Richard Dufour

Archive du 4 août 2011

Jeudi 4 août 2011 | Mise en ligne à 17h28 | Commenter Commentaires (43)

La table est mise pour l’emploi

tableauemploi5aout

Le repli des indices boursiers enregistré jeudi a-t-il placé la barre suffisamment basse pour les statistiques sur l’emploi?

Le point de mire des marchés en début de journée vendredi sera notamment les mises à jour du marché de l’emploi au Canada et aux États-Unis pour le mois de juillet.

Dans les deux cas, les données seront disponibles avant le début de la dernière séance boursière de la semaine.

Les économistes s’attendent à ce que le Canada ait ajouté environ 15 000 emplois le mois dernier et à ce que le taux de chômage reste inchangé à 7,4%.

Peu de temps après la publication des statistiques canadiennes sur l’emploi, celles des Américains seront publiées. Le tableau ci-dessus offre un aperçu du consensus en vigueur.

Des données sur les permis de bâtir pour juin au Canada sont également attendues en matinée, de même que l’indice canadien PMI-Ivey pour juillet.

Il y aura encore plusieurs résultats financiers vendredi, dont ceux de Power Corporation, Financière Power, Boralex, SNC-Lavalin, Telus, Groupe TMX, Berkshire Hathaway, Procter & Gamble, Enbridge, Manitoba Telecom, Enerplus, Magna International, Viacom, Washington Post et RioCan.

Jeudi, les principaux indices boursiers nord-américains ont terminé en forte baisse et le prix du brut a cédé 6% à 86$ le baril au Nymex.

«Le nombre de refuges diminue rapidement. L’or est de ceux qui restent. Je ne veux pas être alarmiste, mais les Américains risquent toujours de perdre leur cote AAA et on peut aussi se demander s’ils ne perdront pas aussi éventuellement leur domination militaire», dit David Rosenberg, chez Gluskin Sheff.

«Alors que les États-Unis doivent implanter des mesures d’austérité, le budget militaire de la Chine continue de prendre de l’expansion. C’est une autre raison pour détenir de l’or et des titres aurifères dans un monde qui semble de moins en moins sécuritaire.»

«Si vous pensez que ce que je dis est insignifiant, demandez-vous si vous auriez pensez il y a cinq ans que Tiger Woods allait arriver cette année au Bridgestone Invitational en Ohio en étant au 142ième rang mondial sur la liste des boursiers de la PGA.»

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Jeudi 4 août 2011 | Mise en ligne à 16h20 | Commenter Commentaires (15)

Marc Tellier se dit soulagé

marctellier4aout

Après avoir discuté avec les analystes jeudi, le grand patron du Groupe Pages Jaunes (YLO) a passé un coup de fil dans les bureaux de La Presse.

Voici un résumé de mon entretien avec Marc Tellier:

Comment vous sentez-vous?

Je suis soulagé. Ce fut une décision très difficile, mais on va assurer la pérennité de l’entreprise à long terme. Avec la coupure du dividende, je crois qu’une fois pour toutes on va pouvoir répondre au plus grand questionnement sur notre titre. Il y avait beaucoup de spéculation, surtout par les analystes. Il y a des analystes qui faisaient des comparaisons et qui disaient qu’on pourrait faire banqueroute, qu’on aurait pas assez d’argent pour subvenir à nos besoins et qu’on devrait faire une restructuration, etc.

J’espère sincèrement qu’on aura répondu aux spéculateurs aujourd’hui. Notre défi et notre erreur est de ne pas avoir su communiquer de façon assez efficace dans le passé.

L’ironie du dialogue que j’ai avec vous en ce moment est que notre défi n’est pas très différent de celui que vous avez (les journaux et les médias).

Je crois fondamentalement à notre stratégie. Il y a aucun doute dans mon esprit qu’on va y arriver. Les PME sont bombardées de plus en plus de choix au niveau des options de publicité. Nous avons élargi de façon significative notre offre depuis 18 mois (Pages Jaunes Mobiles, sites Web, marketing pour moteur recherche, etc.)

Achèteriez-vous l’action de Yellow Média aujourd’hui?

Je ne suis pas certain que j’ai le droit de répondre à cette question là. Je sais qu’aujourd’hui avec les lois du marché, je n’ai pas le droit de transiger le titre. Moi, j’y crois à notre stratégie. Je n’ai jamais rencontré un investisseur à ce jour qui ne croyait pas en notre stratégie. Le plus sceptique va se demander si on peut y arriver et à quel rythme l’imprimé va décliner.

Quelle est la valeur du titre à vos yeux?

Je ne crois pas qu’on peut l’évaluer à sa juste valeur parce qu’il y a encore trop d’actionnaires dans le stock pour des raisons qui ne sont pas des raisons fondamentales. Le volume a explosé jeudi. Je pense que ça va prendre quelques jours ou quelques semaines pour rétablir les choses. Quand le marché va voir qu’on va repayer de la dette de façon importante, par exemple.

J’ai beaucoup d’empathie pour les actionnaires. J’en suis un. Les gens questionnaient notre niveau d’endettement, mais il y avait plein de rumeurs. Il n’y a pas de restructuration à faire. Nous allons rencontrer nos obligations. On ne parle pas de faillite.

Quelles sont les options qui restent si la détérioration des perspectives continue?

La seule chose qui peut faire en sorte de détériorer nos perspectives est si on n’est pas capable de gérer notre transformation. Nos représentants ont beaucoup plus de produits à offrir qu’il y a 18 mois. Il n’y a pas de garantie que ça va fonctionner, mais en se fiant sur le momentum actuel, on est confiant qu’on a la bonne stratégie et on va continuer à exécuter notre plan d’affaires.

DBRS a évoqué jeudi le fait que vous êtes en révision stratégique. Expliquez nous ce que ça veut dire et ce que ça implique?

L’impact du changement de cote de crédit pour nous est de 10 à 15 millions par année au niveau de la charge d’intérêt qui devient plus élevée. Toutefois, nous allons diminuer notre dette de façon très significative. En la retirant, donc en la rachetant, et nous avons déjà 700 millions en banque pour le faire, nous n’allons pas voir notre charge d’intérêt augmenter parce qu’on va réduire la dette plus vite que le coût incrémental de cette dette. La révision stratégique est donc la structure du capital, ce qui est principalement la dette.

Avez-vous commencé à explorer la possibilité de placer la compagnie en vente?

Aucunement et personne n’a suscité de l’intérêt.

Êtes-vous encore l’homme de la situation?

Ça, c’est une question pour le conseil d’administration. Le conseil a tenu des réunions mercredi et jeudi. C’est la responsabilité du conseil lorsque l’exécution de la stratégie ne fait pas leur affaire. Ça fait 10 ans que je suis pdg ici. Il y a des choses que je referais différemment, mais ça n’aurait rien changé à la situation dans laquelle on se trouve aujourd’hui. Avant de travailler ici, j’étais un gars d’Internet. En 1998, j’étais l’exécutif responsable chez Bell pour lancer sympatico haute vitesse. Après, j’étais en charge du portail sympatico où on se battait contre Yahoo, AOL et les autres. Ce n’est pas une nouvelle pour moi de devoir orchestrer une transformation.

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Jeudi 4 août 2011 | Mise en ligne à 9h56 | Commenter Commentaires (74)

Premières réactions sur Yellow Média

La priorité porte maintenant sur l’exécution de la ce qui est appelé la «Solution 360°».

La priorité porte maintenant sur l’exécution de la ce qui est appelé la «Solution 360°».

En théorie, on pouvait penser qu’une réduction du dividende avait le potentiel pour freiner la chute du titre.

En constatant le repli de 30% à l’ouverture jeudi, la pression sur le titre semble vouloir persister.

Il faut réaliser que la forte position «short» des investisseurs n’allait pas disparaître comme par magie.

Comme un analyste vient de le souligner, la seule façon de mettre de la valeur sur le titre et de placer les «shorteux» dans une position difficile est peut-être de mettre la compagnie en vente.

La direction de Pages Jaunes (YLO) avait plusieurs annonces à faire jeudi matin.

- Les résultats d’avril, mai et juin sont inférieurs aux attentes.

- Le dividende est coupé d’environ 80%

- Suspension de l’offre de rachat des actions ordinaires

- Suspension des perspectives pour l’exercice courant

- Élimination des prévisions annuelles

Ces décisions seront commentées et questionnées jeudi après-midi par les analystes lors d’un appel conférence.

Les analystes se montrent prudents dans leurs commentaires initiaux avant l’appel conférence. Voici tout de même la réaction qui se démarque le plus jusqu’ici:

Maher Yaghi, Desjardins Valeurs Mobilières:
«Comme je m’y attendais, Yellow Média a finalement décidé de faire face à la réalité et de réduire son dividende de façon significative, ce qui va permettre à la compagnie d’améliorer ses ratios financiers de manière substantielle. Bien que cette décision va contribuer à calmer la spéculation au sujet de la situation financière de l’entreprise à court et à moyen terme, je pense qu’à moins que les marges BAIIA se stabilisent, la décision de réduire le dividende va seulement apporter un soulagement temporaire. Compte tenu des marges de profits plus minces et des tendances actuelles au niveau des principaux indicateurs opérationnels, je ne crois pas que l’action de Yellow Média offre un point d’entrée attrayant en ce moment, et ce même au prix où est rendu le titre en Bourse. Je place ma cible de 3,90$ sous révision en attendant une réévaluation des perspectives de l’entreprise, qui continuent par ailleurs de se détériorer.»

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