Richard Dufour

Archive du 25 août 2011

Jeudi 25 août 2011 | Mise en ligne à 16h06 | Commenter Commentaires (21)

Vendredi: Bernanke au Wyoming

Jean-Claude Trichet et Mark Carney sont à Jackson Hole avec Bernanke.

Jean-Claude Trichet et Mark Carney sont à Jackson Hole avec Bernanke.

Pensez-vous que Ben Bernanke est un brin nerveux après une semaine internationale de potinage sur ce qu’il va dire ou ne pas dire vendredi matin à 10 heures?

À Jackson Hole, il va parler devant un groupe d’économistes et de banquiers venus de partout.

«Il faut se demander comment il se sent compte tenu de toute cette attention et de toute cette pression pour qu’il fasse quelque chose. On peut se demander comment il se sent en sachant qu’il joue un rôle qui alimente la spéculation entourant le prix des actifs», dit David Rosenberg, chez Gluskin Sheff.

«Ça serait formidable de le voir parler des prévisions de croissance de la population mondiale et de ce que ça veut dire pour l’agriculture. De le voir parler des besoins en infrastructures des États-Unis. Ou même de l’entendre disserter sur la nomenclature du secteur financier au lieu de le voir utiliser cette tribune comme si c’était une conférence de presse pour commenter un communiqué de la Fed ou comme si c’était une de ses fréquentes apparitions devant le Congrès américain.»

Chez Miller Tabak, Peter Boockvar abonde un peu dans le même sens.

«Jackson Hole n’est pas un nouveau forum pour tenir une rencontre du comité responsable de la politique monétaire américaine. L’année dernière fut une aberration. La rencontre du comité de la Fed le 9 août dernier a été la version 2011 de Jackson Hole 2010. Il n’y a rien à ajouter deux semaines et demi plus tard.»

Peut-être alors est-ce une occasion de passer un message à Jean-Claude Trichet et au reste du monde? Une opportunité pour souligner que les États-Unis ne peuvent pas tout faire.

Avant d’entendre les propos de Bernanke, les marchés absorberont la deuxième lecture du PIB américain du second trimestre (avril, mai et juin). La première lecture avait montré une croissance de 1,3%.

Les économistes s’attendent à une révision à la baisse à 1,1%.

Il y aura aussi en matinée la publication de l’indice de confiance de l’Université du Michigan. Il s’agira de la version finale pour le mois d’août. La lecture préliminaire avait montré que le sentiment avait chuté à son plus bas niveau depuis près de 30 ans.

On ne sait pas trop pourquoi, mais les économistes prévoient une légère amélioration du sentiment.

La Banque Royale, Tiffany et Madison Square Garden sont trois entreprises qui vont publier leur plus récente performance trimestrielle au cours de la journée.

Jeudi, les principaux indices boursiers nord-américains ont clôturé à la baisse et le prix de l’or s’est stabilisé.

«Pour ceux qui ont des munitions, il s’agit d’une autre de ces occasions d’achat dans l’or qui traverse un marché haussier depuis maintenant 12 ans. Ce n’est pas une bulle. Ceux qui disent que c’est une bulle sont des néophytes. Les bulles sont alimentées par la cupidité. Le prix de l’or est poussé par la peur», dit David Rosenberg.

Plus tôt cette semaine sur le blogue:

Bernanke sur les traces de Rocky

Miser sur un miracle

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Jeudi 25 août 2011 | Mise en ligne à 14h14 | Commenter Commentaires (10)

Quelques réactions sur D-Box

dboxgraf

L’entreprise de Longueuil qui se spécialise dans la conception de fauteuils «à valeur ajoutée» a publié mercredi ses plus récents résultats trimestriels.

Voici trois réactions sur D-Box (DBO):

Rob Goff, NCP Northland: «Les résultats présentés sont relativement conformes aux attentes et ils sont surtout peu importants parce que les investisseurs se concentrent sur ce qui se passe dans les cinémas. Je note en particulier que la direction vient de formuler des commentaires plutôt bullish en parlant des perspectives dans les cinémas. Des discussions se déroulent en ce moment et les dirigeants ont l’espoir de faire des annonces éventuellement. L’élément critique à ce niveau est d’avoir des fauteuils dans une salle où un film à succès (blockbuster) est présenté. Je m’attends à des annonces à cet effet. Je suggère d’ailleurs «Sherlock Holmes: A Game of Shadows» comme film potentiel intéressant pour D-Box. C’est un des films les plus attendus pour les Fêtes (sortie prévue le 23 décembre). La patience est cependant de mise pour les investisseurs afin de réaliser l’impressionnante valeur potentielle du titre.»

Kris Thompson, Financière Banque Nationale: «Je retire ce titre de la liste des meilleures idées de la Banque Nationale, mais je maintiens ma recommandation d’achat (outperform). La signature d’un contrat avec une importante chaîne américaine est le catalyseur attendu pour l’action en Bourse. Bien que D-Box a pu réaliser une croissance agressive auprès de plusieurs clients, les investisseurs attendent la grosse commande. Je m’attends à cette victoire, mais le timing est difficile à prévoir alors que je retire D-Box de notre liste de titre préférés (Action List).»

Steve Li, l’Industrielle-Alliance: «Les résultats publiés sont forts. La compagnie bouge dans la bonne direction. Mes prévisions optimistes pour l’entreprise restent inchangées. La compagnie négocie actuellement avec des gros clients potentiels et une entente pourrait être annoncée dans les prochains mois. Les investisseurs devraient garder en tête que l’entente signée avec Cineplex l’an passé est arrivée après 18 mois de négociations.»

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Jeudi 25 août 2011 | Mise en ligne à 10h53 | Commenter Commentaires (6)

Warren Buffett ou Warrant Buffett?

wbbofa

Berkshire Hathaway va encore une fois acquérir des bons de souscription (warrants en anglais) d’une grande entreprise américaine.

Cette fois-ci, c’est Bank of America (BAC) qui profite de la «protection» de Warren Buffett.

La réaction de deux stratèges:

Kathleen Brooks, Gain Capital: «Buffett gagne la réputation d’investisseur de dernier recours et de sauveur de l’Amérique corporative après ses investissements dans d’autres banques (Goldman Sachs notamment) et General Electric quand ces compagnies étaient à genoux récemment. Il dit que sa décision d’investir dans Bank of America est un vote de confiance dans cette banque, mais aussi envers les États-Unis. Il croit que l’économie américaine ne va pas tomber en bas de la falaise et que l’environnement actuel ne se transformera pas en une répétition de ce qu’on a vu en 2008. L’investissement de Buffett contribue par ailleurs à pousser le prix de l’or encore un peu plus bas. La récente appréciation du prix de l’or avait notamment été liée à la pression sur le secteur bancaire. Le titre de Bank of America avait vu son action perdre 40% depuis un mois.»

Peter Boockvar, Miller Tabak: «Bien que les investisseurs se montrent excités par l’investissement de Buffett, qui aide par ailleurs à soulever les titres des banques, pourquoi est-ce que personne ne semble s’inquiéter du fait que seulement deux semaines après avoir dit qu’ils n’avaient pas besoin d’argent, ils vendent des titres privilégiés? Si Moynihan n’avait pas vraiment besoin d’argent et que Buffett aimait tant la banque, Moynihan aurait du lui dire de simplement acheter des actions ordinaires sur le marché.»

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