Martine Letarte

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  • Journaliste pigiste depuis 2005, Martine Letarte écrit sur le vaste monde de l’emploi dans La Presse depuis 2008.
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    Jeudi 29 novembre 2012 | Mise en ligne à 8h59 | Commenter Commentaires (13)

    Parle-t-on anglais à Alma ?

    La municipalité de Saint-Prime, au Lac-St-Jean. LA PHOTOTHÈQUE DE LA PRESSE

    Le bilinguisme est plus courant à Montréal qu’ailleurs au Québec. Ci-dessus, la municipalité de Saint-Prime, au Lac-Saint-Jean. LA PHOTOTHÈQUE DE LA PRESSE

    À la suite de la publication de ce billet, vous avez été nombreux à m’écrire pour me demander si le bilinguisme était davantage une réalité montréalaise que québécoise. Eh bien oui!

    Ce tableau fort intéressant de Statistique Canada, d’après le recensement de 2011, nous indique le pourcentage de la population des différentes villes qui connaissent les deux langues officielles du pays.

    On y apprend entre autres qu’à Montréal, près de 54% de la population se dit capable de soutenir une conversation en français et en anglais. À Sherbrooke, c’est 42%, alors qu’à Québec, 36%. À Drummondville, on arrive à 25% et à Alma, à seulement 15%. Toutefois, Rouyn-Noranda et Val-d’Or atteignent 32%.


    • Soutenir une conversation. Je vous dirais que seulement 10% des gens peuvent soutenir une conversation dans leur langue maternelle alors dans une autre oubliez ça. Lorsqu’on regarde les statistiques on voit que les gens s’en font accroire. Fait penser aux fiches de site de rencontre. 90% des gens se disent de belles apparences !?! Vu de même, aussi bien d’enlever le critère de recherche et de se concentrer sur d’autres.

      Je méfie comme la peste des gens qui se disent parfaitement bilingue. Natif de Trois-Rivières y’a rien que j’ai pas vu. Nombreux ce sont qui se disent bilingue et qui ne parle pas un mot anglais. Quand on se rend compte que c’est faux cela en dit aussi long sur la valeur de l’éducation qu’ils ont reçue.

      J’en suis rendu à me demander si un certain % des gens disons 50% ne sont complètements déconnectés du monde réel. Ils ne sont pas menteurs. Ils sont complètement débrancher de ce qu’ils sont réellement à ce qu’Ils pensent être. Pis c’est pas de leur faute. Non y’a quelque chose de psychiatrique là. Je crois que les gens voient ce qu’ils veulent bien voir. Ils s’imaginent bilingue? Ils se disent bilingue. C’est probablement la raison pour laquelle, même si la vérité est ce qui est de moins générale dans un palais de justice on n’accuse jamais personne de parjures.
      On ne leur a pas appris ce qu’Était la réalité. On ne leur a pas appris à aimer la vérité. On leur appris à s’aimer eux-mêmes mais ils s’aiment mal en se faisant croire qu’ils sont bilingues alors qu’ils ne le sont pas.

    • Je suis originaire d’Alma, je demeure maintenant ailleurs et j’ai un conjoint anglophone. Du vivant de mes parents, j’allais à Alma avec mon conjoint au moins trois fois par année. Je peux vous confirmer que très peu de gens parlent l’anglais à Alma, dans les commerces et ailleurs. Ça n’arrêtait pas mon mari d’aller faire des courses seul car il est très débrouillard, mais à part une commis une fois dans une quincaillerie et la gentille dame qui tient (encore?) une tabagie et qui adorait converser en anglais avec lui , les gens qui pouvaient dire autre chose que “hot doille” sont extrêmement rares ou… timides.

    • Et Gatineau, lui (elle)?

      Un problème du tableau suggéré est qu’il ne montre pas les chiffres pour Gatineau, le côté québécois de la RMR Ottawa-Gatineau. Mais en jouant un peu avec les paramètres on trouve assez facilement un autre tableau qui montre que le pourcentage de la population bilingue à Gatineau est de 63,5%… donc nettement plus élevée qu’à Montréal.

      De toute évidence on ne peut pas parler de bilinguisme au Québec sans mentionner la belle région de l’Outaouais.

    • Se dire capable de soutenir une conversation en anglais et l’être sont deux choses bien différente… C’est très subjectifs.

      Je crois que l’écart est encore plus grand que le sondage ne le révèle. Des Montréalais qui se disent incapable de soutenir une conversation en anglais maîtrisent souvent mieux cette langue que des gens des régions qui eux prétendent être capable de le faire. C’est anecdotique mais c’est ce que j’ai vu en allant dans le sud à quelques reprise.

      En d’autres mots, ayant des comparatifs sous les yeux, des gens qui peinent à s’exprimer en anglais/français en comparaison à des membres de leur entourage vont dire qu’ils ne sont pas bilingue. Dans le fond, ils disent qu’ils ne ’sentent’ pas bilingues. Par contre, si votre entourage ne parle pas un traître mot d’une deuxième langue, ça ne vous prendra pas une grande maîtrise pour vous sentir bilingue en comparaison!

    • C’est pas de leur faute; Les postes de TV américains ne se rendaient pas au Sag-Lac avant l’arrivée du cable.

    • La nécessité est souvent ce qui commande le degré de billinguisme. Je suis originaire du lac st-Jean bien que je n’y vive plus. C’est un des coins les plus complètement francophones du Québec; le nombre d’anglophones y est extrêmement faible (je ne saurais dire combien, je n’ai pas de stats officielles) et le peu qu’il y a est très assimilé. Le peu d’immigrants s’intègre aussi à la langue française. Donc, les gens n’ont jamais besoin de parler anglais. Au secondaire j’étais dans un groupe d’anglais enrichi regroupant ceux qui avaient les meilleurs résultats. Ultérieurement j’ai suivi des cours d’anglais au cégep et à l’université et j’ai eu des emplois où je devais parler anglais, je suis donc assez compétente dans cette langue. Par contre, d’anciens amis qui sont toujours restés dans la région et étaient dans la même classe que moi n’ont jamais pratiqué et n’ont de l’anglais qu’une connaissance théorique. La maîtrise d’une langue vient avec la pratique fréquente et le contact régulier avec les gens dont c’est la langue maternelle.
      La qualité de l’enseignement y fait aussi. Tous les profs d’anglais que j’ai eus au primaire et au secondaire étaient francophones. Ceux que j’aie eus au cégep et à l’université, d’origine anglophone. Mettons que dans le premier cas la prononciation laissait terriblement à désirer, comme j’ai pu le réaliser par la suite.
      Les employeurs qui ont besoin de personnel bilingue ont tout intérêt à mener une partie de l’entrevue d’embauche en anglais; cela permet de départager facilement le prétendu candidat bilingue du véritable.

    • On n’y parle pas français non plus.

    • ina34 a très précisément défini le sujet à 14h05. Et c’est partout pareil, peu importe le pays. C’est ce qui fait que malgré les prétentions à l’effet que l’anglais est «la langue que l’on parle partout et qu’il est essentiel de maitriser si on veut voyager», vous êtes assez démunis quand vous vous retrouvez dans un petit village allemand, italien, autrichien, hongrois, grec etc. Les «locaux» y sont comme les «Jeannois» d’Alma. Ils ont peut-être quelques notions d’une autre langue que la leur, parfois l’anglais mais bonne chance si vous êtes convaincu que l’anglais vous y servira de passe-partout. Je ne compte plus le nombre de fois où ma connaissance élémentaire de quelques autres langues que l’anglais (Que je parle couramment because mon origine irlando-québécoise) m’a tiré d’affaires.

      Conclusion: Il faut cesser d’avoir peur de l’anglais qui est fort utile en affaires comme en voyage surtout si on se contente des grandes villes et des grands hotels et restaurants. Mais cesser aussi de prétendre que partout sur la planète cette connaissance sera suffisante si vous sortez des sentiers battus et allez rencontrer «l’habitant» dans son milieu.

      Et, question maitrise de la langue, comme on le dit si bien en Anglais: «Practice makes perfect.» On n’apprend pas à patiner en regardant un DVD d’Alex Kovalev.

    • @tous les Jeannois d’origine, vous oubliez que plusieurs enfants des anciens patrons (anglophone) d’Alcan et de Price ont fréquenté l’école anglaise d’Arvida. Je dois être une extra terrestre puisque je fréquante plusieurs personnes parfaitement bilingues à Alma, sans compter ceux qui maîtrisent parfaitement l’espagnol. D’autres générations ont aussi fréquenté l’école anglaise l’Arvida dont le succès ne se démenti pas avec les années. Je connais peu de parents qui renonce à ce privilège. Notre % est certainement plus faible qu’à Montréal, ça se comprend mais de la à dire que personne ne parle une autre langue, il y a un pas que je ne franchit pas.

    • @angel eyes

      Je suis étonné qu’on laisse passer un commentaire aussi raciste

    • @nousnoune

      Visiblement, vous ne savez pas ce que racisme veut dire, ouvrez un dictionnaire. Le raciste, c’est plutôt celui qui. comme vous, demande, dans un blogue sur le sida, combien de gens infectés sont nés à l’extérieur du Québec.

    • @angel_eyes
      Bien envoyé !!! J’approuve et je seconde.

    • Quels sont les taux dans le reste du Canada maintenant? C’est bien ce que je pensais.

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