
Le co-pdg, Jim Balsillie.
Les analystes qui suivent les activités de Research in Motion ont terminé leur journée un peu plus tard jeudi. Moins de 24 heures après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux prévisions par RIM, les analystes présentent leurs réactions. En voici sept:
Peter Misek, Jefferies, suggère l’achat: «La croissance au niveau international continue d’être très forte. L’action a été punie de façon injustifiée depuis le printemps et le rebond cet automne n’est rien de plus qu’une récupération et non pas de l’exubérance liée au Playbook. Compte tenu du fait que le titre se négocie à un multiple inférieur à nos prévisions, il est difficile de croire qu’il y a de l’exubérance. La fenêtre se ferme rapidement sur la thèse des pessimistes.» Sa cible est de 80$.
Son rapport peut être consulté ici.
Tavis McCourt, Morgan Keegan, propose l’achat: «Le trimestre a été médiocre puisque RIM n’a pas atteint tous les objectifs fixés en septembre. Les prévisions offertes par la direction pour les mois à venir sont toutefois encourageantes et elles ne tiennent pas compte de l’arrivée du Playbook pour le mois de mars. Il faut donc s’attendre à ce que le trimestre du printemps offre une belle croissance par rapport au trimestre printanier de cette année. La compagnie a racheté 10% de ses actions au cours de la dernière année et nous pensons que si le titre se trouve encore près de son niveau actuel l’été prochain, la direction va racheter encore 10% de ses actions. Le Playbook offrira ce qu’on appelle «desktop mirroring», ce qui veut dire que la tablette pourra remplacer les portables des employés dans les entreprises.» Sa cible est bonifiée à 96$. Elle était auparavant de 79$.
Son rapport est ici.
Shaw Wu, Kaufman Bros, recommande de conserver: «Il y a quelques drapeaux rouges. Le chiffre d’affaires aux États-Unis ne compte plus que pour 34% du total généré par la compagnie et continue de subir de la pression. Les marges brutes continuent d’emprunter une tendance baissière. Les prévisions de la direction sont optimistes et pourraient s’avérer trop généreuses, ce qui pourrait potentiellement décevoir. De plus, nous ne sommes pas convaincus qu’à part le iPad, les autres tablettes auront du succès au niveau du volume.» Sa cible est de 60$.
Son rapport est ici.
Tero Kuittinen, MKM Partners, propose l’achat: «Il y a eu plusieurs révisions à la baisse de recommandations par des analystes récemment, ce qui a créé un sentiment négatif autour de RIM. Nous pensons que cet élément, les résultats supérieurs aux attentes et les prévisions supérieures au consensus vont contribuer à faire bondir le titre dans les prochaines semaines. Le seul élément négatif est le nombre de nouveaux abonnés, mais c’est tolérable considérant que la compagnie génère quand même une croissance de ses bénéfices de l’ordre de 45%.» Sa cible est de 69$.
Son rapport est ici.
Simona Jankowski, Goldman Sachs, propose de vendre: «Il y a du positif et du négatif qui se dégage du trimestre. Le profil reste risqué et nous préférons demeurer sur les lignes de côté. Le ratio risque versus récompense n’est pas attrayant.» Elle bonifie tout de même sa cible à 60$. Elle était de 57$.
Son rapport est ici.
Mike Abramsky, RBC, qualifie le titre de Top Pick: «Malgré les bons résultats, le sentiment devrait demeurer polarisé à court terme en attendant plus de visibilité pour le Playbook notamment. Les précisions qui seront éventuellement offertes devraient ramener la confiance chez les investisseurs en ce qui concerne l’innovation et la compétitivité de RIM. L’exécution est l’élément de risque à surveiller.» Sa cible est de 90$.
Son rapport est ici.
Colin Gillis, BGC Partners, suggère encore la vente: «Ces résultats ne font pas tomber les questions qui subsistent. Nous n’avons aucun intérêt à être un perma-bear sur RIM, mais nous restons inquiets de voir les inventaires augmenter et de constater une érosion des parts de marchés en Amérique du Nord.» Sa cible est toutefois bonifiée à 45$. Elle était de 42$.
Son rapport est ici.