Richard Dufour

Archive, octobre 2010

Vendredi 29 octobre 2010 | Mise en ligne à 16h05 | Commenter Commentaires (45)

La plus grosse de l’année s’en vient

cestlaquecasepasse

La prochaine semaine est chargée d’événements qui renferment un potentiel d’impact plus élevé qu’en temps normal.

Un bon volume de transactions est à prévoir dans ce qui se dessine pour être une semaine particulière comme on n’en voit pas souvent sur les marchés.

C’est peut-être la semaine la plus importante de l’année qui se présente.

Il y aura les élections de mi-mandat mardi aux États-Unis. Le lendemain, la Fed rendra son verdict à savoir si oui ou non un assouplissement monétaire additionnel est requis.

Vendredi, les mises à jour mensuelles du marché de l’emploi seront publiées au Canada et aux États-Unis.

Mercredi, le ministre canadien de l’Industrie nous dira si la vente de Potash représente un avantage net pour le Canada. À défaut de quoi, il a le pouvoir de bloquer le projet de transaction avec BHP Billiton.

Il n’y a par ailleurs pas que la Fed qui va discuter de politique monétaire la semaine prochaine. Les banques centrales d’Angleterre, d’Australie, du Japon, d’Europe et de l’Inde ont aussi une rencontre au calendrier d’ici vendredi prochain.

Les investisseurs semblent miser sur une aide gouvernementale pour mousser leurs gains boursiers, un jeu qui peut devenir dangereux si l’aide s’avère inférieure aux attentes. Jusqu’ici, les marchés semblent confortables avec l’idée de voir les banques centrales apporter de nouvelles liquidités pour contribuer à la relance de l’économie.

Les résultats financiers des entreprises reçoivent un peu d’ombre en raison de l’attention portée vers la Fed. Il n’en reste pas moins que près du tiers des compagnies qui composent l’indice S&P 500 ont publié leurs résultats des mois d’été pendant la dernière semaine (dont 6 membres du Dow Jones).

Le gros de la saison des résultats est maintenant passé aux États-Unis. Et les résultats sont bons dans l’ensemble. Il y a encore environ le tiers des entreprises du S&P 500 qui vont dévoiler leurs chiffres dans les prochaines semaines et les grandes entreprises canadiennes seront nombreuses à défiler à partir de maintenant.

D’ici vendredi, nous en apprendront plus sur la récente performance chez Saputo, BCE, Manuvie, Dorel, Agrium, SNC Lavalin, Sun Life, Kinross, Air Canada, Electronic Arts, Osisko, Imperial Oil (Esso), Kellogg, Pfizer, Newmont Mining, Anheuser-Busch, Suncor, THQ, Pages Jaunes, Crocs, Cott, Kraft, Mega Brands, Telus, Iamgold, Toyota, Berkshire Hathaway, Starbucks, etc.

Question de mariner un peu en fin de semaine sur ce qui s’en vient, voici quelques opinions publiées vendredi dans des lettres financières:

Sal Guatieri, économiste à la Banque de Montréal: «L’économie américaine a pris de l’expansion au troisième trimestre, mais pas assez pour permettre de réduire le taux de chômage. Ça demeure tout de même encourageant et ça diminue les risques d’assister à un retour en récession.»

Colin Cieszynski, analyste chez CMC Markets: «Il y a une mince chance de voir la Fed reporter à décembre sa décision d’y aller ou non avec un nouvel assouplissement monétaire afin de permettre de mieux absorber le résultat des élections de mi-mandat et aussi pour obtenir deux mises à jour mensuelles supplémentaires du marché américain de l’emploi.»

Benjamin Reitzes, économiste à la BMO: «L’assouplissement quantitatif n’est pas un élixir miracle qui va tout guérir. Un nouvel assouplissement monétaire donnerait un coup de pouce à l’économie, mais il faudra attendre quelques trimestres avant d’en voir l’effet concrètement. Il ne faut pas s’attendre à observer un impact immédiat sur l’activité économique. Le taux de chômage ne baissera pas de façon instantanée.»

David Rosenberg, stratège chez Gluskin Sheff: «La croissance économique doit être considérée anémique aux États-Unis à ce stade-ci du cycle parce qu’il est anormal de voir une économie ralentir dans la deuxième année d’une phase de reprise. À ce point-ci, la croissance du PIB devrait accélérer à un rythme de 5%. Pas 2%. Le retour en récession est reporté et non pas rayé de la carte. La reprise reste très fragile.»

Lire les commentaires (45)  |  Commenter cet article






Vendredi 29 octobre 2010 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Commentaires (7)

Vos sentiments étaient partagés pour octobre

labourseenoctobre

Au début du mois, je vous avais invité à répondre à un sondage pour savoir ce que vous attendiez pour le mois d’octobre après la poussée des indices observée en septembre.

Voici le résultat du p’tit sondage maison du 1er octobre et ce que les marchés ont enregistré en octobre:

TSX +2%
Dow Jones +3%
S&P 500 +4%
Nasdaq +6%

Or +3%
Pétrole +2%

Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






Vendredi 29 octobre 2010 | Mise en ligne à 9h47 | Commenter Commentaires (7)

Potash: les analystes réagissent

minepot

Après avoir écouté les propos des dirigeants et pris le temps de bien analyser la performance des mois d’été, Wall Street se prononce sur Potash (POT).

Les analystes sont nombreux à présenter leurs recommandations révisées au lendemain de la publication des résultats. Voici six avis:

Vincent Andrews, Morgan Stanley, suggère l’achat: «Le titre s’est replié jeudi malgré la publication de solides résultats financiers. La communauté des affaires se demande si le gouvernement permettra ou non la vente de Potash et préfère vendre le titre en se posant cette question. Je continue d’être acheteur, et ce peu importe que la vente de la compagnie soit permise ou non. Le titre est appelé à s’apprécier avec ou sans offre d’achat. La valeur actuelle en Bourse ne reflète pas la valeur stratégique des activités ni la valeur fondamentale.» Sa cible est à 180$ US.

Vous pouvez lire son rapport complet sur notre site en cliquant ici.

Keith Carpenter, Canaccord/Genuity, propose l’achat: «Les discussions politiques au sujet de la vente de Potash n’auraient jamais du prendre la tournure actuelle. En bout de ligne, ça devrait être avant tout une décision financière. BHP Billiton devrait avoir le droit de faire une offre raisonnable (l’offre actuelle ne l’est pas). Ne pas permettre aux actionnaires de Potash de se prononcer sur une offre serait mal. Le gouvernement fédéral se prononcera la semaine prochaine et il devrait permettre la transaction tout en y mettant certaines conditions.» La cible de cet analyste est de 175$ US.

Vous pouvez lire son rapport complet sur notre site en cliquant ici.

John Chu, Mackie Research, recommande de «conserver»: «Malgré les prévisions encourageantes offertes par les dirigeants pour les mois et les années à venir, nous considérons l’évaluation actuelle un peu riche et maintenons notre point de vue.» La cible est tout de même bonifiée à 155$ US.

Vous pouvez lire son rapport complet sur notre site en cliquant ici.

Brian MacArthur, UBS, affirme qu’il faut acheter: «Nous pensons que le titre de Potash se négocierait à plus de 130$ par action même s’il n’y avait pas d’offre d’achat. La direction pense que sans offre d’achat, l’action de la compagnie vaut plus de 155$ en Bourse. Il faut aussi savoir que l’action de Potash a sousperformé par rapport à ses comparables depuis le dépôt de l’offre de BHP.» La cible de l’analyste est de 175$ US.

Vous pouvez lire son rapport complet sur notre site en cliquant ici.

John Redstone, Desjardins Valeurs Mobilières, suggère de «conserver»: «La compagnie vient de publier des résultats supérieurs à nos prévisions et au consensus. Nous maintenons notre recommandation comme elle était avec notre cible à 143$ CA.»

Hari Sambasivam, Financière Banque Nationale, propose l’achat (outperform): «Les résultats présentés surpassent nos attentes et les prévisions pour les mois à venir sont plus fortes qu’espéré.» Sa cible est de 180$ US.

Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    octobre 2010
    L Ma Me J V S D
    « sept   nov »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives