Richard Dufour

Archive, mars 2011

Jeudi 31 mars 2011 | Mise en ligne à 16h13 | Commenter Commentaires (6)

Positionné pour l’emploi

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La publication d’un gros chiffre de création d’emplois vendredi aux États-Unis laisserait entendre que les entreprises sont plus disposées à embaucher et qu’elles ont besoin de plus d’employés, ce qui serait un autre signal positif pour l’économie et pour les revenus des entreprises.

À 10 jours du début de la prochaine ronde de divulgation des résultats trimestriels, cette mise à jour mensuelle du marché américain de l’emploi sera probablement la statistique économique la plus importante depuis un moment.

Au minimum, les données aideront les investisseurs à faire une meilleure lecture de la tendance qui se dégage dans les entreprises pour ce qui est des embauches de personnel.

Le consensus se situe à 200 000 emplois ajoutés en mars, ce qui est légèrement plus que les 192 000 ajoutés en février. Les prévisions de certains économistes recensés par Bloomberg surpassent toutefois la marque de 300 000 pour mars.

«Je m’attends à une création globale de 230 000 emplois et le plus fort gain dans le secteur privé en cinq ans, soit 250 000 emplois. Les marchés ont ignoré les statistiques économiques décevantes de la semaine passée, mais ils pourraient ne pas pardonner aussi facilement une mise à jour décevante vendredi matin», dit Sal Guatieri, chez BMO.

«Plus d’emplois, ça veut dire plus de gens qui achètent des maisons, ce qui aide à placer un plancher sous les ventes et le prix des résidences. La création d’emplois aide également à supporter les dépenses de consommation.»

Le taux chômage officiel devrait rester inchangé à 8,9%.

«Il va demeurer aux alentours de 9% à cause du retour sur le marché des gens découragés qui avaient abandonné la recherche d’un travail. Ils vont pousser le taux de participation plus haut», commente Avery Shenfeld, à la CIBC.

Dans le secteur privé, la création d’emplois pourrait dépasser les 200 000 emplois pour un deuxième mois de suite, ce qui n’a pas été observé depuis longtemps.

L’emploi n’est toutefois pas le seul élément qui va influencer l’allure de la séance boursière de vendredi.

L’Indice ISM manufacturier américain, des données sur les dépenses en construction et les ventes de véhicules neufs aux États-Unis ainsi que la mise à jour de plusieurs indicateurs industriels (PMI) un peu partout dans le monde seront aussi absorbées en matinée.

Ces informations vont contribuer à mieux évaluer l’économie afin de savoir si elle carbure suffisamment pour que les autorités envisagent un resserrement de la politique monétaire.

Jeudi, les principaux indices nord-américains ont clôturé le premier trimestre dans une séance relativement stable.

Le titre de Bombardier (BBD.B) a été l’étoile québécoise du jour jeudi avec un bond de 13% en réaction aux résultats financiers publiés par l’entreprise.

L’action de l’entreprise de Longueuil, Héroux-Devtek (HRX), a aussi connu une bonne séance en s’appréciant de 4%.

Héroux-Devtek a réalisé des gains intéressants à tous les jours cette semaine et l’action, qui a touché jeudi un nouveau sommet des 52 dernières semaines, vaut maintenant 9$.

Le premier trimestre de l’année aura livré des gains spectaculaires de 6% pour le Dow Jones et de 5% pour le S&P 500, le Nasdaq et le TSX.

Le prix du baril de pétrole, qui commencé l’année à 91$, vient de clôturer à 106,72$ au Nymex. C’est une progression de 17% depuis le 1er janvier. Le secteur de l’énergie a certainement été un bon endroit pour faire fructifier ses avoirs jusqu’ici en 2011.

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Les trois premiers mois de l’année ont été particulièrement bons pour les investisseurs de façon générale.

Le TSX de la Bourse de Toronto a gagné 5% au cours du premier trimestre.

À moins d’une surprise, il ne devrait pas y avoir trop de changements pendant la dernière séance du trimestre aujourd’hui.

Les gagnants du premier trimestre de 2011 au Canada sont notamment Bombardier (+30%), Tembec (+50%), Exfo (+50%), Imperial Oil/Esso (+25%) et Stella-Jones (+20%).

Chez les perdants, on retrouve Transat (-35%), Air Canada (-30%), Kinross Gold (-20%) et Cameco (-30%).

Notez que le tableau ci-dessous est le LPA 100, qui se veut une sélection de 100 titres inscrits à Toronto. La performance boursière du mois en pourcentage est le chiffre qui accompagne chaque titre dans le tableau.

Voici ce qu’il fallait détenir et ce qu’il fallait éviter depuis le début de l’année:

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Jeudi 31 mars 2011 | Mise en ligne à 9h57 | Commenter Aucun commentaire

Nos banques bien positionnées aux États-Unis

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Plus tôt cette semaine après la publication de l’indice Case-Shiller du prix des logements aux États-Unis, l’analyste Michael Goldberg avait indiqué dans un rapport de recherche que les déboires dans le marché immobilier américain constituaient toujours un problème pour les banques américaines, mais que ça pourrait permettre aux banques canadiennes de se montrer plus agressives pour gagner des parts de marché aux États-Unis.

Aujourd’hui, l’analyste de Desjardins Valeurs Mobilières publie une note dans laquelle il souligne que l’environnement est beaucoup moins concurrentiel dans le secteur bancaire américain qu’il ne l’était avant la crise financière.

«Je m’attends à ce que la consolidation dans l’industrie continue au cours des prochaines années», dit-il.

«Les banques canadiennes sont bien évaluées en ce moment. À partir d’aujourd’hui, l’évaluation des banques en Bourse sera fonction des perspectives de croissance qui vont ajouter de la valeur avec le temps. Notamment via la gestion de patrimoine pour ce qui est du court terme et via les activités à l’extérieur du Canada pour ce qui est d’un horizon à plus long terme.»

Selon Michael Goldberg, la Banque TD et la Scotia sont les banques canadiennes les plus fortes aujourd’hui, mais c’est la Banque de Montréal qui offre le plus gros potentiel d’appréciation.

«Principalement parce que les marchés se montrent sceptiques en ce moment face à la récente acquisition de Marshall & IIsley

L’analyste précise que la capitalisation boursière globale des six grandes banques canadiennes s’est appréciée de 30% depuis mai 2007 et que chacune des banques a généré de la croissance. À titre de comparaison, seulement six des 26 banques américaines analysées par Desjardins ont enregistré de la croissance pendant la même période.

«Les banques canadiennes ont émergé de la crise financière en étant de plus gros joueurs dans le secteur bancaire américain et les conditions actuelles placent nos banques en position d’augmenter encore davantage leurs parts de marché.»

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