Richard Dufour

Archive, mai 2011

Mardi 31 mai 2011 | Mise en ligne à 16h23 | Commenter Commentaires (2)

Juin arrive avec Bombardier

Le 1er juin marque le début de la saison des ouragans sur la côte atlantique, une période importante pour les assureurs après un printemps marqué par des inondations et des tornades.

Le 1er juin marque le début de la saison des ouragans sur la côte atlantique, une période importante pour les assureurs après un printemps marqué par des inondations et des tornades.

Juin va commencer avec l’analyse des résultats de Bombardier qui seront disponibles avant le début de la première séance boursière du mois.

Le consensus des analystes s’articule autour d’un bénéfice par action de 10 cents. C’est en partie avec ce chiffre que la performance de la compagnie sera jugée.

La direction de Bombardier a par ailleurs convié ses actionnaires en matinée pour l’assemblée annuelle de l’entreprise au centre-ville de Montréal.

Le gros événement à surveiller chez Bombardier (BBD.B) ne viendra probablement que plus tard en juin. Plusieurs analystes ont souligné depuis une semaine que le Salon de l’aéronautique qui se déroulera à Paris du 20 au 26 juin pourrait être un bel endroit pour annoncer de nouvelles commandes pour la CSeries.

En plus de ceux de Bombardier, les résultats trimestriels de Technologies Miranda et Chorus Aviation (anciennement Jazz Air), sont également attendus mercredi.

Plusieurs statistiques économiques d’importance contribueront aussi à façonner l’entrée en juin.

Les données de plusieurs pays sur leur secteur manufacturier (indicateurs PMI et ISM) pour le mois de mai, dont ceux de la Chine, de l’Allemagne et des États-Unis, seront analysées pendant la journée.

Un premier regard sur le marché américain de l’emploi de mai sera offert en matinée par la présentation des sondages des firmes Challenger et ADP. Les économistes s’attendent à ce que ADP dévoile un chiffre légèrement inférieur à celui de 179 000 d’avril.

Des statistiques américaines sur les dépenses de construction en avril et les ventes de véhicules en mai seront également absorbées.

La mise à jour hebdomadaire des inventaires de pétrole, qui se fait généralement le mercredi, est repoussée à jeudi en raison du congé férié du Memorial Day observé lundi.

Le mois de mai s’est terminé sur une note positive mardi aux États-Unis avec une hausse de 1%. À Toronto, le TSX a terminé la séance en léger repli.

Après avoir progressé en janvier et en février, le principal indice de la Bourse de Toronto vient d’enregistrer une baisse pour un troisième mois consécutif.

Le TSX a reculé de 1% en mai, mais affiche encore une hausse de 3% pour l’année.

Le prix du baril de pétrole s’est apprécié de 2% mardi à 102$ au Nymex. Le baril de brut avait commencé le mois de mai à 113$. Il a largué 10% de sa valeur pendant le mois.

Le Dow Jones et l’indice S&P 500 ont perdu 2% en mai.

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Mardi 31 mai 2011 | Mise en ligne à 14h32 | Commenter Commentaires (10)

Les taux vont monter, la question est de savoir quand

fourchette

Après avoir pris connaissance du communiqué de la Banque du Canada mardi et lu les réactions, il semble qu’on peut oublier juillet et penser à septembre.

Mais encore là, ça va dépendre. Cet hiver, les économistes étaient nombreux à s’attendre à une hausse de taux en mai. Certains disaient même avril.

Il vaut la peine de souligner à cet égard que les économistes de la Scotia affirment depuis longtemps que la prochaine hausse de taux ne viendra pas avant l’automne.

La Banque du Canada garde donc sans surprise son taux directeur inchangé à 1% et continue d’évaluer l’évolution de l’économie et des marchés.

Deux réactions:

Sébastien Lavoie, Banque Laurentienne: «Ceux qui pensaient que la Banque du Canada attendrait à 2012 avant de sortir des lignes de côté ont dû réajuster leur tir mardi matin. Le simple ajout de quelques mots dans le communiqué (dans la mesure et en partie le moment venu) a fait monté le taux obligataire à échéance de 2 ans et le huard. La banque a ainsi voulu donner l’mpression que le taux directeur ne restera pas éternellement à 1%. La banque hésitait à hausser les taux ce printemps compte tenu de l’intensification de la crise en Europe qui peut créer des perturbations dans le système et contrecarrer la reprise. Un autre nuage qui n’a pas été mentionné mardi pourrait prendre forme aux États-Unis si Démocrates et Républicains n’en viennent pas à un accord à propos d’une réforme fiscale et du relèvement du plafond de la dette d’ici le 2 août. Sans entente, le Trésor devra sabrer dans les dépenses, ce qui ramènerait le spectre de la récession. Il serait surprenant selon nous de voir la Banque du Canada subitement sortir des lignes de côté le 19 juillet en l’absence d’un dénouement positif à cet égard. Si tout va pour le mieux, un relèvement est concevable au plus tôt le 7 septembre.»

Paul-André Pinsonnault, Banque Nationale: «Bien que la Banque du Canada soit en passe d’atteindre sa prévision de croissance du PIB réel, la voie de l’inflation commence à dévier sensiblement du cap fixé. Cela laisse entrevoir que la capacité inutilisée est moins grande que ce que supposait la banque. La révision du déflateur du PIB pointe dans la même direction. Dans ce contexte, les rapports sur l’inflation selon l’IPC seront déterminants pour influencer les décisions de la banque pendant les prochains mois et, alors que le communiqué de mardi ouvre déjà la porte à des hausses de taux, nous prévoyons que la Banque visera un taux de financement à un jour de 2% d’ici la fin de l’année.»

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Mardi 31 mai 2011 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Un commentaire

San Francisco amplifie les craintes envers Pages Jaunes

Le pdg Marc Tellier

Le pdg Marc Tellier

Vous êtes nombreux à poser des questions sur la situation dans laquelle se trouve Yellow Média (YLO).

Ce qui se passe dans l’Ouest américain (il en avait été question ici sur le blogue au début du mois) est certainement un élément qui contribue à placer le titre de l’entreprise de Verdun sous pression depuis un moment.

Par ailleurs, ceux qui suivent les transactions d’initiés auront peut-être remarqué que le chef des finances a vendu 200 000 actions au prix de 4,69$ il y a deux semaines. Les détails se trouvent dans notre section transactions d’initiés qui proviennent du Bulletin de l’AMF.

Voici trois avis publiés dans les dernières heures sur Bay Street:

Arvinda Galappatthige, Canaccord/Genuity: «Le titre a perdu 20% en mai et c’est principalement lié aux inquiétudes grandissantes envers les perspectives pour les annuaires traditionnels. Un projet de loi a été adopté la semaine passée à San Francisco pour empêcher la distribution systématique de bottins aux portes des résidences. Pour obtenir un bottin, un citoyen devra d’abord en faire la demande. À ma connaissance, il n’y a rien de semblable au Canada. Bien que je crois que Yellow Média connaîtra un certain succès avec son virage numérique, je pense que le déclin des revenus tirés des bottins traditionnels va plus qu’annuler la croissance des revenus tirés du numérique. De plus, si les activités traditionnelles se détériorent comme c’est le cas ailleurs à l’étranger, les flux de trésorerie (FCF) et les bénéfices seront affectés de manière significative.»

Paul Steep, Scotia Capital: «L’adoption du projet de loi à San Francisco a des effets négatifs sur l’industrie des bottins imprimés. La direction de Yellow Média continue de se montrer proactive pour répondre aux préoccupations des consommateurs et des environnementalistes. Je reste cependant prudent pendant que la compagnie procède à une transformation à long terme de son modèle d’affaires. Le niveau de risque augmente.»

Adam Shine, Financière Banque Nationale: «Je suis capable d’énumérer plusieurs raisons pour expliquer pourquoi le titre continue de baisser. Certains se demandent si on peut comparer Yellow Média à Quebecor World qui s’est protégée de ses créanciers en 2008. Bien qu’on peut voir des similarités, Yellow Média n’est pas sur le point de briser ses engagements et la compagnie n’est pas appelée à refinancer ses dettes de façon imminente. Yellow Media attend des entrées d’argent suite à la vente de certains actifs et est engagée dans un programme de rachat d’actions. Toutefois, au lieu de se concentrer sur les éléments positifs qui découlent de la vente d’actifs, les marchés semblent s’arrêter au fait que l’entreprise vend ses actifs qui offrent la plus forte croissance. Le titre pourrait bien glisser sous la marque des 3,50$ et à ce niveau ceux qui vendent à découvert pourraient devoir couvrir leurs positions, ce qui pourrait renverser la tendance. Il y a encore des risques pour un investisseur avant de penser pouvoir profiter du rendement offert par le dividende et on peut se demander si ce dividende peut être maintenu au niveau actuel.»

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