
Quelques anciens soldats Navy Seal (la crème de l'élite de l'armée américaine) étaient sur le parquet de la Bourse de New York mercredi pour sonner la cloche.
Le début de la première séance boursière du mois de décembre en Amérique du Nord sera notamment influencé par l’analyse de plusieurs importants indicateurs économiques.
Les indices manufacturiers de la Chine, de la zone euro et des États-Unis pour le mois de novembre seront tous disponibles en matinée.
Le dévoilement il y a une semaine d’une version préliminaire de l’indice PMI des chinois avait alimenté les craintes d’un atterrissage difficile de l’économie là-bas.
Une déception majeure pourraient donc attendre les investisseurs.
Les économistes prévoient que l’indice PMI montre une contraction de l’activité économique avec une lecture inférieure à 50 en Chine, mais aussi en Europe.
L’ISM manufacturier américain devrait être légèrement supérieur à 50, ce qui montrerait que la croissance continue aux États-Unis.
La mise à jour hebdomadaire du marché américain de l’emploi devrait révéler qu’un nombre inférieur à 400 000 nouvelles demandes d’assurance-chômage a été enregistré au cours de la semaine terminée le 25 novembre.
Des statistiques mensuelles américaines sur les ventes des grands magasins, les dépenses de construction et les ventes d’automobiles seront aussi présentées.
Le déroulement d’importantes ventes d’obligations en Espagne et en France retiendront aussi l’attention.
Bombardier, Gildan, Banque CIBC, Banque TD, Lululemon, Barnes & Noble, La-Z-Boy, Descartes Systems, Exco Technologies, H&R Block et Kroger sont quelques entreprises qui publieront leurs résultats financiers.
Deux représentants de la Fed (Dennis Lockhart et James Bullard) vont prononcer des allocutions publiques jeudi.
Tim Geithner et Daniel Tarullo doivent participer en matinée à une conférence économique organisée par le département américain du Trésor.
Mercredi, les principaux indices boursiers nord-américains ont enregistré de fortes progressions.
«L’annonce des grandes banques centrales pour fournir plus de liquidités au système financier est ce qui a déclenché la poussée boursière et la chute du dollar américain. Mais bien qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les institutions financières, ça ne représente pas un point tournant dans la crise. Même si les problèmes de liquidités des banques européennes sont un peu moins importants aujourd’hui qu’en 2008, elles ont un plus gros problème de solvabilité», commente John Higgins, chez Capital Economics.
«Les marchés ont un grand besoin d’être rassurés et de se faire montrer que les leaders agissent. Le geste posé par les banques centrales pour réduire le coût du financement à court terme des banques étrangères en dollars américains a donc provoqué une joie considérable sur les marchés», dit Avery Shenfeld, de la CIBC.
«Ça vient dire aux investisseurs que des avenues sont disponibles pour les institutions financières qui ont besoin d’un financement bon marché en dollars américains. Les bienfaits de ce geste ne va cependant profiter qu’à une poignée de banques de la zone euro. C’est pourquoi il s’agit d’un geste plutôt symbolique.»
«D’autres statistiques américaines supérieures aux attentes (marché de l’emploi, marché immobilier et Chicago PMI) sont venues s’ajouter en prime mercredi pour laisser entendre que le momentum économique tient le coup au quatrième trimestre», commente Robert Kavcic, de la BMO.
Le TSX a perdu 0,4% en novembre, le Dow a gagné 1% durant le mois et le prix du brut se situe maintenant à 100$ le baril au Nymex.
Lire les commentaires (18) | Commenter cet article






