Martine Letarte

Martine Letarte - Auteur
  • Journaliste pigiste depuis 2005, Martine Letarte écrit sur le vaste monde de l’emploi dans La Presse depuis 2008.
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    Samedi 15 décembre 2012 | Mise en ligne à 9h24 | Commenter Commentaires (4)

    Comment mettre en valeur ses expériences réalisées à l’étranger?

    Un camp de réfugiés près de Pétionville, à Haïti, où les organisations internationales ont afflué à la suite du tremblement de terre de janvier 2010.  PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

    Un camp de réfugiés près de Pétionville, à Haïti, où les organisations internationales ont afflué à la suite du tremblement de terre de janvier 2010. PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

    Question d’une lectrice

    «J’ai travaillé 20 ans en développement dans les pays les plus pauvres. J‘ai fait de la coordination de projets, de la gestion de programmes, de la formation, de la recherche de financement, du développement de stratégies pour des organisations internationales canadienne, américaine et britannique. Mes parents sont atteints de cancer, donc je suis rentrée au pays il y a 10 mois. Je n’ai eu aucune réponse favorable à mes demandes d’emploi. Comment rendre mes expériences attrayantes pour les employeurs d’ici?» – Blanche

    Michel Ohayon, conseiller principal chez Shore et associés, une firme de chasseurs de têtes spécialisée entre autres dans les organismes sans but lucratif (OSBL), a accepté de partager quelques trucs avec vous.

    «Vous devez vous assurer que chaque terme utilisé dans votre CV pour décrire vos réalisations a une valeur ici, affirme-t-il. Vous devez aussi faire ressortir des compétences et des aptitudes recherchées ici.»

    Le chasseur de têtes donne l’exemple de la débrouillardise. «C’est une aptitude essentielle pour fonctionner avec peu de moyens et c’est recherché par plusieurs.»

    Il vous conseille également de faire ressortir dans votre CV les organisations où vous avez été employée un certain temps et idéalement, où vous avez connu une progression de carrière.

    Michel Ohayon vous suggère aussi d’adapter votre CV chaque fois que vous posez votre candidature en utilisant les mots de la description de poste.

    Il croit que vous avez avantage à postuler auprès d’organisations qui valorisent votre expérience, comme celles qui font un travail similaire à ce que vous faisiez à l’étranger.

    «Avez-vous tissé des liens lors de vos années à l’étranger avec des organismes qui sont aussi présents ici, comme Oxfam, Médecins sans frontières, la Croix-Rouge? Sinon, peut-être que certains de vos anciens employeurs sont bien connus d’organisations présentes ici? Si oui, ciblez ces organisations.»

    Il vous conseille aussi d’expliquer les acronymes méconnus et de vous assurer que votre CV respecte les normes d’ici : sans photo, ni date de naissance.

    Enfin, M. Ohayon affirme que vous pourriez envisager le bénévolat dans une organisation où vous souhaiteriez travailler et pour laquelle vous avez une expérience pertinente. «Se bâtir un réseau ici, c’est important», précise-t-il.

    Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca


    • La question de cette personne me fait penser à la situation des gens qui veulent changer de branche. C’est fou comme il faut «traduire» ses expériences et ses réalisations. À croire que les RH sont incapables d’imaginer les tâches quotidiennes de quelqu’un et de comprendre les compétences qui en découlent et qui peuvent être appliquées dans un autre contexte. Non, ils recherchent des titres et des diplômes, bien plus facile et sécurisant. Gérer des projets de développement à l’étranger, imaginez les capacités de gestion de cette personne! Si virer de bord sur un «dix cenne», se débrouiller avec trois fois rien!

    • +1 ils pourraient juste faire emplir des fiches avec des trous et un ordi ferait la job plus vite et mieux.

    • «Se bâtir un réseau ici, c’est important»
      Exactement. Travailler bénévolement chez Equiterre ou une OSBL du genre à grande visibilité. Eux, ont beaucoup de contacts avec les entreprises. Ils ne font pas juste s’opposer aux compagnies. J’ai mentionné Equiterre comme ça, car il sont venus ici pour nous aider à contacter des cultivateurs qui préparent des paniers de légumes frais.
      Il y a un autre association pour faire des contacts mais je ne me souviens plus du nom. Je fais marcher mes contacts et je vous reviens ;-)

    • J’ai pensé à Toastmasters même si ca n’est pas tout-à-fait ça.
      Il y a LinkedIn. Les amis de nos amis vont peut-être nous aider à se trouver une job. Ca fonctionne pour plusieurs de mes contacts.

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