L’ex-pdg du CN, Hunter Harrison, et Bill Ackman, du fonds spéculatif new-yorkais Pershing Square, ont fait une présentation à quelques centaines d’actionnaires du CP lundi à Toronto pour tenter de les convaincre que le CP (CP) doit changer son pdg.
L’appréciation de Cameron Doerksen, de la Banque Nationale:
«Plusieurs points intéressants ont été présentés. Il va être difficile pour les actionnaires d’être contre. Bill Ackman a mis en évidence la sous-performance relative du CP par rapport à cele du CN.
Je pense de plus en plus que le conseil d’administration du CP va perdre une bataille de procurations (proxy battle).
Je pense aussi que le plan du CP de redresser la situation à l’interne, un plan qui dépend de la croissance des affaires (volume), n’est pas très bien reçu par les actionnaires.
Pershing Square ne cherche pas à contrôler le conseil d’administration du CP. Bill Ackman a plutôt laissé savoir qu’un vote en faveur de Pershing Square est un vote pour changer le pdg.
Hunter Harrison a beaucoup parlé lundi. Les détails de son plan n’ont pas tous été précisés, mais j’ai l’impression que le redressement de la rentabilité passe par un changement substantiel de culture au CP.
On peut penser à une meilleure utilisation des actifs et à une meilleure satisfaction du client.
Certains croient qu’il se trouve des clients actuels du CP qui n’aiment pas Hunter Harrison et qui pourraient cesser de faire des affaires avec le CP advenant l’arrivée de Hunter Harrison. En réponse à ça, Hunter Harrison a dit que si le CP faisait ce qu’il avait à faire, les clients seraient satisfaits.
Le potentiel à la hausse pour l’action du CP est grand.
Pershing Square pense qu’en améliorant les ratios de performance (65% operating ratio qui est une mesure des coûts d’opération en pourcentage des revenus), les bénéfices par action pourraient atteindre 10$ d’ici 2015. Si on utilise un multiple de 14x (conforme au multiple moyen du CP), l’action pourrait atteindre 140$ en Bourse.
Bien que le potentiel à la hausse est là et que Hunter Harrison possède une bonne crédibilité, l’atteinte des objectifs dépend aussi de la croissance des affaires (c’est aussi liée à l’économie) et au succès du changement de culture d’une grande organisation, ce qui n’est pas une mince affaire.
Mon problème avec le CP, c’est que l’action escompte présentement un haut niveau d’optimisme. Je reconnais le potentiel, mais j’hésite à faire des calculs d’évaluation sur des profits théoriques qui seront enregistrés dans quatre ans.
Je continue de suggérer la vente du titre.»

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