
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
Presque 15% de la population des 15-29 ans ne sont ni en emploi ni aux études ni en formation au Québec, soit 200 000 jeunes en 2012. On les désigne par le terme NEET (acronyme de Neither in employment, education or training) dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Ces données récentes proviennent du Flash-info de février mis en ligne par l’Institut de la statistique du Québec.
Contrairement au taux de chômage, cet indicateur considère les personnes exclues de la population active comme les chômeurs découragés.
Alors que les hommes composent 50,9% des 15-29 ans, ils représentent 56% des NEET.
Le taux de NEET a diminué de façon notable au Québec dans les dernières décennies. Il était de 23% en 1976.
Le taux du Québec se compare avec celui du Canada (13,2%).
L’Institut de la statistique du Québec fait aussi des comparaisons entre le Québec et les pays de l’OCDE avec les données de 2010.
Alors que le Québec avait 13,8% de NEET, la moyenne de l’OCDE était de 15,8%. Les États-Unis avaient un taux de 16,1%.
La Turquie comptait le plus de NEET avec 36,6% des jeunes. On retrouvait aussi des taux élevés entre autres en Israël (27,4%), au Mexique (24,4%), en Espagne (23,7%), en Italie (23%).
Plusieurs pays faisaient mieux que le Québec dont les Pays-Bas (7,2%), la Norvège (8,5%), le Japon (9,9%), l’Allemagne (12%).
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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bazingotcha
5 mars 2013
09h45
Qu’est-ce qui explique que la proportion de NEET au Québec est passée de 25% en 1976 à 15% en 2012? Est-ce des nouveaux modes de calculs de L’ISQ ou la réalité sociale et économique de ces jeunes qui a changé?
Les chiffres sont trompeurs s’ils ne s’appuient pas sur des explications… Dans une province qui se targue d’être près du “plein emploi”, comment expliquer qu’on a près de deux fois plus de NEET que dans les Pays-Bas ou en Norvège? Et comment expliquer que l’Espagne, qui connaissait en 2012 le pire taux de chômage de son histoire (env. 27% en octobre 2012) a seulement 2 fois plus de NEET que nous (notre taux de chômage était de 7,7% en octobre au Québec )?
tonyverdechi
5 mars 2013
12h12
@ bazingotcha
Bonne question. Je trouve aussi que c’est un sujet où ça peut facilement déraper. Typique des cas où il y a probablement plusieurs éléments à prendre en cause. Nous sommes dans un monde où beaucoup de gens fonctionnent en binaire. On veut des explications simples (lire simplistes).
Qu’est-ce qui peut expliquer ces chiffres? Manque de vaillance des jeunes? C’est beaucoup plus difficile pour le jeunes de se trouver de l’emploi? Etc.
Je ne serais pas surpris que la réponse soit un genre de mélange (multi facteurs).
Je suis quelqu’un qui est très critique par rapport aux questions de l’emploi. Entre les chiffres et les discours, je trouve qu’il y a souvent une grande différence avec la réalité.
tabarly
5 mars 2013
13h14
Bizarre cette conception que tous les humains qui naissent sur cette terre sont fait pour travailler toute sa vie 40h semaine et que le système est parfait pour tout les humains sur cette terre…
Nous sommes des animaux, et il n’y a aucun rapport entre espèce humaine et système économique ou capitalisme ou whatever…
jeanfranc
5 mars 2013
15h18
@tabarly
Si un humain n’est pas fait pour travailler 40 heures par semaine pour gagner sa vie alors qu’il aille vivre en hermite et qu’il ne demande rien à la société et qu’il subsiste par ses propres moyens.
On en a assez de payer et faire vivre des pas vaillants qui croient que tout leur est dû..
Hermyy
5 mars 2013
16h25
jeanfranc
Bonne idée, lorsque tu auras 70 ans, on va te couper ta retraite et tu te débrouillera tout seul. Ben quoi? Tu trouves ça moins drôle tout d’un coup?
lenar
5 mars 2013
16h59
Hermyy
On parle des 15-29 ans. Combien de retraités y a-t-il dans cette tranche d’âge? Il y a une différence entre être dans l’impossibilité d’entrer sur le marché du travail malgré soi, tenir à ne rien faire dans la vie, et prendre une retraite bien méritée.
imho
5 mars 2013
17h21
Mauvais départ dans la vie disons pour la majorité d’entre eux. Mais ce chiffre ne dit pas tout. Combien sont handicapés, physiques et mentaux, combien sont en prison ou en détention quelconque, combien sont sans abri, combien vivent très bien (merci papa et maman en moyens), combien ont déjà un dossier criminel, combien travaillent au noir, etc.. Il n’en demeure pas moins que beaucoup vont vivre au crochet de la société toute leur vie à cause d’un cheminement difficile, parfois le résultat de leurs mauvaises décisions ou de celles de ceux qui les ont mis au monde, d’un manque de motivation. Leur route ne sera pas facile et pourrait être courte.
maroi
5 mars 2013
18h21
Nous sommes champion en décrochage scolaire, et nous serons bientot champion en BS, avec des politiciens comme pauline, le Quebec va droit au mur.
martineletarte
5 mars 2013
19h24
À ceux qui veulent des explications concernant ces chiffres, je vous invite à lire le document de l’ISQ. Il ne dit pas tout, mais il apporte tout de même des explications intéressantes. Par exemple, si le taux de NEET a beaucoup baissé entre 1976 et 2012, c’est beaucoup en raison des femmes : « De façon générale, le nombre de NEET féminins suit une tendance baissière très marquée entre le milieu des années 1970 et la fin des années 1990 (figure 2). En effet, au début de la période étudiée, on comptait presque 300 000 NEET féminins contre moins de 100 000 depuis le début des années 2000. La décennie 2000 affiche par ailleurs une relative stabilité. »
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/remuneration/pdf2013/flashinfo_fev13.pdf
Glacierextraordinaire
5 mars 2013
19h47
Et? l’image en haut de l’article montre le stéréotype du ‘bum’. Pourtant, les NEET ne sont pas nécessairement ni pauvre, ni criminels. Parent à la maison, c’est un NEET très honorable. J’ai connu des gens qui ont économisé puis qui se sont offert de longs voyages sur le pouce a travers le monde. Des NEET très sympatiques et riches d’expériences uniques. Certains NEET sont même assez fortunés. Une fille que j’ai connu n’a jamais eu besoin de travailler pour un employeur, elle vit modestement de ses placements.
Hermyy
5 mars 2013
20h34
lenar,
Vous en connaissez beaucoup vous de gens qui “font rien” par choix?
anonymous99
5 mars 2013
21h41
L’être humain ne devrait pas travailler plus de 25 heures par semaine. Le concept de 40 heures semaines a été établi par qui au juste ? Les banquiers et leurs marionnettes politiciennes sans doute …
jolico
6 mars 2013
01h54
Si nos lointains ancêtres s’étaient contentés de chercher à se nourrir et à se protéger seulement 25 ou 40 heures par semaine, nous n’existerions pas car la plupart auraient été tués ou seraient morts de faim. Les banquiers et les politiciens n’ont absolument rien à voir là-dedans.
Les animaux – puisqu’il y en a qui veulent nous comparer – “travaillent” proportionnellement bien plus que nous: évidemment, il n’est pas question ici de nos petits chouchous domestiques.
jeanfranc
6 mars 2013
07h08
@Hermyy
Il y en a plein de jeunes qui ne font rien par choix, ou tout est tellement plus facile de se laisser vivre par la société et tout se faire payer par ceux qui travaillent et gagnent durement leur vie, quand j’arriverai à ma retraite elle sera méritée.. moi quand j’étais jeune j’étudiais et je prenais des petits boulots pour payer mes études… pas mal plus méritant que rester assis dans un parc à me laisser vivre par la société…
luc9
6 mars 2013
12h46
@ Jolico
Ça dépend de quel animal vous parlez. Un lion peut dormir 20 heures par jour. Par contre, je crois que la lionne se tape tout le travail …
http://fauvesdumonde.free.fr/lion.php
jules30
6 mars 2013
12h52
Il y a de cela quelques décennies, une fille de ma classe au secondaire (et je parle du groupe d’élèves en enrichi, donc qui ont plus de facilité dans leurs études) se vantait que après avoir fini son secondaire elle se mettrait sur le BS et se ferait vivre par son chum. Toute une ambition! Je ne sais pas ce que cette fille est devenue plus tard…
Juste pour montrer qu’il y en a qui choisissent consciemment cette voie-là, même sans difficulté d’apprentissage ou autres…
mrzaza
6 mars 2013
13h10
Lorsque qu’une province ne manufacture a peu pres plus RIEN , esperez-vous creer de l’emploi….La Chine, l’Inde , se sont appropies tout le secteur manufacturier…franchement arretons d’etre NAIF…. JUSTE UN EXEMPLE… il y a 20 ans . MONTREAL ETAIT LA CAPITALE CANADIENNE DU TEXTILE…….. ou sont les jobs…en CHINE … JE PARIE UN PETIT $ 2,00 que vous ne portez pas un morceau vestimentaire sur vous presentement tous ceux qui ecrivent sur le blogue …. y compris la journaliste de ce blogue. Et ce la est bon dans 90% des secteurs.. voulez-vous que je vous en nomme un autre ….juste pour votre information …LE MEUBLE….
BONNE JOURNEE A TOUS.
lenar
6 mars 2013
21h49
Hermy
Beaucoup non, mais un, oui. Adulte, il habite chez sa mère, et comme il n’a pas de dépenses, il ne voit pas l’intérêt de gagner de l’argent. Un cas spécial. Pourtant, il a un DEP.
jolico
7 mars 2013
00h15
@luc9 – Donc, ça fait la moyenne… Mais même endormi, le lion qui dort doit avoir certains sens en éveil au cas où un éléphant passerait par là et risquerait de l’écraser!
jolico
7 mars 2013
00h21
mrzaza a bien raison. Il peut même ajouter à la liste en matière de textile et de fabrication de vêtements le Bangladesh et le Honduras (et probablement de nombreux autres pays, parfois par l’emploi d’enfants qui ne devraient pas travailler).
Et on commence à vendre de nos belles terres agricoles à des ressortissants chinois qui ne se soumettront certainement pas à nos lois et règlements.
Entéka, c’est malheureux mais manger du poisson devient trop dispendieux car trop cher en poissonnerie, et tout ce qu’il y a dans les grandes surfaces provient de Chine ou Thaïlande et c’est nourri n’importe comment, à faire dresser les cheveux sur la tête. Juste les élevages de crevettes, tout près d’une rizière qu’on arrose copieusement d’insecticide/pesticide, ce n’est pas très très ragoûtant!
alain02
7 mars 2013
12h10
Bonjour.: – ‟ Les illétrés sont les aveugles des temps modernes ”
◗ Vivre de l’aide sociale ⇔ Solution de la facilité, d’un dérèglement dans l’embarras du choix de vie !
◗ Écrire qu’ils ne font rien est inexact car plusieurs sont des contestataires de première ligne – Des casseurs invétérés – Des membres de gagnes de rues, etc.
◗ Il y a une panoplie de services qui facilite le retour aux études et apprendre un métier.
◗ Du travail sa ne manque pas, des demandes presque dans tous les secteurs d’activité – Juste un peu de vouloir !
tonyverdechi
7 mars 2013
12h48
@ alain02
Désolé mais vous simplifiez et vous étalez vos préjugés. Vous avez en partie raison mais ces BS, comme vous les appelez, les employeurs n’en veulent pas.
J’ai travaillé quelques années dans le commerce au détail et j’en ai vu pas mal se faire mettre à la porte. La plupart n’étaient pas de mauvais employés car il y a un processus d’embauche qui fait un premier tri. C’était simplement des employés moyens. Ce qui n’était pas suffisant pour l’entreprise. Alors quelqu’un qui n’arrive même pas à se trouver un emploi au salaire minimum, il fait quoi?
Comprenez-moi bien, il y a des paresseux et des malhonnêtes (pas juste au BS en passant…). Mais de dire que c’est facile de trouver de l’emploi alors qu’une partie importante de ses gens là, les employeurs n’en veulent pas, c’est parler en travers son chapeau.
julim
7 mars 2013
16h17
bien dit, tonyveredchi. Cela ne vaut pas que pour les jeunes de 15 à 29 ans. En effet, qui va vouloir d’un gars de 50 ans qui est resté à la maison pendant plus de 10 ans, soi-disant pour s’occuper des enfants… Les jeunes ont maintenant 12 et 10 ans. Pendant tout ce temps-là, il n’a suivi aucun cours en ligne, ne s’est pas badré d’étudier pour obtenir sa certification professionnelle et n’a fait que du travail au noir (donc, il ne peut pas l’indiquer sur son CV). En plus, il se présente chez des employeurs potentiels avec une chemise élimée, des souliers usés, les cheveux dépeignés et le visage pas rasé depuis 3 jours… Une apparence aussi peu soignée ne fait pas bonne impression. Comme gestionnaire recruteur, je me dirais qu’une personne non soignée de sa personne va aussi être négligent dans l’exécution de son travail. J’oublie de mentionner qu’il n’est pas prêt à travailler le soir ni les fins de semaine… Quand on a aussi peu de compétences, on ne peut pas se permettre de faire la fine bouche. En somme, cela fait son affaire d’être sans emploi; sa pension alimentaire n’est pas diminuée et il peut continuer de quêter bouffe et argent à ses parents… Désolant, surtout pour l’exemple qu’il donne à ses enfants.
alain02
7 mars 2013
17h31
Bonjour,: – Torrieu ! -@ M. tonyverdechi – Un défoulement à 20.$ minimum…
◗ Certain que je simplifie : 200,000 jeunes NEET au Québec ! Faite lecture du commentaire de Mme Letarte et surtout du document l’adresse est au bas de son ajout.. Vous constaterez que un grand nombre de ses NEET sont complètement sorti des systèmes étude/travail.. — Des foutes rien mais ils se spécialisent dans la contestation (demandent et redemandent)
- Bien-être social = Nous les payons pour foutent le trouble ! Pas tous mais une panoplie de ses jeunes.
● Le document indique bien que la plupart sont en santé, apte à l’étude et au travail.
◗ Complètement hors du système – Mais il est facile de penser qu’un bon nombre retire de l’aide social. –
◗ Préjugés : Pas le temps, je passe mon tour – Je laisse à ceux qui en ont besoin.
◗ Quand tu as la santé ta vie t’appartient et tu peux en modifier une grande partie – Les chemins sont ouverts – Sa prend du vouloir faire.
soldja
8 mars 2013
13h42
Je reste toujours septique face à la définition d’adulte apte au travail. Il y a une proportion notable des NEET qui ne sont pas aptes à l’emploi OU aux études.
Par exemple : une forte proportion a des troubles de santé mentale persistants, de toxicomanie, problèmes judiciaire (sans être en prison). Beaucoup de ces éléments passent sous le radars dans ces enquêtes et ce pour beaucoup de raisons : ex. problèmes non diagnostiqué, non répertoriré, etc. Ce qui amène les jugements facile du genre : ce sont tous des pas vaillant, alors que ce sont gens qui ont de fortes difficultés d’adaptation.
Autre point qui n’est pas touché par ces enquêtes : scolarité, apprentissage et capacité d’être à l’école ou en formation. Sur ce point, je tiens à dire que beaucoup de jeunes NEET ne sont pas aptent à être à l’école. Lire : ils n’ont pas les capacités de suivre une formation professionnelle, d’obtenir un diplôme d’études secondaire, encore moins du cégep, MAIS ne sont pas considéré comme inapte au travail. Souvent, ils ont de graves troubles d’apprentissage (déficit d’attention, hyperactivité, dyslexie sévère, lègère déficience intellectuelle etc.). Encore une fois, j’ai de la misère avec la petite phrase : qu’ils se prennent en main, qu’ils aillent à l’école, parce que justement : ils ne sont pas en mesure de réussir à ce niveau.
Dans tous les cas, les troubles d’apprentissage et de santé mentale se retrouvent également dans les autres pays visés par les enquêtes, ils ne sont donc pas “une excuse” au 200,000 NEET, ils sont une nuance. Donc, je me compare et je me console en sachant que les chiffres au Québec sont dans la moyenne.