Richard Dufour

Archive, avril 2011

Vendredi 29 avril 2011 | Mise en ligne à 16h47 | Commenter Commentaires (40)

Sera-t-il prudent de vendre en mai?

Warren Buffett redevient une «rockstar» pour un jour à tous les ans pendant l’assemblée annuelle de Berkshire Hathaway.

Warren Buffett redevient une «rockstar» pour un jour à tous les ans pendant l’assemblée annuelle de Berkshire Hathaway.

La période typiquement favorable est passée en Bourse.

Les mois de janvier à avril ont souvent été de bons mois en Bourse en raison notamment de la période des REER.

L’été s’en vient, ce qui est synonyme de vacances et de volume à la baisse en Bourse.

Cette année, la fin prochaine du programme de rachat d’actifs de la Fed, l’incertitude fiscale et politique et le niveau atteint par les indices boursiers, les marges de profits et le baril de pétrole viennent alimenter les réflexions.

En mai, sera-t-il mieux de rester patient avec ses positions et de les protéger et même de les bonifier ou sera-t-il préférable de liquider?

Près de 200 compagnies qui composent l’indice S&P 500 ont dévoilé leurs résultats trimestriels au cours de la semaine qui vient de se terminer. Environ les deux tiers des chiffres d’importance ont maintenant été dévoilés dans cette autre ronde de résultats aux États-Unis.

Le Dow Jones a gagné 4% en avril. Le S&P 500 et le Nasdaq ont prix 3% pendant le mois, alors que le TSX a fait bande à part en reculant de 1%.

L’or vient d’atteindre un autre sommet et le prix du baril de pétrole a clôturé la semaine à un cheveu de la marque des 114$.

Le prix du brut s’est apprécié de 7% en avril.

Les investisseurs vont tenter de valider la situation au cours de la semaine qui vient avec plusieurs statistiques économiques et d’autres résultats financiers qui vont mener à la mise à jour mensuelle du marché américain de l’emploi vendredi prochain.

Les chiffres sur l’emploi de vendredi devraient nous révéler tout ce qu’on a besoin de savoir à propos de la réflexion de la Fed sur sa politique monétaire.

Les récentes données sur les demandes hebdomadaires d’assurance-chômage laissent planer un doute sur la création d’emploi en avril qui pourrait avoir été moins forte qu’en mars aux États-Unis.

«Je crois que la reprise dans le marché du travail se poursuit. La respectable création de 170 000 emplois devrait être annoncée pour avril», commente Sonya Gulati, de la TD.

Une autre allocution du président de la Fed sera à surveiller cette semaine. Elle viendra à la veille de la publication des données mensuelles sur l’emploi. Ben Bernanke participera jeudi à une conférence bancaire organisée à Chicago.

Plusieurs grandes entreprises vont dévoiler leur performance trimestrielle d’ici vendredi prochain, dont Agrium, Pfizer, SNC Lavalin, Osisko, Kraft, Telus, Yellow Média, Manuvie, Cameco, Bell Aliant, Kinross, Goldcorp, Molson, Comcast, Suncor, Air Canada, WestJet, Magna, Loblaw, GM, Visa, DragonWave, Labopharm et Manitoba Telecom.

Research in Motion (RIM) retiendra l’attention toute la semaine. Une journée pour les investisseurs a été organisée en Floride lundi et la conférence BlackBerry World se déroulera à Orlando de mardi à jeudi.

Le dévoilement de nouveaux produits est attendu. Étant donné le contexte actuel, ça prendrait peut-être le dévoilement du PlayBook 2 pour renverser la vapeur.

Plus sérieusement, il n’est pas impossible que la compagnie contre-attaque en annonçant, par exemple, un programme de rachat d’actions, ce qui ne serait peut-être pas une mauvaise idée au prix actuel du titre.

Warren Buffett alimentera les manchettes financières pendant le weekend et lundi matin. Berkshire Hathaway tient l’assemblée annuelle de ses actionnaires samedi.

C’est par ailleurs le «Golden Week» qui commence au Japon. Il s’agit d’une série de jours fériés au début mai pendant lesquels les gens prennent des vacances et plusieurs entreprises fonctionnent avec un effectif minimal.

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Vendredi 29 avril 2011 | Mise en ligne à 15h38 | Commenter Commentaires (2)

Derrière le bond chez TransForce

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L’entreprise montréalaise vient d’annoncer l’acquisition des actifs des activités canadiennes de DHL Express Canada.

Cette entente est qualifiée de «stratégique» par le pdg Alain Bédard et devrait rapporter 275 millions de dollars par année. En réaction, le titre de TranForce (TFI) s’est rapidement apprécié de près de 10% vendredi.

Voici deux réactions récoltées sur Bay Street:

Benoît Poirier, Desjardins Valeurs Mobilières: «Cette acquisition représente la deuxième partie de la stratégie de l’entreprise qui vise à solidifier sa position dans la livraison de colis et de courrier qui avait commencé avec l’acquisition de Dynamex. La transaction annoncée vendredi matin est positive et augmente l’exposition de TransForce au segment à fortes marges bénéficiaires qu’est celui du transport de colis et de courrier. Et ce pour un prix raisonnable (moins de 25 millions de dollars). Mon cours cible est de 20% et ma recommandation est Top Pick.»

Walter Spracklin, RBC: «L’entente annoncée est un catalyste positif à mon avis. La transaction est conforme aux efforts déployés par les dirigeants pour augmenter la densité de son activité dans les services de livraison de colis et de courrier. J’estime que ça va avoir un impact positif sur la valeur de la compagnie en Bourse. Je bonifie donc mon cours cible à 18$. Il était auparavant de 17$. Je continue de voir TransForce comme étant un de mes titres préférés dans le secteur des transports et je réitère ma recommandation d’achat.»

TransForce publiera ses résultats trimestriels le 17 mai.

C’est par ailleurs la deuxième fois en deux jours que Benoît Poirier publie un commentaire sur TransForce. Jeudi, il avait souligné que le récent repli du titre était injustifié et qu’il fallait profiter de l’occasion offerte par ce point d’entrée pour initier une position dans le titre.

L’analyste mentionnait aussi que plusieurs comparables du secteur des transports venaient de dévoiler des résultats encourageants aux États-Unis et que l’indice ISM manufacturier laisse entrevoir que le transport par camions est appelé à voir ses activités continuer d’augmenter.

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Vendredi 29 avril 2011 | Mise en ligne à 14h49 | Commenter Aucun commentaire

Deux avis bien différents sur Microsoft

msftbing

La crise d’identité semble se poursuivre chez Microsoft. L’action (MSFT) est sous pression au lendemain de la publication des résultats trimestriels.

Voici deux réactions (bien différentes) tombées dans ma boîte de courriels vendredi:

Colin Gillis, BGC Partners: «Ceux qui disent que Microsoft ne peut pas servir le consommateur doivent repenser ce qu’ils disent. Kinect (la manette, c’est vous au Xbox) est le produit électronique de consommation populaire qui se vend le mieux dans l’histoire, selon le livre des records Guiness. Microsoft est notre choix pour la valeur et les dividendes. La compagnie verse un dividende de 16 cents par trimestre pour un rendement de 2,43% qui se compare favorablement à celui du S&P 500 qui est de 1,82%. La compagnie est une des meilleures pour ce qui est de retourner de l’argent aux actionnaires. Environ 2,19 milliards de dollars ont été retournés pendant le trimestre terminé en mars via le dividende et le rachat d’actions. Le titre se négocie à un multiple attrayant. Je suggère l’achat avec une cible de 34$.»

Ken Hackel, CT Capital: «Il doit bien exister une meilleure façon de récompenser les actionnaires. La compagnie vient de révéler que pour seulement la deuxième fois depuis 10 ans, la firme n’a pas racheté d’actions au net pendant le trimestre (rachat par rapport aux nouvelles émissions). En fait, le nombre d’actions en circulation a augmenté par rapport au trimestre précédent. Est-ce une anomalie ou le début d’une tendance? Depuis 10 ans, Microsoft a dépensé plus du tiers de sa capitalisation boursière pour racheter des actions lorsque la valeur de l’entreprise était initialement de 325 milliards, soit 46% de plus qu’aujourd’hui. Depuis 20 ans, Microsoft a racheté pour 93,5 milliards de dollars d’actions, ce qui est certainement un record de gaspillage corporatif. Si Bill Gates aimerait avoir plus d’argent pour sa fondation, je lui suggère de faire de meilleurs investissements en technologie, incluant des coentreprises. Imaginez si quelqu’un chez Microsoft avait eu l’idée d’investir à un coût raisonnable lorsque c’était possible dans Facebook ou dans une des centaines de petites entreprises intéressantes qui sont actives sur le Web. La compagnie n’a pas vu venir la révolution des tablettes même si elle est active dans la R&D. Depuis un an, Microsoft a dépensé 11 milliards, soit 4,8% de sa valeur boursière pour racheter 3,8% de sa valeur actuelle au marché., ce qui prouve la folie de son programme de rachat d’actions. Racheter des actions ne fait rien pour améliorer le retour sur l’investissement. Ça sert à augmenter le coût du capital en raison du déplacement dans la structure financière. Et le plus souvent, c’est un reflet de la mauvaise gestion dans l’utilisation du capital de la compagnie.»

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