cash generation) semblent inévitables. Ça pourrait mener à des ennuis pour remplir les obligations financières qui viennent à échéance l’an prochain.»

Drew McReynolds, RBC:

«La visibilité demeure extrêmement limitée. Une recapitalisation semble probable éventuellement en raison des échéances qui s’en viennent en 2013. J’abaisse mes prévisions et ma cible passe à 10 cents (elle était de 40 cents). La faible visibilité rend l’évaluation spéculative.»

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Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 9h17 | Commenter Un commentaire

Manuvie perd des recommandations d’achat

mfc

L’assureur Manuvie (MFC) perd au moins deux recommandations au lendemain de la présentation de ses résultats financiers et de l’annonce du départ du chef des finances (qui était notamment apprécié pour sa capacité à gérer et vulgariser une difficile et complexe situation).

Robert Sedran, CIBC:

«Je suggère dorénavant de conserver le titre. Le trimestre n’a pas offert le mélodrame que les trimestres précédents ont offert chez Manuvie. C’est clairement une bonne affaire. Mais la forte performance du titre en Bourse depuis le début de l’année (+9,5%) fait en sorte qu’il y a moins de potentiel à la hausse par rapport à ma cible qui passe par ailleurs à 13$ (elle était de 13,50$).»

Peter Routledge, Banque Nationale:

«Le risque associé au titre est trop élevé pour justifier une recommandation d’achat. Je propose donc dorénavant de conserver et j’abaisse ma cible à 14,50$ (elle était de 16$).»

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