Les gestionnaires de la firme de Saint-Bruno Medici estiment que le Groupe Colabor verse un dividende trop généreux.
Le rendement du dividende de Colabor (GCL) est actuellement de 10%, un niveau à partir duquel un signal d’alarme peut être déclenché pour certains investisseurs.
Medici vient de publier un rapport de recherche sur le grossiste et distributeur de produits alimentaires de Boucherville intitulé «l’élastique étiré».
«Groupe Colabor étire l’élastique au maximum pour faire en sorte de verser un dividende supérieur à 10%.
À la moindre déficience opérationnelle, l’entreprise devra revoir son plan de match puisque son dividende trop élevé la prive d’une marge de manœuvre nécessaire à son modèle d’acquisitions.
Son capital investi gonfle constamment, mais ses profits par action font du surplace. L’entreprise grossit, mais ne devient pas meilleure.
Il n’y a aucune encaisse au bilan et l’endettement correspond à près de 11 fois les bénéfices nets.
C’est comme si vous achetiez une voiture en 2007 pour ses caractéristiques d’économie d’essence et que quatre ans plus tard, vous vous rendez compte que la voiture consomme trois fois plus de carburant que ce que le vendeur vous avait promis.
Le haut niveau d’amortissement comptable des immobilisations incorporelles procure les liquidités suffisantes pour verser le dividende, mais ça ne donne pas droit à l’erreur et force Colabor à se tourner vers les marchés (émission d’actions, hausse de la dette) pour financer ses acquisitions.
Se faisant, l’entreprise grossit, mais les actionnaires ne s’enrichissent pas (croissance des bénéfices par action négative depuis 2008).»
Les analystes qui suivent les activités quotidiennes du Groupe Colabor continuent de croire que le dividende peut être maintenu. Sur les six analystes, il y a deux recommandations d’achat et quatre suggestions de conserver.










