Richard Dufour

Archive, juillet 2011

Vendredi 29 juillet 2011 | Mise en ligne à 16h16 | Commenter Commentaires (100)

Arriver en août dans le flou

Les bonhommes bleus étaient sur le parquet de la Bourse de New York vendredi pour faire la promotion de leur nouveau film.

Les bonhommes bleus étaient sur le parquet de la Bourse de New York vendredi pour faire la promotion de leur nouveau film.

Le mois d’août arrive avec une certaine tension et avec un nombre élevé de risques et de dangers potentiels pour les marchés.

Si une entente est attendue pendant le weekend à Washington, la réaction à cette entente et à une possible décote des États-Unis sont des éléments qui alimentent la nervosité.

La présentation de plusieurs indices de l’activité dans le secteur manufacturier à travers les grandes économies de planète retiendra l’attention lundi. Et le ton sera donné par la Chine qui publiera son indice PMI en soirée dimanche.

Les statistiques chinoises ont le potentiel pour influencer les cours boursiers des titres de l’important secteur des ressources à Toronto, mais il faudra patienter à mardi pour observer une réaction au TSX compte tenu du congé civique lundi en Ontario.

La grosse statistique économique de la prochaine semaine viendra par ailleurs vendredi avec la mise à jour mensuelle du marché de l’emploi au Canada et aux États-Unis.

«Ceux qui ont étudié l’histoire auront de la difficulté à trouver une période semblable au cours de laquelle les forces du désendettement mondial sont combinées avec une destruction créatrice qui contribue à redessiner les modèles d’affaires. Ces forces génèrent une incertitude énorme qui complique le travail des pdg, des gestionnaires de portefeuille et des économistes», commente Derek Holt, chez Scotia Capital.

«À plus long terme, ces forces peuvent aider à réinventer les économies et produire un nouveau groupe de gagnants et de perdants. La prochaine semaine ne sera qu’un petit chapitre sur ce chemin.»

À la CIBC, Avery Shenfeld estime que personne ne croit vraiment qu’une décote d’un cran ou deux voudrait dire qu’il y aurait un risque important de voir les États-Unis faire défaut sur leurs obligations.

«La raison pour laquelle les déficits sont si élevés est en partie parce que les économies en ont besoin et parce que les coûts d’emprunt sont bas. Les obstacles politiques qui se dressent devant un resserrement fiscal seront moins nombreux dans quelques années si comme on le pense l’économie sera en meilleur état. Du progrès sera fait bien avant de voir les États-Unis devenir la prochaine Grèce.»

«On ne peut pas demander à tous les politiciens d’avoir un diplôme de hautes études en économie. Mais ce n’est pas trop demander qu’ils aient un minimum de jugement. Pour le dire simplement, si le plafond de la dette n’était pas augmenté, les Américains seraient forcés d’équilibrer leur budget immédiatement. Avec le déficit actuel, les réductions de dépenses nécessaires mèneraient à un déclin du PIB, ce qui se traduirait possiblement par un taux de chômage beaucoup plus élevé», dit Doug Porter, de la BMO.

Outre les statistiques économiques et les négociations politiques, il y aussi des résultats financiers à considérer. La saison des résultats qui se déroule montre que les entreprises continuent de générer une croissance des profits attrayante.

L’activité de ce côté sera davantage intéressante à suivre au Canada au cours des prochains jours.

D’ici vendredi prochain, les marchés absorberont notamment la performance trimestrielle de Saputo, TransForce, Héroux-Devtek, Power Corp, Financière Power, Air Canada, Yellow Média, BCE, SNC-Lavalin, Stantec, Telus, Canam, Cameco, Brookfield Properties, Uni-Sélect, Boralex, Calfrac, Cameco, Canadian Natural Resources, Chorus Aviation, Detour Gold, Enbridge, Fortis, Ballard Power, Great West, Magna, Manitoba Telecom, Métaux Russel, Cott, Labopharm, Cominar, ShawCor, Sierra Wireless, Sun Life, Groupe TMX, Valeant Pharmaceuticals (Biovail), WestJet, Yamana Gold, General Motors, Molson Coors, Kraft, Mastercard, Berkshire Hathaway, Archer Daniels Midland et Time Warner.

Pour ceux qui gardent une carte de pointage à la maison, le TSX a perdu 4% au cours de la dernière semaine et 3% sur l’ensemble du mois de juillet.

Le Dow et le S&P 500 ont reculé de 4% cette semaine et ont cédé 2% pour l’ensemble de juillet.

Le prix de l’or s’est apprécié de 9% au cours du mois.

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Vendredi 29 juillet 2011 | Mise en ligne à 10h28 | Commenter Commentaires (41)

Réactions aux stats sur le PIB

cestleconomie

C’est très laid des deux côtés de la frontière. Les données sur le PIB publiées vendredi sont décevantes. C’est encore pire aux États-Unis qu’au Canada car les statistiques présentées au Canada ne sont que pour le mois de mai alors qu’aux États-Unis, les informations sont pour avril, mai et juin.

Quelques réactions:

Sal Guatieri, BMO: «Ça n’inspire pas confiance envers la reprise pour la deuxième moitié de 2011 et ça alimente les craintes d’un retour en récession. Il faut espérer que ça va inciter les politiciens à agir avant qu’il ne soit trop tard.»

Colin Cieszynski, CMC Markets: «Les chiffres du PIB américain indiquent non seulement que toute cette incertitude a un effet négatif sur l’économie, mais ça apporte aussi une confirmation supplémentaire à l’effet que QE2 a été un échec complet à l’exception de la création d’inflation. En réaction vendredi, la pression à la baisse s’intensifie, mais on pourrait voir une chasse aux aubaines sélectives plus tard pendant la journée.»

James Marple, TD: «Sans exagération, les statistiques sont horribles. Depuis un an, l’économie américaine n’a pas connu une croissance suffisamment forte pour diminuer un taux le chômage qui n’est pas resté aussi élevé depuis la Dépression. Une décélération de la croissance est l’équivalent de se diriger exactement dans la mauvaise direction. Compte tenu de l’ampleur du déclin, ce n’est rien de moins que de la stagflation. La crise politique à Washington présente un risque important pour les perspectives. En plus de la perte d’appétit pour le risque sur les marchés, l’incertitude est un frein sur l’embauche et les investissements. Une solution rapide à la crise politique est une condition préalable à une amélioration de la croissance économique.»

Doug Porter, BMO: «L’économie canadienne a été frappée par une chose et une autre au printemps et elle fait maintenant face à l’incertitude qui émane de Washington. Bien que j’estime que le scénario le plus probable est une modeste reprise de la croissance au cours de la deuxième partie de l’année, le point de départ est encore plus bas qu’on le prévoyait et il y a encore plusieurs dangers qui guettent l’économie.»

Emanuella Enenajor, CIBC: «La forte baisse dans le secteur des ressources a affecté le PIB canadien en mai. Les feux de forêt en Alberta ont été un facteur, mais les fermetures et les diminutions de production dans les entreprises qui exploitent des sables bitumineux sont l’élément clé qui explique la situation.»

Peter Boockvar, Miller Tabak: «L’économie américaine s’est presque complètement arrêtée au cours des deux derniers trimestres. Bien que le désastre au Japon a eu une influence, ça ne passe pas proche d’expliquer cette faiblesse, en particulier à ce stade-ci du cycle économique.»

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Vendredi 29 juillet 2011 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Commentaires (4)

Pourquoi la Scotia décote Potash

potcorp

Dans un billet ici sur ce blogue il y a une semaine, il était expliqué en quatre arguments pourquoi la Scotia recommandait l’achat de Potash avant la publication des résultats.

Aujourd’hui, l’analyste Ben Isaacson, de la Scotia, explique pourquoi il retire sa recommandation d’achat au lendemain de la présentation de résultats supérieurs aux attentes par Potash.

«Ma perception de Potash n’a pas changé. Le titre de Potash devrait mieux performer que ceux de tous les autres producteurs d’engrais à long terme. Je révise même à la hausse mes prévisions de bénéfices pour 2011 et 2012. Je me demande toutefois comment Potash pourra générer 5$ de profits par action en 2012.

La compagnie pourrait cependant générer près de 6$ par action d’ici 2015 ou 2016, ce qui marquerait le sommet pour la rentabilité espérée à mon avis. Une capacité excédentaire risque de se faire sentir après 2016, ce qui va mettre fin au party de la potasse.

Les investisseurs devraient considérer prendre leurs profits avec l’action de Potash autour de 65$. Ma cible sur un an est fixée à 66$.

J’estime que le marché a pratiquement pleinement escompté les fondamentaux spectaculaires ainsi que les perspectives de croissance à moyen terme des marges et des profits.

Le titre de Potash (POT) a déjà gagné 15% cette année.

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