La publication d’un gros chiffre de création d’emplois vendredi aux États-Unis laisserait entendre que les entreprises sont plus disposées à embaucher et qu’elles ont besoin de plus d’employés, ce qui serait un autre signal positif pour l’économie et pour les revenus des entreprises.
À 10 jours du début de la prochaine ronde de divulgation des résultats trimestriels, cette mise à jour mensuelle du marché américain de l’emploi sera probablement la statistique économique la plus importante depuis un moment.
Au minimum, les données aideront les investisseurs à faire une meilleure lecture de la tendance qui se dégage dans les entreprises pour ce qui est des embauches de personnel.
Le consensus se situe à 200 000 emplois ajoutés en mars, ce qui est légèrement plus que les 192 000 ajoutés en février. Les prévisions de certains économistes recensés par Bloomberg surpassent toutefois la marque de 300 000 pour mars.
«Je m’attends à une création globale de 230 000 emplois et le plus fort gain dans le secteur privé en cinq ans, soit 250 000 emplois. Les marchés ont ignoré les statistiques économiques décevantes de la semaine passée, mais ils pourraient ne pas pardonner aussi facilement une mise à jour décevante vendredi matin», dit Sal Guatieri, chez BMO.
«Plus d’emplois, ça veut dire plus de gens qui achètent des maisons, ce qui aide à placer un plancher sous les ventes et le prix des résidences. La création d’emplois aide également à supporter les dépenses de consommation.»
Le taux chômage officiel devrait rester inchangé à 8,9%.
«Il va demeurer aux alentours de 9% à cause du retour sur le marché des gens découragés qui avaient abandonné la recherche d’un travail. Ils vont pousser le taux de participation plus haut», commente Avery Shenfeld, à la CIBC.
Dans le secteur privé, la création d’emplois pourrait dépasser les 200 000 emplois pour un deuxième mois de suite, ce qui n’a pas été observé depuis longtemps.
L’emploi n’est toutefois pas le seul élément qui va influencer l’allure de la séance boursière de vendredi.
L’Indice ISM manufacturier américain, des données sur les dépenses en construction et les ventes de véhicules neufs aux États-Unis ainsi que la mise à jour de plusieurs indicateurs industriels (PMI) un peu partout dans le monde seront aussi absorbées en matinée.
Ces informations vont contribuer à mieux évaluer l’économie afin de savoir si elle carbure suffisamment pour que les autorités envisagent un resserrement de la politique monétaire.
Jeudi, les principaux indices nord-américains ont clôturé le premier trimestre dans une séance relativement stable.
Le titre de Bombardier (BBD.B) a été l’étoile québécoise du jour jeudi avec un bond de 13% en réaction aux résultats financiers publiés par l’entreprise.
L’action de l’entreprise de Longueuil, Héroux-Devtek (HRX), a aussi connu une bonne séance en s’appréciant de 4%.
Héroux-Devtek a réalisé des gains intéressants à tous les jours cette semaine et l’action, qui a touché jeudi un nouveau sommet des 52 dernières semaines, vaut maintenant 9$.
Le premier trimestre de l’année aura livré des gains spectaculaires de 6% pour le Dow Jones et de 5% pour le S&P 500, le Nasdaq et le TSX.
Le prix du baril de pétrole, qui commencé l’année à 91$, vient de clôturer à 106,72$ au Nymex. C’est une progression de 17% depuis le 1er janvier. Le secteur de l’énergie a certainement été un bon endroit pour faire fructifier ses avoirs jusqu’ici en 2011.
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