
Si la volatilité est le paradis des traders, les petits investisseurs ont peut-être avantage à regarder du côté des titres qui versent des dividendes... ou du côté des titres qui se sont repliés pendant le deuxième trimestre.
La première moitié de l’année est terminée et le questionnement sur ce que la deuxième partie de 2010 va amener ne fait que commencer.
S’il peut sembler prématuré de parler d’un retour en récession (double-dip) pour l’économie, un ralentissement de la croissance est constaté dans les données économiques. Il y a certainement une perte de momentum que la Bourse semble confirmer.
Le deuxième trimestre a été horrible. Après quatre trimestres consécutifs de gains pour les principaux indices boursiers nord-américains, un premier repli vient d’être enregistré pendant les mois d’avril, mai et juin.
La Bourse de New York a cédé environ 10% au second trimestre pendant que Toronto a largué 6% (les aurifères ont aidé à modérer le recul).
Les problèmes d’endettement en Europe, le ralentissement de la croissance en Chine et l’état général de la situation aux États-Unis ont été les principaux thèmes des dernières semaines.
Le recul des indices au deuxième trimestre efface les gains de 5% du S&P 500 et de 2,5% du TSX au premier trimestre. Les principaux indices nord-américains terminent juin à des niveaux inférieurs à ceux du début d’année.
Deux gagnants à souligner jusqu’ici en 2010: l’or (et les aurifères) et le dollar américain.
Le prix de l’or s’est apprécié de près de 15% depuis le début de l’année (après avoir gagné 25% en 2009). Le billet vert a de son côté pris environ 10% face à l’euro au deuxième trimestre seulement.
On peut maintenant sentir davantage de négativité sur les marchés, ce qui pourrait permettre une poussée à court terme advenant une surprise positive. La mise à jour du marché américain de l’emploi pour le mois de juin renferme un certain potentiel. La firme ADP a dévoilé mercredi matin des chiffres décevants pour le secteur privé qui ne feront rien pour hausser les attentes.
La réaction des marchés à la mise à jour que fera le gouvernement vendredi sera à surveiller jusqu’à mardi puisque la séance de vendredi risque d’être écourtée en raison du long congé. Beaucoup d’Américains seront en congé à partir de vendredi midi pour profiter au maximum de la longue fin de semaine qui vise à souligner le Jour de l’indépendance (4 juillet) aux États-Unis. De ce fait, il n’y aura pas de transactions lundi à la Bourse de New York et au Nasdaq.
Les données sur l’emploi de vendredi aideront à comprendre si les statistiques décevantes de mai étaient une anomalie ou non. Un deuxième mois décevant de suite au chapitre de l’emploi pourrait confirmer le début d’une tendance. Il y a toutefois de l’espoir juste en regardant les attentes. Elles semblent beaucoup plus réalistes que les attentes pour la mise à jour du mois de mai. Il y a un mois, les attentes avaient été moussées jusqu’à la dernière minute.
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