
Les bonhommes bleus étaient sur le parquet de la Bourse de New York vendredi pour faire la promotion de leur nouveau film.
Le mois d’août arrive avec une certaine tension et avec un nombre élevé de risques et de dangers potentiels pour les marchés.
Si une entente est attendue pendant le weekend à Washington, la réaction à cette entente et à une possible décote des États-Unis sont des éléments qui alimentent la nervosité.
La présentation de plusieurs indices de l’activité dans le secteur manufacturier à travers les grandes économies de planète retiendra l’attention lundi. Et le ton sera donné par la Chine qui publiera son indice PMI en soirée dimanche.
Les statistiques chinoises ont le potentiel pour influencer les cours boursiers des titres de l’important secteur des ressources à Toronto, mais il faudra patienter à mardi pour observer une réaction au TSX compte tenu du congé civique lundi en Ontario.
La grosse statistique économique de la prochaine semaine viendra par ailleurs vendredi avec la mise à jour mensuelle du marché de l’emploi au Canada et aux États-Unis.
«Ceux qui ont étudié l’histoire auront de la difficulté à trouver une période semblable au cours de laquelle les forces du désendettement mondial sont combinées avec une destruction créatrice qui contribue à redessiner les modèles d’affaires. Ces forces génèrent une incertitude énorme qui complique le travail des pdg, des gestionnaires de portefeuille et des économistes», commente Derek Holt, chez Scotia Capital.
«À plus long terme, ces forces peuvent aider à réinventer les économies et produire un nouveau groupe de gagnants et de perdants. La prochaine semaine ne sera qu’un petit chapitre sur ce chemin.»
À la CIBC, Avery Shenfeld estime que personne ne croit vraiment qu’une décote d’un cran ou deux voudrait dire qu’il y aurait un risque important de voir les États-Unis faire défaut sur leurs obligations.
«La raison pour laquelle les déficits sont si élevés est en partie parce que les économies en ont besoin et parce que les coûts d’emprunt sont bas. Les obstacles politiques qui se dressent devant un resserrement fiscal seront moins nombreux dans quelques années si comme on le pense l’économie sera en meilleur état. Du progrès sera fait bien avant de voir les États-Unis devenir la prochaine Grèce.»
«On ne peut pas demander à tous les politiciens d’avoir un diplôme de hautes études en économie. Mais ce n’est pas trop demander qu’ils aient un minimum de jugement. Pour le dire simplement, si le plafond de la dette n’était pas augmenté, les Américains seraient forcés d’équilibrer leur budget immédiatement. Avec le déficit actuel, les réductions de dépenses nécessaires mèneraient à un déclin du PIB, ce qui se traduirait possiblement par un taux de chômage beaucoup plus élevé», dit Doug Porter, de la BMO.
Outre les statistiques économiques et les négociations politiques, il y aussi des résultats financiers à considérer. La saison des résultats qui se déroule montre que les entreprises continuent de générer une croissance des profits attrayante.
L’activité de ce côté sera davantage intéressante à suivre au Canada au cours des prochains jours.
D’ici vendredi prochain, les marchés absorberont notamment la performance trimestrielle de Saputo, TransForce, Héroux-Devtek, Power Corp, Financière Power, Air Canada, Yellow Média, BCE, SNC-Lavalin, Stantec, Telus, Canam, Cameco, Brookfield Properties, Uni-Sélect, Boralex, Calfrac, Cameco, Canadian Natural Resources, Chorus Aviation, Detour Gold, Enbridge, Fortis, Ballard Power, Great West, Magna, Manitoba Telecom, Métaux Russel, Cott, Labopharm, Cominar, ShawCor, Sierra Wireless, Sun Life, Groupe TMX, Valeant Pharmaceuticals (Biovail), WestJet, Yamana Gold, General Motors, Molson Coors, Kraft, Mastercard, Berkshire Hathaway, Archer Daniels Midland et Time Warner.
Pour ceux qui gardent une carte de pointage à la maison, le TSX a perdu 4% au cours de la dernière semaine et 3% sur l’ensemble du mois de juillet.
Le Dow et le S&P 500 ont reculé de 4% cette semaine et ont cédé 2% pour l’ensemble de juillet.
Le prix de l’or s’est apprécié de 9% au cours du mois.
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