
Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins est l’une de ces rares femmes canadiennes au sommet d’une grande entreprise. PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, STEVE DESCHÊNES
En deux ans, la proportion de femmes dans les postes de cadres supérieurs dans les plus grandes entreprises canadiennes – classement Financial Post 500 2010 – a augmenté de 0,4% pour atteindre 18,1%.
Il y a également eu peu d’amélioration dans les postes les mieux rémunérés. La part des femmes est passée de 6,2 à 6,9%.
Plus du tiers des sociétés ouvertes du Financial Post 500 ne comptent aucune femme parmi leurs cadres supérieurs et toujours moins du quart en comptent 25% ou plus.
Ces chiffres proviennent de l’Enquête Catalyst 2012.
Voué à l’avancement des femmes dans les entreprises, l’organisme sans but lucratif précise également dans son étude que les sociétés du classement Fortune 500 – les plus grandes entreprises américaines – qui comptent un plus grand nombre de femmes au sein des dirigeants affichent en moyenne un plus grand succès financier que les sociétés où elles sont moins nombreuses.
Les secteurs industriels qui affichent la plus forte représentation de femmes cadres supérieures au Canada sont notamment : finance et assurance, commerce de détail et services publics.
Sur ce, mesdames, je vous souhaite une belle Journée internationale de la femme!
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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ysengrimus
8 mars 2013
10h57
Ceci dit, il reste que les choses avancent.
http://les7duquebec.org/7-au-front/six-stereotypes-sexistes-tombes-en-desuetude/
Et faut pas lâcher…
Paul Laurendeau
bazingotcha
8 mars 2013
14h08
En tant que femme, et ex-cadre supérieure, j’ai réalisé il y a quelques année que “l’avancement” de l’entreprise avait une signification différente pour moi et certains de mes collègues cadres masculins. J’ai compris qu’où certains voyaient du progrès, je voyais un recul global de l’équité et de la distribution de la richesse. Bien qu’on m’ait appris la leçon que “plus de profits” c’est toujours mieux, j’ai vu que cela était faux. Il y a une limite à l’exploitation des gens et des ressources que j’ai refusé de franchir, malgré tous les avantages “personnels” qui pouvaient en découler. Je suppose aujourd’hui que mes rôles de femme et de mère, constamment à la recherche du partage et du mieux-être de “ma grande famille”, ont finalement vaincu le besoin de dominer et contrôler…
margarote
8 mars 2013
15h35
Je travaille dans le mileu des services financiers. J’occupe un poste de “queue”, et non de “tête”. Je dois quand même enfiler les heures supplémentaires, en donner toujours plus, dire oui le plus souvent possible, atteindre des objectifs de rendement précis, avec le sourire s’il vous plaît. Si j’avais à en faire plus, j’entrerais assurément dans le cercle vicieux de la frustration et du stress chronique.
Les postes de cadres et de dirigeants, je les laisse aux autres. Et il n’y a aucun salaire au monde qui me ferait changer d’avis. Bravo aux femmes qui le font, elles n’ont pas volé leur place. Ce qui est important, c’est que les femmes qui veulent ces postes puissent les avoir, et non que ces postes soient occupés par le plus de femmes possibles.
gl000001
10 mars 2013
21h28
@bazingotcha
Et lorsqu’un homme a ses qualités, on le fout à la porte comme ils ont fait avec Mr Dutton de chez Rona. L’équité, le partage, la continuité avec les employés, les “profiteurs” ne connaissent pas ça. C’est dommage.
tigilles1
14 mars 2013
12h08
Si plus de femmes partaient des entreprises, elles pourraient nommer des femmes à leur conseil d’administration à leur guise !
Pourquoi ne pas faire une loi pour exiger que les femmes partent 50% des entreprises ?
Au Québec on préfère plutot minimiser les aptitudes des hommes et exagérer les aptitudes des femmes, tout comme on fait accroire à un enfant que son dessin est beau. Ce qui prouve que les femmes ne mériteraient pas la place qu’elles veulent occuper.
En résumé, si un homme veut aller à la montagne, qu’il fasse des efforts pour y aller; si une femme veut aller à la montagne, que l’on fasse une loi pour déplacer la montagne vers la femme.
Pas étonnant que l’Occident soit sur le déclin.