
Contremaître depuis 25 ans dans le domaine des télécommunications, le conjoint d’Esther aimerait obtenir un diplôme.
«Mon conjoint travaille comme contremaître pour des techniciens en télécommunications. Est-ce que ses 25 années d’expérience peuvent être reconnues pour obtenir un diplôme? Il aimerait changer d’employeur, mais le fait qu’il n’a pas de diplôme lui ferme plusieurs portes.» – Esther
C’est d’abord vers Compétences Montréal, le Centre collégial montréalais de reconnaissance des acquis et des compétences, que votre conjoint doit se tourner.
«Nous sommes un service de première ligne : nous nous assurons d’abord que la personne a une bonne compréhension de la démarche», explique Guy Fortier, directeur général de Compétences Montréal.
Ensuite, l’organisme tente de trouver le meilleur programme d’études pour la personne dans les 12 collèges montréalais qui ont un service de reconnaissance des acquis.
Par exemple, dans le cas du conjoint d’Esther, dépendamment de ce qu’il fait dans le quotidien, il pourrait se diriger vers un programme de technicien dans le domaine des télécommunications, comme l’attestation d’études collégiales (AEC) Gestion des applications, technologies de l’information du Cégep de Saint-Laurent, ou vers un programme orienté vers la gestion, comme l’AEC Supervision d’une équipe d’employés du Collège de Bois-de-Boulogne.
«Parce que ce n’est pas l’expérience de la personne qui est évaluée, mais les compétences d’un programme d’études, précise M. Fortier. Souvent d’ailleurs, après évaluation, les compétences sont reconnues partiellement. Par exemple, la personne connaît bien un logiciel, mais elle ne maîtrise pas une de ses fonctions avancées. On lui demandera alors de combler le manque et de revenir se faire évaluer.»
Les services de reconnaissance des acquis tentent d’avoir des formules flexibles puisqu’ils s’adressent normalement à des gens en emploi.
«L’approche est individualisée et les compétences peuvent être acquises de différentes façons, que ce soit dans un cours reconnu qui donne un relevé de notes, en milieu de travail, ou de façon autodidacte», précise Guy Fortier.
Il est aussi possible de se faire reconnaître ses acquis pour obtenir un diplôme d’études collégiales (DEC), mais en plus des compétences techniques, il faut faire reconnaître ses acquis pour les cours obligatoires en français, philosophie, anglais et éducation physique.
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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mpro
16 février 2013
10h21
Voyez !! C’est ça le problème. On tente toujours de relier les compétences de quelqu’un à du contenu. Et dès qu’une personne tente de faire autre chose, on lui dit que ça lui prend plus de contenu. J’aimerais vous soumettre bien humblement qu’après plusieurs années d’expérience, le monsieur en question (autant que bien d’autres) a acquis BIEN PLUS que tout autre matière que vous tenterez de lui introduire dans le cerveau !!! Les relations de travail, les défis professionnels, les conflits, etc… sont tant de chose que l’école ne montre peu ou pas. Seul l’expérience peut y arriver. Ces richesses à mon sens ont BIEN PLUS de valeur pour une entreprise qu’un autre diplôme ou certificat académique. De plus, si une entreprise a besoin d’un “expert” dans un domaine bien pointu, elle aurait peut-être avantage a s’équiper d’une personne “d’expérience” et de lui payer les cours spécifique vraiment requis.
Mais bien sûr, je présume que le “Centre de Compétence” vend justement de la formation pour “parfaire” nos connaissances
Désolé mais je n’achète pas…et je trouve ça dommage de réduire les probablement très bonne compétences de monsieur marie d’Ester à un simple retour à l’école !!!
martineletarte
16 février 2013
11h03
Comme expliqué brièvement dans le billet, Compétences Montréal est un service de première ligne qui aide les gens à se retrouver dans les nombreux cégeps de Montréal qui offrent un service de reconnaissance des acquis. L’organisme a plusieurs partenaires, notamment Emploi-Québec. Compétences Montréal n’offre pas de formation et il n’est pas question ici d’un retour à l’école, mais de reconnaissance des acquis. Pour en savoir plus : http://www.competencesmontreal.qc.ca
alain02
16 février 2013
12h07
Bonjour.: – 25 années sa représante son savoir/faire comme contremaître.
◗ Le travail d’un contremaître est de superviser les employers. Sa ne représente pas ses connaissances/savoir/faire comme technicien en télécommunication.
◗ Avant d’être contremaître quelle était son métier ?
◗ ◗ Il doit passé des examens pour voir ses aptitudes et se recycler pour aller chercher son diplôme comme technicien en télécommunication.
● Il aurait du y pansé sa fait belle lurette.
jeanfrancoiscouture
16 février 2013
12h30
..Supposons que le mari de Madame soit diplômé mais détenteur d’un diplôme obtenu il y aurait, mettons, 25 ans, on évaluerait alors ses compétences dans le domaine ainsi que son perfectionnement continu car en techniques, en sciences, en génie, etc. la demi-vie des compétences acquises a une fâcheuse tendance à raccourcir dangereusement. Un diplôme vieux de 25 ans, ça ne signifie plus grand chose sauf que son titulaire a été alors capable de passer à travers un processus d’apprentissage. Y’a qu’a à voir le rythme de sortie des nouveautés technos pour s’en rendre compte.
Alors, de l’envoyer suivre un cours en compagnie de «juniors», qui pense vraiment que cela va en faire un meilleur technicien? La reconnaissance des acquis par expérience, ça va. Le reste relève du perfectionnement en cours de carrière.
L’ancien recruteur en moi frémit toujours quand il constate le haut degré de fermeture dans les processus d’embauche. En cela, je partage l’avis de mpro à 10h21.
Y’a des fois où on se prive de gens compétents alors qu’on ne devrait pas.
alain02
16 février 2013
13h11
Bonjour.: – Un diplome n’a pas d’âge. Diplome valable. – Mais l’évolution dans tous les métiers !
◗ Questionnement ? (comment expliquer bon) ● 25 ans ! : Les méthodes/la façon de faire est constante en perfectionnement.
● Il faut toujours suivre cette évolution se perfectionner dans son métier.
◗ Le 25 ans, s’il n’y a pas un suivi dans le métier : Sa représente son expérience/savoir faire comme contremaître et non son savoir/faire comme technicien en télécommunication.
respectable
16 février 2013
14h06
Une école peut toujours donner des équivalences ou des reconnaissances d’acquis mais pas les leaders de l’Industrie comme Cisco xemple. Chacun doit et devrait réussir ses examens. De plus, la maîtrise de la littérature est devenue fondamentale voici ce que le président de Cisco m’a écrit à la fin de mettre lettre de certification CNNP il y a plusieurs années :
« Technological literacy is more important today than ever before, and Cisco is proud to provideyou with the knowledge and skills necessary to build and maintain computer networks.
Please accept my best wishes for your continued success.
Sincerely,
John T. Chambers
Chairman and Chief Executive Officer
_________________
Expérience peut-être mais il faut aussi être capable d’expliquer ce que l’on fait en utilisant les justes termes pour ne pas faire honte à notre alma mater. Un technicien qui mélangerait les termes grève et boycott par exemple comme certains journalistes ne pourraient certifié. De toute manière, les entrepreneurs connaissent les diplômes bidons. Nous ne sommes pas sot.
exmontrealaise
16 février 2013
16h05
N’essayez surtout pas de faire valoir vos compétences à l’UdeM! En 2003, à l’âge de 65 ans, j’ai voulu obtenir un bac. Mme Rachida Azdouz m’a reçue, et après avoir pris connaissance de tout mon bagage, y compris une montagne de certificats et de cours de niveau universitaire, mes trois langues et mes 50 années de travail, elle m’avait assurée qu’il ne me manquait que quelques crédits pour avoir mon bac. Mais lorsque je présentai mon dossier, on ne m’accorda pas un seul crédit. Pas un seul!
jaypee2
16 février 2013
16h29
@ respectable
“voici ce que le président de Cisco m’a écrit à la fin de mettre lettre de certification CNNP il y a plusieurs années”
Le président ne t’a pas “écrit” cela. Il s’agit d’une lettre type que j’ai trouvée en 2 secondes sur internet et qui est envoyée à tout ceux qui s’inscrivent à cette formation en ligne.
En voici un exemple: http://yildirganhakan.files.wordpress.com/2011/04/ccnp-certificate-41.pdf
respectable
16 février 2013
18h13
Évidemment Jaypee qu’il s’agit d’une lettre préfabriquée. Si le président de Cisco écrivait des lettres personnalisées à tous ces administrateurs réseaux ça prendrait 100 présidents. La formation cisco est effectivement en ligne avec la littérature cisco, mais elle doit être obligatoirement suivie dans une académie physique avec un instrutor cisco. Les examens théoriques et pratiques doivent tous être réalisés en classe sans note et sans accès à google.
Ainsi, cisco détient la certitude qu’aucun zouf ne peut détenir une certification sans bien maîtriser la matière. En passant, seul ceux qui ont 90% et plus reçoivent la lettre préfabriqués du président sans vouloir me vanter puisque je fais faire la job par les autres mais au moins je sais bien modestement un peu de quoi je parle j’ai bien dit un peu Jayppe pas beaucoup plus Ne t’inquiète pas.
Respectable, MBA LL.M et un tout petit peu CCNP pour faire plaisir à Jaypee.
martinlal
16 février 2013
19h21
Intéressant. Il faut avant tout évaluer quel est l’objectif avant de faire un transfert de compétence. D’où viens la personne et ou cette dernière veut aller. Une formation par la suite pourra aider mais avant il faut aller sur le terrain voir si notre profil peut être intéressant. Le changement peut faire peur surtout si on change de domaine, le recours à la formation peut être une bonne stratégie dans une perspective globale.
thedynny
16 février 2013
22h06
@ Respectable:
Je ne veux pas gâcher votre plaisir, mais de dire qu’une formation suivie dans une académie ‘physique’ avec un entraineur Cisco est obligatoire….ce n’est totalement pas vrai, et moi et mes collègues le savont mieux que quiconque, ayant plusieurs certifications auto-didacte.
Et dire que ceux qui ont nécessairement une certification connaissent leur stock: enleve tes lunettes roses, ya malheureusement pleins de ‘dump’ techniques comme ‘Testking’ , ‘9tut.com’, ou tu apprend a la lettre les résultats d’examens. Des CCNA-CCNP et autres qui ne connaissent pas leur affaire, il y en a.
Par un autre ordre d’idée, si un AEC t’intéresse, vu que tu as déjà ton CCNA en ayant ton CCNP bien je t’invite à regarder le Cégep de Matane qui offre le cours CCNA, et vu que tu l’as deja, tu peux demander de te faire créditer l’AEC….chose que j’ai fait
vlrglqqf
17 février 2013
10h22
[...] pour les cours obligatoires en français, philosophie, anglais et éducation physique.
Que quelqu’un m’explique en long et en large pourquoi la philosophie est-elle nécessaire dans ce cas-ci? J’ignore les fonctions d’un contremaître, mais 25 ans de carrière c’est quand même du vécu! Passe encore pour l’éducation physique, mais la philosophie en milieu informatique industriel et Cie? Ça me fait tiquer ben raide, j’ai toujours oeuvré dans le milieu de la santé.
On pourra m’accuser de biaiser ou de contourner le sujet en cours. Il n’en est rien, je veux savoir où est la logique et la pertinence d’exiger la philosophie ici? C’est une pure perte de temps et d’argent pour le conjoint d’Esther en particulier.
g.duquette
17 février 2013
11h09
@ vlrglqqf
C’est pourquoi Mme LeTarte a suggéré avant un AEC. (Attestation d’Étude Collégiale) qui comprend tout les cours de la technique Collégiale et leurs prérequis si il n’y a pas d’équivalence mais exclus les cours du tronc commun tel que français, philosophie, anglais et éducation physique et certains autres.
Un AEC est reconnu aujourd’hui comme l’équivalent du DEC par bien des employeurs.
Et en plus un AEC est le plus souvent qu’autrement condensé en 12-16 mois vue la charge allégée en prérequis et tronc commun et avec possibilité de continuer de recevoir des prestations de chômage jusqu’à 4 semaines (si je ne me trompe) après la fin du cours. Ce qui est un très bon incitatif.
De plus, la grande majorité des AEC le sont dans des secteurs en pénurie de main d’oeuvre. Et lorsque la pénurie est comblée, l’AEC n’est plus offert. Cest une façon de contrôler l’offre et la demande par le Ministère de l’Éducation.
G.Duquette
alain02
17 février 2013
16h25
Bonjour.: – Torrieu ! La danse du système d’éducation ⇔ Une vision politique et social mais très très éloignée de la réalité.
● Une Javanaise : Exécution en haussant les épaules. Ou encore mieux :
● Part la *dance* Vous santez-vous dispos, levez les pattes, à gauche, à droite, faites les cinq pas et hop ! Vous recommencez.
✔ Ho ! Noublier pas pour être un champion : MBA – LLM – CCNP – CCNA – AEC et surtout Cisco obligatoire et incontournable.
◗ hautes études qu’ils appellent ça ! Incontournable pour travailler ? ! ? Foutaise.
angel_eyes
18 février 2013
11h29
@respectable
Tu n’as pas de MBA.
soldja
18 février 2013
12h30
Il est aussi possible de se faire reconnaître des acquis à un niveau professionnel (DEP) et à un niveau universitaire.
Au niveau professionnel, il faut généralement passer par les commissions scolaires ou leur organisme en lien avec la formation professionnelle. Par exemple :
http://www.csdm.qc.ca/AutresServices/ReconnaissanceAcquisCompetences.aspx
La démarche est semblable à celle offerte au niveau collégial, soit de faire la preuve que la personne a appris à maîtriser les connaissances théoriques et pratiques liées à son diplôme. Ex. soudeur, soutien informatique, secrétariat, etc.
Au niveau universitaire, la reconnaissance des acquis est laissé à la discrétion des établissements et des départements. Donc il faut magasiner et s’informer. De plus, c’est également plus difficile de ce faire reconnaître des acquis à ce niveau, parce que le contenu des cours peut évoluer plus rapidement dans certains secteur d’activités et que les programmes sont régulièrement mis-à-jours, ce qui complique les choses.
@ vlrglqqf
Une explication au pourquoi il faut avoir complété les cours de philosophie, littérature, anglais et éducation physique pour avoir accès au diplôme DEC peut résider dans la manière dont la loi et les règlements sur la sanction des études est formulé (ce que je n’ai pas vérifié, mais dont je suis presque certain) et aussi au fait que cette sanction de diplôme permet à l’individu de déposer une demande d’admission pour être admis à l’université, ce qui n’est pas le cas avec une AEC. (oui il est possible de fréquenter l’université sur la base adulte, mais c’est une autre histoire)
Pour mettre les choses en perspective, les autres provinces ont une 6e année du secondaire et souvent une année supplémentaire d’université, lesquelles contiennent des cours de formation générales liés à la maîtrise de la langue, développement de la pensée critique et/ou de l’éthique, ce qui vient en quelque sorte faire une équivalence aux cours généraux exigés au Québec, comme préalable pour avoir accès à l’université.
Pour bonifier ce que G. Duquette à nommé, les AECs sont des programmes qui peuvent même aller d’une durée de 300 heures à une durée de un peu plus de 2000 heures. Certaines formation sont montés pour des besoins spécifique du marché du travail (ex. AEC en courtage immobilier résidentiel), d’autres sont des portions des DEC techniques (ex. AEC en techniques d’éducation à l’enfance), d’autres sont le programme techniques au complet, sans les cours de formation générale (ex. DEC en technique d’éducation spécialisée), et d’autres sont des perfectionement qui s’ajoute à une formation DEC techniques.
En bout de ligne, la reconnaissance des acquis n’est pas un processus très ”accessible”, dans le sens où la personne doit prouver qu’elle maitrise les acquis et compétences. Par contre, c’est un processus ”flexible” dans le sens où l’individu qui ne se ferait pas reconnaître automatiquement un diplôme se voit offrir des moyens de l’atteindre sans avoir à retourner sur un banc d’école. Par exemple (très hypothétique), si la personne ne maitrise pas une compétence au moment de son évaluation, elle peut se faire proposer d’apprendre à maitriser la compétence en la mettant en pratique dans son milieu de travail, en mettant à jour ses connaissances sur un sujet, en participant à un atelier XYZ de quelques heures. Par exemple, Une personne qui voudrait se faire reconnaître sa maîtrise d’un logiciel de dessin technique n’aurait pas à faire les 45 heures de formation collégiale. Elle pourrait, de par elle-même relire le manuel technique et faire des exercices pour prouver qu’elle le maîtrise.
alain02
18 février 2013
14h30
Bonjour.: – @ Mme/M Soldja – Très intéressant, l’optimum des obtions.
◗ Diplome étude professionnel : Les grosses polyvalentes/techniques qui remplacent les écoles techniques (métier) ⇔ Il existe encore des écoles ou collèges techniques. # Aviron en est un comment dire **un cinq étoiles, la palme** !
● Je crois à Montréal un collège diffuse des cours en *télécommunication.
psychic
19 février 2013
03h08
respectable n’est pas CCNP. Je refuse d’y croire.
venerable
21 février 2013
10h35
J’en peux plus de rire, le gars qui méprise les «sciences molles» constamment et diffâme les avocats quotidiennement signe son dernier post avec deux diplômes «mous»: le mba et la maîtrise en droit (LLM), MDR !!