Richard Dufour

Archive du 19 août 2011

Vendredi 19 août 2011 | Mise en ligne à 16h06 | Commenter Commentaires (107)

Rendez-vous à Jackson Hole

jacksonhole

Ben Bernanke va passer les jours qui viennent à peaufiner le discours qu’il va prononcer vendredi prochain à la conférence annuelle de la Fed à Jackson Hole, au Wyoming.

Cet événement risque d’être le plus important de la semaine.

La récente turbulence sur les marchés boursiers a intensifié la spéculation entourant les gestes que la Fed s’apprête à poser.

Les oreilles des financiers de partout voudront entendre si, quand et comment la Fed entend aller de l’avant avec une autre ronde d’assouplissement quantitatif.

«La barre est très haute pour obtenir QE3. Il est plutôt improbable qu’on obtienne une troisième ronde d’assouplissement quantitatif avant 2012. Pas seulement parce que la Fed va probablement vouloir d’abord des preuves qui montrent un nouveau repli de l’inflation de base, mais aussi parce que la Fed se méfie de l’effet que ça peut avoir sur le prix des ressources», dit John Higgins, chez Capital Economics.

Son collègue Paul Dales ajoute que les marchés pourraient être déçus s’ils s’attendent à ce que Bernanke annonce QE3.

«Il va probablement mettre l’accent sur le fait que la Fed a les outils pour stimuler l’économie au besoin. La grosse différence entre cette année et l’année dernière est le taux d’inflation plus élevé. Cela veut dire qu’une intervention supplémentaire de la Fed est davantage une histoire pour l’an prochain.»

Chez CRT Capital, Ian Lyngen estime que la conférence de Jackson Hole est la plus belle occasion pour Bernanke d’offrir aux marchés une orientation utile.

«Ultimement, je crois que ceux qui s’attendent à ce que Bernanke fasse autres choses que de simplement laisser le débat entourant QE3 sur la table seront déçus.»

Avant d’entendre les propos de Bernanke, la réaction du marché obligataire sera intéressante à suivre.

Le gouvernement américain vendra pour 35 milliards de dollars d’obligations de deux ans mardi, pour 35 milliards d’obligations de cinq ans mercredi et pour 29 milliards d’obligations de sept ans jeudi.

C’est la première fois que des titres de courte échéance seront vendus depuis que la Fed a fait savoir que les taux allait rester au plancher jusqu’à l’été 2013.

Le calendrier économique est par ailleurs plutôt maigre pour détourner l’attention avant la conférence de Jackson Hole.

La présentation de l’indice de l’activité économique de la Fed de Chicago, lundi, et la publication de l’indice équivalent de la Fed Richmond, mardi, risquent de retenir plus d’intérêt qu’en temps normal compte tenu de ce qu’on vient de voir avec l’indice de la Fed de Philadelphie et avec l’indice de la Fed de New York.

Au Canada, la statistique économique la plus importante sera celle sur les ventes au détail (mardi).

Les grandes banques canadiennes vont commencer à publier leurs résultats trimestriels. La Banque de Montréal sera la première à le faire, mardi. La Banque Nationale et la Royale suivront jeudi et vendredi.

Les autres grandes entreprises qui vont présenter leur performance trimestrielle d’ici vendredi prochain sont notamment Heinz, Mosaid, Tiffany, Diaego, Toll Brothers et American Eagle Outfitters.

Au cours de la dernière semaine, le TSX et le Dow ont perdu 4%, le S&P 500 a cédé 5% et le Nasdaq a largué 7%.

Le prix du pétrole a cédé 4% pendant la semaine pour clôturer à 82$ le baril vendredi au Nymex.

L’or a gagné 6% cette semaine pour s’approcher un peu plus de la marque des 2000$ l’once, ce qui peut démontrer qu’il y a beaucoup d’incertitude/anxiété/désarroi dans l’air.

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Vendredi 19 août 2011 | Mise en ligne à 14h29 | Commenter Commentaires (25)

10 raisons de croire qu’un retour en récession sera évité

10raisons

Les risques d’un retour en récession de l’économie américaine ont augmenté récemment.

Aux yeux de la Banque de Montréal, le scénario le plus probable reste celui d’une croissance modeste pour l’économie nord-américaine au cours de la prochaine année.

Voici les dix raisons qui poussent la BMO à penser ainsi:

1) La croissance de l’emploi: le secteur privé américain a créé une moyenne de 150 00 emplois par mois depuis un an.

2) Le Japon est moins un boulet: ce pays s’est discrètement placé en mode reprise depuis le désastre du mois de mars, ce qui devrait aider la production d’automobiles et les ventes d’autos aux États-Unis.

3) Le prix du pétrole offre un répit: le prix du baril de brut est bien loin de son sommet du printemps qui s’est approché de 115$ au Nymex. Un prix élevé de l’énergie est une cause du ralentissement en laissant moins d’argent dans les poches des gens.

4) Le répit offert par les taux: les récentes perturbations ont eu un bon côté en faisant baisser les coûts d’emprunt à long terme.

5) La Fed est prête à en faire plus: la Réserve fédérale vient de dire qu’elle utilisera les outils à sa disposition pour intervenir au besoin.

6) Le bilan des consommateurs s’améliore: le taux d’épargne est plus élevé.

7) Les banques sont plus disposées à prêter: la Fed a récemment laissé savoir que les banques sont généralement en meilleure santé et mieux capitalisées que pendant le ralentissement précédent.

8) Le bilan des entreprises est en bon état: les profits générés par les entreprises n’ont pas reçu tout le respect qu’ils méritaient durant la dernière ronde de divulgation des résultats trimestriels. Les entreprises se montrent aussi prudentes dans leurs dépenses.

9) Un dollar américain concurrentiel: le repli du billet vert sur les marchés de change s’est soldé par une hausse de plus de 15% des exportations américaines durant la première moitié de l’année.

10) La demande en provenance des marchés émergents devrait rester forte: la baisse des prix de l’énergie et le ralentissement de la demande des pays industrialisés enlèvent de la pression sur les prix dans les marchés émergents. L’attention mondiale des autorités va maintenant passer de l’inflation vers la croissance, ce qui devrait aider les marchés émergents à réussir un atterrissage en douceur.

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Vendredi 19 août 2011 | Mise en ligne à 11h21 | Commenter Commentaires (12)

Vincent Delisle voit un marché attrayant

scotiagrafaout

Le repli de 15% de l’indice S&P 500 depuis trois mois représenterait la pire glissade boursière jamais enregistrée avant une récession depuis 1902.

C’est ce que fait valoir vendredi le stratège Vincent Delisle, de Scotia Capital, dans une note de recherche.

«Bien que c’est extrêmement difficile de comprendre le marché en ce moment, j’estime que la perspective de risque par rapport au rendement potentiel n’a pas été aussi attrayante depuis la fin de 2008 et le début de 2009.

Le risque à court terme est d’obtenir un indice ISM manufacturier sous les 50 aux États-Unis et une révision à la baisse des prévisions de profits des entreprises.

Ultimement, c’est l’impact sur les profits qui sera l’élément clé pour déterminer l’étendue des dommages en Bourse.

En regardant sur un horizon de six à douze mois, je suis prêt à me montrer contrariant. Une importante détérioration dans les demandes d’assurance-chômage pourrait cependant m’amener à réviser ma cible à la baisse.

Sur un horizon de trois à six mois, une révision négative des prévisions de bénéfices affecterait l’humeur et les indices pourraient revenir toucher le récent plancher.

Mes prévisions de profits pour les compagnies du S&P 500 sont déjà sous le consensus et quelques trimestres de croissance modestement négative des profits ne feraient pas complètement dérailler mon scénario.»

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