Richard Dufour

Archive, mai 2010

Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 16h23 | Commenter Commentaires (3)

Quelle correction?

Les marchés étaient fermés lundi aux États-Unis pour souligner le jour du Souvenir. Des gens de la Louisiane ont souligné le congé férié en mémoire des «victimes» de la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique.

Les marchés étaient fermés lundi aux États-Unis pour souligner le jour du Souvenir. Des gens de la Louisiane ont souligné le congé férié en mémoire des «victimes» de la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique.

Le mois de mai boursier est maintenant terminé des deux côtés de la frontière. Le mois a été difficile au Canada, mais il a été beaucoup moins pénible qu’aux États-Unis.

Pendant que les principaux indices boursiers américains ont largué 8%, le TSX a perdu 4%. C’est la moitié moins.

Si la Bourse de New York a officiellement été en correction en mai (avec un recul de 10% par rapport au récent sommet d’avril), cette situation ne s’est jamais produite au Canada.

Le retour de la volatilité en mai est devenu une partie du problème, selon l’analyste Ed Sollbach, de Valeurs Mobilières Desjardins. «Il y a des impacts concrets sur l’économie. Les compagnies ne dépenseront pas si elles n’ont aucune idée de ce que le prix du pétrole sera dans une semaine, un mois ou même un an (65$ le baril ou 85$ le baril?).

Selon lui, la semaine qui commence est très importante parce qu’on obtiendra les premières données économiques du mois qui vient tout juste de se terminer. La mise à jour du marché de l’emploi, la publication de l’ISM manufacturier, les ventes d’autos et les ventes de maisons permettront de savoir si l’économie américaine a souffert en mai de la «contagion européenne».

Les ennuis financiers en Europe ont été le catalyseur de la correction en Bourse, dit-il.

Lundi, la séance boursière s’est déroulée de manière relativement tranquille. Le TSX a tout de même pu progresser d’une centaine de points pendant que la Bourse de New York et le Nasdaq étaient fermés à l’occasion du jour du Souvenir (Memorial Day).

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Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 16h17 | Commenter Aucun commentaire

Engouement pour Mediagrif

mediagrif2

Un intérêt particulier a été démontré lundi en Bourse pour Mediagrif.
L’action du fournisseur de solutions de commerce électronique s’est appréciée de près de 15% à un certain moment pour atteindre un nouveau sommet des 52 dernières semaines à Toronto.

Après avoir frôlé la barre des 9$ en matinée, le titre de Mediagrif (MDF) s’est ensuite un peu replié pour clôturer la séance à 8,40$, en hausse de 8% pour la journée.

Aucune nouvelle ne semble pouvoir expliquer le mouvement du jour si ce n’est la publication d’un rapport de recherche favorable par l’analyste Alex Grassino, de Valeurs Mobilière Banque Laurentienne.

Alex Grassino croit que Mediagrif bénéficiera de l’achat de l’entreprise montréalaise Logibec par la caisse de retraite ontarienne Omers.

Cette transaction a été annoncée jeudi dernier.

L’analyste souligne que Claude Roy, qui occupait des postes administratifs chez Logibec et chez Mediagrif, pourra maintenant concentrer ses énergies sur Mediagrif.

L’action de Mediagrif, qui avait clôturé la dernière semaine à 7,80$, s’est appréciée de 40% depuis le début de l’année.

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Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 11h10 | Commenter Commentaires (17)

Hausse de taux mardi? Vraiment?

Pourquoi le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, devrait-il annoncer une hausse de taux mardi matin?

Deux trimestres de suite avec une croissance économique de 4,9% et de 6,1% est un bon endroit pour commencer à y penser, commente lundi l’économiste Doug Porter, de la BMO, en faisant référence aux données sur le PIB qui viennent d’être publiées.

La durabilité de la reprise soulève toutefois des questions en raison de la situation en Europe et du risque d’un retour possible en récession (double-dip).

Si la majorité des experts s’attendent à une hausse de taux dès demain, certains doutent encore et rien n’assure que ça va effectivement être le cas.

Garder les taux au plancher pourrait constituer une forme de solidarité envers la Banque centrale européenne qui vient d’annoncer un plan de soutien monstre pour tenter de calmer les investisseurs. Mais surtout, la majorité des indicateurs économiques (emploi, inflation, ventes au détail, production industrielle, etc.) font état de choses passées.

L’économiste David Rosenberg, souligne aujourd’hui que la Banque du Canada doit regarder davantage devant elle qu’en arrière avant de prendre une décision sur les taux.

Vous aurez compris que David Rosenberg penche pour le maintien du taux directeur à 0,25%. «J’espère que la Banque du Canada ne fera pas la même erreur qu’en 2002 alors qu’elle avait resserré la vis de façon prématurée.»

David Rosenberg estime que l’économie canadienne ne fonctionne pas dans un monde isolé, que la reprise est plus fragile qu’on le pense et qu’elle est vulnérable à une erreur au niveau de la politique monétaire. La menace de déflation est supérieure à celle de l’inflation, selon lui. Il ajoute qu’avec le récent repli du prix des ressources naturelles, un nouveau «bear market» pourrait avoir commencé.

Le problème avec une hausse de taux, dit-il, c’est qu’après avoir fait une première annonce, il est difficile d’empêcher les marchés de ne pas anticiper les suivantes. «C’est comme les chips, on ne peut pas en manger seulement une.»

Qu’est-ce que Mark Carney fera mardi?
Hausse de 0,25%
Hausse de 0,50%
Hausse de 0,75%
Aucun changement
  
Le Blogue de la Bourse

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