La première séance boursière de février va commencer avec une réaction à la présentation de plusieurs indicateurs de l’activité manufacturière pour le mois de janvier.
Ces indices, qui permettront de mieux saisir comment se comporte l’économie à différents endroits dans le monde, viendront notamment de la Chine, de la Corée du Sud, de l’Inde, de la France, de l’Allemagne, de l’Afrique du Sud et des États-Unis.
Les économistes s’attendent notamment à ce que l’indice PMI chute sous la marque des 50 en Chine, ce qui signalerait une contraction de l’activité dans le secteur manufacturier.
Des chiffres sur la création d’emplois dans le secteur privé (par ADP) seront publiés avant l’ouverture des Bourses aux États-Unis.
Le consensus des économistes s’articule autour de la création de 182 000 emplois dans le secteur privé en janvier, ce qui représenterait un important repli par rapport aux 325 000 de décembre.
Les marchés absorberont aussi en matinée le nombre de demandes hebdomadaires de prêts hypothécaires, des statistiques hebdomadaires sur les inventaires de pétrole aux États-Unis et des données sur les dépenses de construction pour décembre.
Les constructeurs automobiles publieront leurs chiffres de ventes de janvier sur le marché américain.
Un représentant de la Fed (Charles Plosser) prononcera une allocution sur l’économie en début de journée.
Les entreprise qui divulgueront des résultats trimestriels sont notamment Groupe CGI, Open Text, Canadian Oil Sands, Qualcomm, Electronic Arts, Green Mountain Coffee (Van Houtte), Hershey, JDS Uniphase, Aetna, Whirlpool, Tupperware, Chipotle Mexican Grill, Las Vegas Sands, Allstate, Northrop Grumman, Nasdaq OMX, Marathon Oil, NiSource et Thermo Fisher Scientific.
Mardi, les principaux indices boursiers nord-américains ont clôturé de manière relativement stable.
Le mois de janvier s’est donc terminé avec un gain de 4% à Toronto.
«Les bourses semblent avoir retrouvé la forme en janvier. Cette fermeté boursière tient notamment à des politiques monétaires plus souples, aux bonnes surprises causées par certains indicateurs américains et à la faible contagion de la récession européenne dans le reste du monde», commente Stéfane Marion, de la Banque Nationale.
«Les bourses canadiennes et américaines cotent non loin de leurs justes valeurs respectives. Il reste un potentiel de hausse, mais tout gain sera lent.»
«Nous préférons toujours les secteurs défensifs avec leurs entreprises servant de bons dividendes, en particulier les services de télécommunications et d’utilité publique, mais en faisant certains aménagements tactiques.»
«Il faut dorénavant surpondérer les sociétés de biens d’équipement, ainsi que les fabricants de véhicules et de pièces automobiles car cette industrie au Canada bénéficiera de l’évolution économique des États-Unis. Nous suggérons de prendre des bénéfices sur les titres de l’immobilier, qui se sont extrêmement bien tenus depuis que nous avons dit de les surpondérer, en septembre.»
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