Richard Dufour

Archive, février 2011

Lundi 28 février 2011 | Mise en ligne à 16h17 | Commenter Commentaires (39)

Huit de suite au TSX

Le mois de mars arrive avec Ben Bernanke qui présente son témoignage semestriel sur la politique monétaire à Washington.

Le mois de mars arrive avec Ben Bernanke qui présente son témoignage semestriel sur la politique monétaire à Washington.

C’est tout pour février qui vient de produire une hausse à Toronto pour un huitième mois consécutif.

Le TSX vient d’enregistrer une de ses meilleures performances mensuelles depuis un an en ajoutant près de 600 points en un mois.

Le principal indice de la Bourse de Toronto a clôturé le mois à plus de 14 100 points avec un bond de 4% en février qui s’ajoute à un gain d’environ 1% en janvier et de 4% en décembre.

Le prix du baril de brut a gagné environ 5% pendant le mois pour terminer février à quelques cents de la marque des 97$ au Nymex.

L’or a aussi connu un bon mois. Après avoir cédé 6% en janvier, le prix de l’or s’est apprécié de 6% en février.

À New York, le Dow Jones a avancé de 3% au cours du mois après avoir gagné 3% en janvier et 5% en décembre.

Mars arrive avec un menu chargé.

Les investisseurs vont commencer le mois en mesurant l’activité dans le secteur manufacturier un peu partout dans le monde (Europe, Asie, Inde et États-Unis).

L’indice ISM manufacturier des Américains devrait montrer mardi que l’activité a continué d’être forte en janvier. Les économistes s’attendent à ce que l’indice demeure en territoire expansionniste et relativement inchangé par rapport à ce qu’il était en janvier. L’indice ISM sera publié à 10h.

Lundi, l’indice PMI de Chicago a surpassé les attentes.

La pression a par ailleurs monté d’un cran lundi en faveur d’une hausse de taux au Canada avec des données sur le PIB supérieures aux prévisions. La Banque du Canada va annoncer mardi matin que son taux directeur restera inchangé à 1%, mais il faut s’attendre à ce que les gens de la banque offrent des commentaires sur la poussée des prix de l’énergie.

«Ça serait un choc de voir la Banque du Canada annoncer une hausse de taux mardi malgré la croissance économique observée au quatrième trimestre», commente Paul Ferley, chez RBC.

«Les données sur le PIB ont aidé le dollar canadien à toucher lundi un sommet des trois dernières années. Et les conditions semblent réunies pour que le huard continue de monter puisque la Banque du Canada devrait annoncer sa prochaine hausse de taux avant que la Fed touche à ses taux», souligne Benjamin Reitzes, chez BMO.

L’Australie fera aussi connaître avant l’ouverture de la séance de mardi sa décision concernant son taux directeur.

La journée de mardi marquera le début du témoignage semestriel du président de la Réserve fédérale américaine sur la politique monétaire. Le témoignage de Ben Bernanke se déroulera sur deux jours à Washington.

Wall Street voudra savoir à quel point il pense que la hausse du prix du baril de pétrole a un impact sur la croissance et l’inflation et si des modifications possibles sont envisagées au programme de rachat d’actifs de la Fed. Son témoignage commencera à 10h.

Des données sur les dépenses en construction de janvier aux États-Unis seront aussi analysées mardi de même que les ventes de véhicules de janvier des deux côtés de la frontière.

Plusieurs grandes entreprises présenteront leurs résultats financiers pendant la journée, dont notamment la Banque de Montréal, Titanium Metals, CenterPoint Energy, Extendicare, Killam Properties, QLT, AutoZone et Silver Standard Resources.

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Lundi 28 février 2011 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Un commentaire

Ce que Bay Street pense du Groupe Distinction

GDI

Le Groupe Distinction ne reçoit pas une grande couverture médiatique comparativement à d’autres compagnies. La présentation des résultats financiers est une opportunité d’en apprendre un peu plus sur l’entreprise.

Bay Street réagit aujourd’hui aux résultats trimestriels publiés vendredi par le Groupe Distinction (GD). Le titre de la compagnie s’est apprécié de 5% vendredi.

Quatre analystes suivent les activités quotidiennes de cette entreprise montréalaise spécialisée dans l’entretien ménager et mécanique. Les quatre analystes s’entendent pour affirmer qu’il faut acheter le titre.

Voici ce qu’ils disent:

Martin Landry, Valeurs Mobilières Desjardins: «Leur modèle d’affaires est simple, les revenus générés sont constants et le niveau de concentration de la clientèle est faible. Étant donné la nature fragmentée des services d’entretien ménager, le Groupe Distinction a l’occasion de participer à la consolidation de son industrie en réalisant des acquisitions qui pourraient se traduire par une forte croissance des bénéfices. Le cours boursier de la compagnie est présentement attrayant. Le titre se négocie à rabais par rapport à ses comparables. Les résultats publiés vendredi sont solides.»

Leon Aghazarian, Industrielle-Alliance: «Les revenus générés au quatrième trimestre de 2010 sont légèrement inférieurs à nos attentes. Mais les marges bénéficiaires contrebalancent cet effet. Pendant que nous attendons l’annonce de la prochaine acquisition, la direction vient de nous dire que la croissance des revenus du nouvel exercice financier commence sur le bon pied. Avec la récente signature d’un nouveau client prometteur et le potentiel pour des acquisitions, nous croyons que le bilan financier amélioré servira de base pour la croissance.»

Vincent Perri, Banque Laurentienne: «La rentabilité du quatrième trimestre surpasse nos attentes. En plus d’être bien positionnée pour consolider le marché, la compagnie bénéficie de revenus récurrents supportés par une tendance vers la sous-traitance. Les dirigeants ont su bien gérer la pression sur les prix qui provient du taux d’inoccupation dans l’immobilier commercial. Le titre est sous-évalué en Bourse par rapport à ses semblables.»

Sarah Hughes, Cormark: «Nous recommandons l’achat avec un cours cible sur 12 mois de 4$.» C’est la plus haute cible fixée par les analystes.

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Lundi 28 février 2011 | Mise en ligne à 9h58 | Commenter Commentaires (2)

Le meilleur secteur dans un rôle de soutien est…

lecan2

La Banque de Montréal est l’institution financière canadienne qui offre le plus beau clin d’oeil aujourd’hui en réaction à la publication des données sur le PIB en soulignant que le prix pour le meilleur secteur dans un rôle de soutien va… aux exportations.

La Banque du Canada a maintenant tout ce dont elle a besoin pour rendre sa décision sur les taux mardi matin et surtout pour nous éclairer afin de nous aider à déterminer si nous devons nous attendre à une hausse de taux ce printemps, cet été ou cet automne.

La croissance de l’activité économique canadienne a surpassé les prévisions des experts en décembre et pour le quatrième trimestre de 2010. La croissance enregistrée au troisième trimestre est même révisée à la hausse. Le PIB réel canadien a progressé de 3,1% en 2010, un contraste frappant avec la contraction de 2,5% de 2009.

Voici cinq interprétations:

Avery Shenfeld, CIBC: «L’augmentation de 0,5% du PIB en décembre donne à l’économie canadienne un bon momentum pour le premier trimestre de 2011. Le dernier trimestre de 2010 efface la déception enregistrée l’été dernier et fait croire que l’année 2010 a commencé du bon pied. Attendons-nous maintenant à ce que la Banque du Canada se montre un peu plus hawkish mardi matin, ce qui devrait mettre la table pour une hausse de taux au deuxième trimestre.»

Dawn Desjardins, RBC: «Les données montrent que l’économie du pays est généralement en meilleur état que ce la Banque du Canada projetait dans son rapport publié le mois dernier. Les récents événements sur les marchés financiers (géopolitique et dette souveraine) vont probablement contribuer à inciter la Banque du Canada à agir avec prudence. Nous prévoyons que les prochaines statistiques économiques montreront que notre économie est ancrée sur une base solide, ce qui nous fait croire que la prochaine hausse de taux sera à la fin mai.»

Doug Porter, BMO: «Étant donné que la croissance est à ce point supérieure aux attentes de la Banque du Canada, cette mise à jour vient faire pencher la balance en faveur d’une hausse de taux plus vite que prévu. Nous nous attendions à une hausse de taux en juillet et nous maintenons cette prédiction. Par contre, s’il devait y avoir une surprise, à notre avis la Banque du Canada bougera avant cela et non pas après juillet.»

Derek Holt, Scotia Capital:
«Les chiffres du PIB de ce matin n’ont qu’un impact modeste sur la Banque du Canada parce que l’appréciation du dollar canadien va aider à contenir l’inflation et à questionner davantage la capacité du pays à soutenir les gains au niveau des exportations. Avec la Fed qui va garder ses taux au plancher jusqu’à l’an prochain (et peut-être même encore plus), nous pensons que la Banque du Canada ne voudra pas risquer de faire grimper le dollar canadien plus haut encore avec une hausse de taux.»

Diana Petramala, TD: «Si le PIB canadien continue à ce rythme, l’économie va opérer à pleine capacité à la fin de l’année, ce qui est un peu plus tôt que la prévision de la Banque du Canada faite le mois dernier. On voit des signes que cette croissance va se poursuivre au moins pendant la première moitié de l’année. La performance supérieure aux attentes au quatrième trimestre augmente les chances de voir la Banque du Canada bouger plus vite qu’anticipé. Nous avions prévu la prochaine hausse de taux pour le mois de juillet. Toutefois, nous continuons de penser que la Banque du Canada va attendre à l’été avant de bouger en raison des faibles taux aux États-Unis et des conséquences haussières qu’une hausse de taux ici aurait sur le dollar canadien.»

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