Richard Dufour

Archive, juillet 2010

Vendredi 30 juillet 2010 | Mise en ligne à 16h40 | Commenter Commentaires (38)

Juillet va aux «bulls»

juilletauxbulls

Avec un bond de 7% à New York et de près de 4% à Toronto, juillet a été un très bon mois pour les marchés boursiers nord-américains.

Et il y a des titres bien connus qui ont de beaucoup surpassé les gains des indices. On a qu’à penser à l’action de la banque Goldman Sachs (GS), par exemple, qui s’est appréciée de près de 20% en juillet.

La hausse du dernier mois a été enregistrée avec des volumes de transactions «d’été», c’est-à-dire plus faibles que les volumes généralement enregistrés en automne et en hiver.

Les investisseurs doivent assurément se sentir un peu mieux qu’en juin. Du moins, un peu plus riches qu’il y a un mois. Juillet ne voudra cependant plus rien dire lundi avec l’arrivée du mois d’août où tout le terrain gagné pourrait très bien être perdu compte tenu de la volatilité et de l’incertitude en vigueur (tel que Ben Bernanke l’a souligné récemment).

Protéger ses profits n’est peut-être pas une idée folle avec plus de la moitié de la saison des résultats financiers derrière nous aux États-Unis (plus de 300 des 500 compagnies qui composent l’indice S&P 500 ont publié leurs chiffres jusqu’ici).

Vendredi, les indices ont clôturé au neutre après un difficile début de séance où le ton avait été donné par la publication d’informations sur le PIB tant au Canada qu’aux États-Unis. Même en regardant les données compilées par Statistique Canada, il y avait lieu de douter de la force de la reprise économique au Canada qui est pourtant annoncée comme étant solide.

La publication de l’indice PMI de Chicago, vendredi, pouvait épater à première vue. Cet indicateur de l’activité dans le Midwest américain a tout de même été enregistré à des niveaux plus élevés à deux reprises plus tôt cette année. La dernière fois étant au mois d’avril.

Le mois de juillet boursier vient donc de se terminer avec la confirmation que la croissance économique se poursuit, mais à un rythme plus modéré.

Les prochaines informations sur la vigueur de l’économie américaine viendront dès lundi matin avec la mise à jour mensuelle de l’indice manufacturier ISM (Institute for Supply Management) pour juillet. Cette statistique servira à mieux saisir comment l’activité dans le secteur manufacturier a évolué au cours du dernier mois.

Les traders et les investisseurs à court terme pourront ensuite se positionner pendant le reste de la semaine en fonction de la publication de la mise à jour mensuelle du marché américain de l’emploi qui viendra vendredi matin avant l’ouverture des Bourses.

Il y aura aussi beaucoup de résultats financiers à considérer, dont ceux de plusieurs grandes entreprises canadiennes. Dans le groupe des compagnies qui publieront leurs chiffres d’ici vendredi prochain, il y aura Saputo, Manuvie, BCE, SNC-Lavalin, Telus, Air Canada, Pages Jaunes, Semafo, Canam, Kinross, Sun Life, Great-West, Agrium, Pfizer, Procter & Gamble, Kraft, Electronic Arts, Dow Chemical, MasterCard et plusieurs autres.

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nbfdesj

Ceux qui fréquentent régulièrement ce blogue savent que j’aime bien lire les rapports des analystes.

Et je ne suis pas le seul à le faire. Beaucoup de conseillers en placement le font aussi et se fient aux recommandations qui proviennent des analystes des grandes firmes.

Personnellement, j’aime bien comparer ce qu’un analyste juge important sur une compagnie par rapport à un autre analyste qui évalue la même entreprise. J’apprécie aussi simplement l’information offerte par les analystes.

Il existe par ailleurs encore un important déséquilibre entre les recommandations d’achat et les recommandations de vente.

Vous avez ci-dessus des tableaux qui font le bilan actuel des recommandations chez Desjardins Valeurs Mobilières et à la Financière Banque Nationale, les deux grandes institutions québécoises.

Il serait très facile de casser du sucre sur le dos des analystes et les accuser d’être des marchands de rêves en regardant ces tableaux sans tenter de comprendre les facteurs avec lesquels ils doivent jongler.

Un client accepte de payer pour la recherche d’un analyste parce que ce dernier a accès à de l’information qui va l’aider à mieux orienter ses investissements. Si un analyste se fait «couper les ponts» par une entreprise qui n’a pas apprécié une recommandation, l’analyste aura moins d’informations et risque de devenir moins pertinent. Il risquerait de perdre de l’influence et du pouvoir. Les analystes ne peuvent pas se permettre de diminuer la valeur ajoutée qu’ils apportent à leurs clients.

Encore aujourd’hui, il ne faut pas croire que les analystes ne pensent pas à l’impact de leurs opinions sur les activités de financement corporatif de la firme pour laquelle ils travaillent. Une entreprise qui n’apprécie pas l’avis d’un analyste sera moins disposée à aller vers la firme pour laquelle ce dernier travaille quand vient le temps de procéder à une émission d’actions ou un autre projet connexe.

Les analystes se font évaluer par leurs patrons sur les recommandations qu’il publient. Ils sont eux aussi évalués au rendement. Recommander l’achat ou la vente d’un titre doit se faire avec des arguments. Une entreprise ne se plaindra jamais d’avoir reçu une recommandation favorable. Une recommandation défavorable peut toutefois générer des conséquences. Des lettres d’avocats ont été rédigées dans le passé par des entreprises qui estimaient avoir été traitées de façon injuste ou de manière «discriminatoire».

Les analystes mettent leur réputation en jeu à chaque jour en publiant leurs avis. Il ne faut surtout pas croire qu’ils n’y pensent pas avant de publier.

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Vendredi 30 juillet 2010 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (5)

Écoutez la parole des patrons

ecoutelespatrons

Le travail d’analyse des investisseurs se poursuit vendredi avec la publication des statistiques sur le PIB, de l’indice PMI de Chicago et de nombreux résultats financiers.

Il s’agit de mettre en perspectives le portrait économique avec la situation présentée par les entreprises pour tenter de mieux voir ce qui nous attend.

Le mois de juillet se termine aujourd’hui pour les investisseurs et le mois de juillet est traditionnement le troisième mois de l’année où on retrouve le plus d’avertissements liés aux résultats des entreprises.

À ce moment-ci de l’année, les entreprises font le point sur les activités de la première moitié de l’année et offrent des commentaires sur la deuxième partie de l’année.

L’économiste Pierre Lapointe, chez Brockhouse Cooper, souligne aujourd’hui que le mois qui se termine a été le plus tranquille mois de juillet au niveau des avertissements depuis une décennie. «En fait, juillet est le deuxième mois consécutif où les avertissements sur les profits ont atteint un plancher saisonnier», fait-il remarquer dans une note de recherche publiée vendredi.

Le mois de juillet a aussi été un mois où davantage de compagnies ont prévenu les marchés qu’elles allaient présenter des profits supérieurs aux attentes que le contraire.

«Les entreprises sont assurément plus optimistes que les citoyens. Cet optimisme des gestionnaires offre un important contraste avec le manque de confiance affiché par les consommateurs. Mais les gestionnaires ne sont pas réputés pour être des gens qui démontrent des excès de confiance. Ils préfèrent garder la barre plus basse et surpasser les attentes. Quand ils décident de relever cette barre (comme on vient de le voir), les investisseurs doivent écouter», commente Pierre Lapointe.

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