
D’après une étude récente du CIRANO, le Québec fait bonne figure en matière de rémunération de ses enseignants lorsqu’on le compare avec les autres provinces canadiennes. PHOTO : ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE
Au cas où vous l’auriez manquée, j’attire votre attention sur la chronique de Francis Vailles ce matin dans La Presse Affaires. Il expose les résultats d’une étude du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) qui compare la rémunération des travailleurs du secteur public au Québec à celle des autres provinces.
Un vaste sujet sur lequel, chers lecteurs, vous m’envoyez fréquemment des questions.
On apprend entre autres dans cette chronique que le Québec fait finalement bonne figure avec ses enseignants, mais moins avec ses infirmières.
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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honorable
10 janvier 2013
11h01
Avant de se faire le haut-parleur de cette étude, M. Vailles aurait dû y jeter un regard plus critique, ce qui est ce dont on s’attend d’un journaliste par opposition à un agent de relation publiques. Ce regard critique n’ayant pas été porté, il est difficile de conclure quoi que ce soit des chiffres présentés. Je ne mentionne maintenant que quelques problèmes parmi d’autres.
L’étude est basée sur l’hypothèse implicite que le niveau d’expérience des enseignants et infirmières au Québec vs ailleurs est le même. Est-ce le cas? Sinon, il aurait fallu corriger les données en conséquence.
Par exemple, supposons que l’âge moyen (proxy pour le niveau d’expérience) des infirmières au travail au Québec est inférieur à l’âge moyen des infirmières ailleurs. Cela pourrait faire paraitre artifciellement bas leurs revenus.
De plus, alors qu’il n’y a qu’un catégorie d’enseignants, en gros, il y a plusieurs catégories d’infirmières: auxiliaires, techniciennes, practiciennes, cliniciennes, etc. La distribution de ces catégories est sans doute différentes au Québec que dans le ROC.
Par exemple, de nombreuses infirmières du ROC peuvent poser des gestes cliniques que nos médecins québécois gardent jalousement pour eux.
Un autre exemple: aux USA, la moitié des anesthésies sont faites par des infirmières, alors qu’ici elles doivent faites par des médecins spécialisés en anesthésie. Les infirmières anesthésistes gagnent en moyenne $ 180 000 aux USA.
Je crains que ces contrôles élémentaires n’aient pas été faits par l’étude que vous décrivez. S’ils n’ont pas été faits, les chiffres que Failles nous montrent sont titillants et démagogiques, mais guère instructifs.
Non pas qu’il était incorrect de les présenter, mais il aurait fallu les présenter avec tous les caveats et éléments confondants.
Mes condoléances à papitibi. papitibidemasque.wordpress.com
honorable
10 janvier 2013
11h15
Voici le texte de l’étude de Montmarquette et …
http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2012RP-20.pdf
Malheureusement, M. Vailles n’avait mis aucune référence dans son article.
dan_265
10 janvier 2013
11h51
L’étude mentionne qu’on n’a pas pris en compte certains détails tels les fonds de retraite et conditions de travail par exemple.
De plus on parle de salaire horaire.
Quand on sait qu’un enseignant reçoit un salaire annuel, et que le nombre d’heures de travail qu’il fait dépend entre autre du nombre d’étudiants par groupe par exemple…
Il semble manquer beaucoup d’information pour se permettre de comparer les salaires des enseignants des deux provinces.
jean_yves
10 janvier 2013
13h06
Mme. Letarte, c’est faire bonne figure que de payer plus cher qu’ailleurs??
Et en plus des arguments d’honorable ici l’exclusion de l’analyse les autres composantes des coûts d’un emploi ont été exclus. Hors juste sur les régimes de retraite le gouvernement du Québec ramasse tous les déficits tout en les bonifiant d’une convention à l’autre… Alors qu’en Ontario les déficits se partage a part égale, et peut même inclure une diminution des prestations de ceux qui déjà a la retraite !
jeffypop
10 janvier 2013
16h19
Faut pas exagerer avec les supposées lacunes de l’article. Si on avait décortiqué l’étude tel que suggéré par certains on aurait eu droit à un cahier spécial ce samedi. Au moins ça ouvre la discussion.
gl000001
10 janvier 2013
18h31
@honorable
Toujours dans le but inavoué de dénigrer les journalistes vous avez omis de dire que Mr Vailles n’avait pas lien au moment de publier son article comme il a précisé dans la discussion par la suite.
Et en gros, il y a plusieurs catégories d’enseignants. Rigueur ?
@jeffypop
Exactement. Très bien dit.
honorable
10 janvier 2013
21h21
@gl00001, comment aurais-je pu omettre de dire à 11h01 et 11h15 ce que Vailles n’admet qu’à 11h57? C’est physiquement et mathématiquement impossible.
honorable
10 janvier 2013
21h22
@gl00001, et cessez donc de me prêter des intentions, en passant…
gl000001
11 janvier 2013
01h50
@honorable
Vous les avez souvent étalées au grand jour. Ca devient tellement évident.
honorable
11 janvier 2013
06h26
@gl00001, ce que vous dites (18h31 et 01h50) est totalement faux. Il y a de nombreux journalistes admirables qui ont tout mon respect et toute mon admiration. Encore une fois, vous dites n’importe quoi, et je comprends mal que Mme Letarte tolère de telles généralisations de votre part.
honorable
11 janvier 2013
07h46
“un peu plus de 25 % des infirmières québécoises détiennent une formation universitaire. À cette enseigne, le fossé demeure avec les autres provinces, où en moyenne près de 35 % des infirmières ont fréquenté l’université. L’Alberta en compte plus de 40 %.
Le nombre d’infirmières praticiennes spécialisées a doublé depuis 2007 : elles sont 2777 à pratiquer, mais ne représentent toujours que 1 % des effectifs. Au Québec, elles ne sont que 104, mais la progression est constante. En comparaison, l’Ontario compte 1653 superinfirmières.”
Ni Montmarquette ni Vailles n’ont tenu compte de cela. La faute principale retombe sur Montmarquette, évidemment. Ils auraient pu comparer des oranges à des oranges, mais ils ont préféré comparer un mélange d’oranges et de bananes à des oranges…
http://www.ledevoir.com/societe/sante/368157/la-profession-infirmiere-gagne-en-popularite-et-rajeunit
gl000001
11 janvier 2013
07h51
@honorable
Ce n’est pas du tout une généralisation.
Même Mr Vailles a senti une insulte dans vos propos. Nous sommes deux à dire n’importe quoi ?
erno
11 janvier 2013
08h28
J’ai eu beau lire cet article de tous les côtés, c’est difficile de tirer des conclusions, des comparables.
Quelle est l’idée de comparer des professionnels à l’ensemble des travailleurs ? Prenons l’exemple des enseignants, la majorité ont des Bacc, certains des maîtrises. Comparons des pommes avec des pommes.
Si on veut comparer les conditions des enseignants, il faut prendre toutes les conditions de travail et les comparer avec des professionnels similaires ou ceux des autres provinces et états américains par exemple.
Sinon, on en revient constamment avec cette philsophie de nivellement par le bas. Pourquoi un enseignant devrait-il gagner plus cher qu’un camionneur ou qu’un fonctionnaire ?
Même chose pour les infirmières. Il faut tenir compte de la formation, du degré de responsabilité assumé ici au Québec vs ailleurs, etc
Ce sont deux des professions les plus exigeantes dans la socitété parce qu’ils sont constamment sur la ligne de feu. N’oublions jamais celà.
honorable
11 janvier 2013
08h30
@gl0001, alors Vailles et vous avez la peau trop sensible. Voici l’intégral de mon propos dit “insultant”:
honorable
10 janvier 2013 11h27
Voici le texte de Montmarquette et Viennot-Briot: http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2012RP-20.pdf
Pourquoi ne l’avez-vous pas donné dans votre article, afin de permettre aux lecteurs de juger par eux-mêmes?
- – - – - – - -
C’est un commentaire de blogue ou de chronique, pas une note diplomatique que j’envoyais!
gl000001
11 janvier 2013
09h31
@honorable
Demandez-le à lui pourquoi il s’est senti insulté. Moi, je vous ai trouvé condescendant.
Vous êtes intelligent. Faites monter le débat plutot que de le rabaisser.
jean_yves
11 janvier 2013
09h53
Erno, il n’est pas pourtant particulièrement difficile de comprendre la probité d’utilisé la comparaison du salaire d’un type de travail en proportion avec l’ensemble des salaires qui se pratique dans une société donnée. Cela nous donne la positionne de la valeur accordée a chacun des type de travail par rapport a l’ensemble. Ainsi pas besoin de décortiquer et sous-peser les milles et une caractéristiques qui peuvent composer l’appréciation sociale d’un emploi, la position comparative avec l’ensemble des autres jobs la résume parfaitement et en fait un outil de choix bien plus pertinent que le nombre de piastres quand l’on veut faire des comparaisons entre différents pays ou différentes sociétés.
Et vous voilà à nous resservir la fameuse expression totalement vide de sens du ‘nivellement par le bas’. Il faudrait nous expliquer un jour le principe et son application du nivellement par le haut du carré de sable de l’économie…
Parce que c’est justement ce que fait cette comparaison avec la moyenne des salaires que d’expliquer non pas le nivellement mais bien l’élévation salariale d’un emploi. Et cela rappel aussi que chaque grain de sable ajouter a l’élévation des uns vient d’une soustraction aux autres… , et donc a les enfoncer un peu plus !
fvailles
11 janvier 2013
11h20
Le but de l’étude, à mon avis, est de s’interroger sur la rémunération des salariés de l’État en fonction de notre capacité de payer. Comme nous sommes plus pauvres, l’État doit faire des choix. Or, le Québec est l’un des endroits dans le monde qui consacre la plus grande part de sa richesse à l’éducation. Voici d’ailleurs ce qu’en dit l’excellent service de statistiques du ministère de l’Éducation:
En 2008-2009, la dépense globale d?éducation par rapport
au produit intérieur brut (PIB) est estimée à 7,7% au
Québec1; par comparaison, ce taux est estimé à 7,1% dans les
provinces de l?Atlantique, à 6,6% en Ontario et à 5,6% dans
les provinces de l?Ouest. Lorsque l?on considère cet indicateur, il apparaît que l?effort financier en éducation demeure plus
important au Québec que dans la moyenne des autres
provinces. Aux États-Unis, la part du PIB allouée à l?éducation
était de 7,5%.
Si l?on compare la part du PIB allouée à l?éducation au Québec
à celle des pays de l?OCDE en 2007, il ressort que le Québec se
situe parmi les États dont l?effort financier est le plus
important2. Cela s?explique surtout par les coûts de
l?enseignement, qui sont relativement plus élevés au Québec
que la moyenne de ceux des pays de l?OCDE. Il faut souligner
également le fait que l?enseignement postsecondaire, plus
développé au Québec que dans les pays de l?OCDE, a contribué
de façon importante au plus grand effort financier en éducation
au Québec.
Par ailleurs, pour expliquer pourquoi le Québec a investi une
plus grande part de son PIB dans l?éducation que le reste du
Canada en 2008-2009, on peut considérer les quatre facteurs
suivants : la dépense globale par étudiant, la richesse collective
(définie par le PIB par habitant), le taux de fréquentation
scolaire (défini par la proportion que représente l?effectif
scolaire total dans la population des 5 à 24 ans) et le facteur
démographique (défini par la proportion que représentent les
jeunes de 5 à 24 ans dans la population totale).
erno
11 janvier 2013
17h30
À lire les commentaires des journalistes et des gens qui commentent depuis que l’étude a été publiée, je ne suis pas le seul à ne pas comprendre le sens de la démarche.
Votre dernière phrase sous-entend que quand quelqu’un gagne plus cher, quelqu’un d’autre perd forcément. C’est quoi cette philosophie ? Pourquoi ne pas penser au contraire que le fait d’avoir des gens qualifiés, compétents, qui ont du succès est un signe de la richesse d’une société.