
Après deux ans de lutte contre le cancer et de traitements de chimiothérapie, Hélène est en rémission et tente de se trouver un nouvel emploi. Ci-dessus, la nouvelle salle pour les traitements de chimiothérapie de l’Hôpital du Saint-Sacrement, à Québec. PHOTO : ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL
Question d’une lectrice
«J’ai dû m’absenter de mon emploi il y a deux ans en raison d’un cancer et de traitements de chimiothérapie. Mon employeur m’a remplacée, mais suite à une plainte à la Commission des normes du travail, j’ai obtenu une compensation et une lettre de recommandation. En raison de ma rémission, mon oncologue me permet de retourner au travail à temps partiel. Comment expliquer le trou de deux ans dans mon CV? Dois-je parler de ma maladie au passé pour éviter de faire peur aux employeurs?» – Hélène (prénom fictif)
Carolina Castro, conseillère en ressources humaines agréée et coach professionnelle chez Vezina Nadeau Labre, conseille de vérifier la date de fin d’emploi inscrite dans la lettre d’entente entre la Commission des normes du travail et l’employeur.
«C’est cette date qu’il faut retenir et non le moment ou Hélène a dû arrêter de travailler pour commencer ses traitements, explique-t-elle. Elle a certainement une période sans emploi de quelques mois, mais je conseille toujours d’inscrire seulement les années sur le CV, donc cela règle souvent le problème. Le but d’un CV est entre autres de présenter la chronologie des expériences de travail, donc il ne faut pas chercher à camoufler une période d’arrêt, mais plutôt se préparer à l’aborder de façon constructive lors de l’entrevue.»
Parce qu’il est fort possible que si on a eu une période d’arrêt, le recruteur cherche à en savoir davantage lors de l’entrevue. Faut-il alors parler du cancer?
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