
PHOTO: ERICK LABBE, ARCHIVES LE SOLEIL
Question d’une lectrice
«Je suis arrivée au Québec il y a un an. J’étais enseignante universitaire en français langue seconde dans mon pays. J’ai fait faire une équivalence, ce qui m’a donné un diplôme de maîtrise en langue et littérature française. J’ai du mal à me trouver un emploi en enseignement que ce soit au cégep ou au secondaire. Auriez-vous des conseils à me donner? Y a-t-il un organisme qui pourrait m’aider?» – Farah
Pour enseigner au collégial, il faut surveiller les avis affichés dans les collèges qui décrivent la nature de la charge, la discipline visée et les exigences requises, m’a-t-on expliqué au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
Ces exigences sont laissées à la discrétion de chacun des collèges. Toutefois, il est généralement reconnu qu’ils exigent un minimum d’un baccalauréat dans la discipline – à moins qu’il n’en existe pas – voire parfois une maîtrise. Ce minimum peut être réévalué lorsqu’il y a pénurie de main-d‘œuvre.
Pour enseigner au secondaire, le processus est complètement différent. Il faut communiquer avec le MELS pour se procurer une autorisation d’enseigner.
Pour l’obtenir, vous devez avoir une autorisation d’enseigner au secondaire dans votre pays d’origine.
Votre formation doit aussi correspondre à l’équivalent d’un baccalauréat de trois ans en enseignement dans une discipline du régime pédagogique comme le français langue seconde. Toutefois, la formation doit également comporter une formation pédagogique équivalente à au moins 30 crédits universitaires.
Vous trouverez les détails du processus sur le site http://www.mels.gouv.qc.ca/dftps/ dans l’onglet Autorisation d’enseigner, sous «les conditions et les modalités pour obtenir une autorisation d’enseigner au Québec : pour les titulaires d’une autorisation d’enseigner délivrée à l’extérieur du Canada».
Lorsque le MELS informe le candidat que son dossier est admissible à l’obtention de l’autorisation d’enseigner, il l’invite à s’inscrire à un atelier d’adaptation au marché du travail québécois à l’intention des enseignants formés à l’étranger. Cet atelier, donné par le Carrefour national de l’insertion professionnelle en enseignement (CNIPE), est gratuit pour l’enseignant. L’information se trouve à cette adresse : www.insertion.qc.ca.
Le candidat non admissible reçoit des conseils pour la poursuite de ses démarches. Par exemple, s’il manque à la personne la formation pédagogique requise, le MELS la dirigera vers la maîtrise en enseignement du français langue seconde au secondaire.
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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gl000001
27 décembre 2012
13h16
Savez-vous qu’il manque de profs remplaçants ? Et que souvent ils prennent des gens sans diplômes. Ca pourrait être un début pour cette personne. En attendant qu’elle réussisse à passer au travers de la moulinette compliqué du MELS.
Exemple: un orthophoniste formé en France ou en Belgique peut être orthophoniste ici mais ne peut aider un jeune qui bégaie parce que la méthode qu’il a apprise en Europe n’est pas la méthode approuvée par le MELS. Ca fonctionne là-bas mais le MELS n’en veut pas.
respectable
27 décembre 2012
14h12
Les profs étrangers peuvent pas être pires que les nôtres. Les jeunes bègues doivent être soutenus.
mmez.
27 décembre 2012
15h19
Je veux simplement mentionner qu’il y plusieurs gradués(es) universitaires du Québec en enseignement qui doivent se contenter de suppléances pendant une année et plus avant d’avoir un emploi à temps plein et encore…
holosan
27 décembre 2012
15h26
La suppléance à la journée est un très bon moyen de se familiariser avec le milieu scolaire tout en gagnant sa vie dans le domaine choisi. Il faut en premier lieu bien lire les sites des commissions scolaires, puisqu’il faut soumettre une foule de documents en faisant une demande d’ouverture de dossier. Le web offre aussi beaucoup de ressources aux gens qui veulent bien se préparer à une journée de suppléance comme des témoignages et des conseils d’autres enseignants et des banques d’activités. Enfin, il faut être prêt quand le téléphone sonne à 6h30 : lunch, adresses des écoles, etc.
rachel_eric
27 décembre 2012
21h45
En Ontario, beaucoup d’emplois en enseignement de langue française ou en enseignement de français langue seconde…
nousnoune
28 décembre 2012
08h09
@respectable
En tout cas, nos élèves lisent mieux, beaucoup mieux que les jeunes français et belges
Ils font 538 dans les textes PIRLS contre 520 pour les Français et 506 pour les Belges
http://timss.bc.edu/pirls2011/downloads/P11_IR_FullBook.pdf
loubia
28 décembre 2012
19h59
J’ai des amis Maghrébins. Il y a des commissions scolaires qui, derrière des portes closes et sans témoin, vont dire sans ambages “qu’un Arabe n’est pas le bienvenu dans mon école”. Une petite enquête du MELS serait intéressante à ce sujet et certains directeurs, à qui revient la décision d’embaucher ou pas, auraient à expliquer pourquoi il n’y a AUCUN prof avec un patronyme à consonance islamique dans leur école.
Il y a aussi comme on l’a expliqué, les longues années avec statut précaire (valable pour tous, de souche ou pas). En effet, il est plus facile de contrôler par le chantage un employé qui a peur de perdre son emploi qu’un syndiqué permanent qui a les fesses bien installées.
Bonne chance madame.
packington
29 décembre 2012
14h27
Madame,
Cherchez à travailler en région.
Le Bas St-Laurent est un paradis où il fait bon vivre et où il en coûte moins cher pour presque tout.
L’air y est pur et les citadins lèvent le nez pour y venir. Je serais surpris que vous ne puissiez trouver l’emploi rechercé.
J’ai vécu 50 ans à Montréal et je vous assure que je n’y retournerais pas pour tout l’or du monde.
Bonne chance.
packington
29 décembre 2012
14h34
@ Loubia
Il faudrait pas faire de la ségrégation à rebours!
Y a pas que les Magrhébiens ou autres qui se sentent lésés lors d’un engagement; les Québécois aussi s’ils ne sont pas les amis des amis.
Mal universel que ce fléau.
La culture est une chose que ne possèdent malheureusement pas tous les arrivants et comme on dit, cela vient avec le temps.
La meilleure place pour s’y initier, ce sont encore les régions. Même nos politiciens anglophones du Canada choisissent souvent le Saguenay ou Charlevoix pour s’y tremper.