
Travailleuse dans le domaine juridique, Chahinaze cherche à devenir parfaitement bilingue comme l’exigent plusieurs employeurs. PHOTO: PC
Question d’une lectrice
«Je voudrais être parfaitement bilingue comme le demandent plusieurs employeurs dans mon domaine (juridique). Que dois-je faire pour améliorer mon anglais? Des études universitaires? Si oui, lesquelles? Des voyages? Aller travailler dans des milieux anglophones?» – Chahinaze
Il n’y a pas de solution simple à cette question, d’après Kristen Hummel, directrice du programme de baccalauréat en enseignement d’anglais langue seconde à l’Université Laval.
Elle croit que Chahinaze devrait d’abord préciser ce qu’elle entend par devenir «parfaitement bilingue».
«Est-ce réaliste? A-t-elle besoin d’améliorer tous les aspects de compétence, c’est-à-dire l’écrit, l’oral, la compréhension orale et la lecture?», questionne Mme Hummel.
Elle remarque que ce qui semble efficace afin d’améliorer les compétences en langue seconde est d’effectuer un séjour dans un environnement où on doit fonctionner dans cette langue quotidiennement.
«D’ailleurs, dans le programme d’études qui mène à l’enseignement de l’anglais langue seconde à l’Université Laval, on encourage fortement un séjour en milieu anglophone pour au moins une session.»
Si Chahinaze ne souhaite pas s’installer dans un milieu anglophone pour quelques mois, Kristen Hummel croit qu’elle peut tenter de se mettre en contact le plus possible avec des locuteurs de l’anglais.
«Ça peut être dans des situations de travail ou sociales. Elle peut aussi écouter des émissions en anglais à télévision et à la radio, lire des journaux, etc. Puisque c’est spécifiquement le domaine juridique qui l’intéresse, elle pourrait aussi contacter des organismes qui travaillent dans ce domaine du côté anglophone. Elle pourrait donc rencontrer des gens qui partagent ses intérêts et peut-être envisager des échanges de conversations en anglais et en français.»
Elle conseille aussi des cours intensifs.
«Si Chahinaze en a les moyens, elle pourrait opter pour des cours privés afin de recevoir un enseignement individualisé, affirme Mme Hummel. Chose certaine, l’amélioration des compétences dans une langue seconde exige des efforts soutenus, comme pour la maitrise de toute autre habileté.»
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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q.terreux
24 novembre 2012
09h44
J’ai commencé à apprendre véritablement l’anglais avec “Sesame Street”. Le Big Bird qui a tant fait parler de lui pendant la campagne présidentielle américaine.
Il faut vouloir vraiment, premièrement. Deuxièmement l’immersion totale est très certainement la clef du succès.
Selon l’emploi occupé, il est important d’apprendre le “vocabulaire” utilisé dans la profession d’après mon expérience.
loubia
24 novembre 2012
09h46
L’immersion reste le meilleur moyen. Regarder la télé en anglais, en particulier… les dessins animés qui aident à la compréhension à cause des images. Les bandes dessinées en anglais aussi pour la même raison.
Rien n’empêche de lire les journaux anglophones, d’écouter la radio en anglais, pas nécessaire d’être physiquement en milieu anglo pour que ça marche. Avoir des amis avec qui pratiquer et ne pas avoir peur de parler et de se faire corriger encore et encore.
L’anglais est à mon avis “la” langue la plus facile à apprendre de par ses règles toutes simples et ce, avec un minimum d’efforts.
Bonne chance à Chahinaze.
enteka
24 novembre 2012
09h49
La notion de “parfaitement bilingue” est problématique. Sauf si l’on vise des emplois tel que traducteur, écrivain ou acteur, il n’y a aucun besoins d’être parfaitement bilingue. La seule raison possible est de cacher ses origines à son futur employeur. Si tel est le besoins, c’est un problèm de discrimination.
re3e
24 novembre 2012
10h40
C’est tres simple , enlevez vous la possibilitee de parler votre langue maternelle, en gros entourez vous de personnes unilingue fans la langue que vous voulez apprendre. J’ai appris l’anglais dans led ruelles de ndg, l’espanol in vivant au mexique et le pudonggua (mandarin) en epousant une chinoise. Mais bon 2 langue ,c’est franchement pas une grossed affaire, n’importe quel programeur en parle une multitude de “synthetique”
re3e
24 novembre 2012
10h47
Et je voudrais ajouter que je ne connais personne qui parle “parfaitement” une langue meme maternelle, pour la simple raison qu’une langue vivante est justement en constante mutation, le franglish Quebecois en est un bon exemple
jutamat
24 novembre 2012
10h59
@re3e
Avez-vous eu l’occasion de gouter le pate chinois de votre epouse?
walt68
24 novembre 2012
11h04
@loubia.
Ça serait bien de connaître votre niveau d’anglais pour prétendre que cette langue est facile. C’est vrai qu’elle est plus simple que le français sur certains aspects, mais parler parfaitement l’anglais est une autre paire de manche.
À ma connaissance, il n’y a que les francophones qui ne sont pas très bons en anglais qui se targuent d’être parfaitement bilingues.
La langue du ROC est tellement une belle langue pour l’oreille !
abzurd
24 novembre 2012
11h06
plusieurs universités offrent des programmes d’immersion pendant 5 ou 6 semaines durant la période estivale. Il est même possible d’obtenir une bourse d’étude qui couvrirait l’ensemble des frais de scolarité et de logements.
Un examen dès le premier jour évalue votre niveau et vous aiguillonne vers le programme le mieux adapté. Les étudiants de niveaux supérieurs sont invités à suivre des cours réguliers par l’université en question.
respectable
24 novembre 2012
13h10
Seule façon de le devenir est d’évoluer dans un milieu 100% anglophone et de ne JAMAIS communiquer en Français comme j’ai fait.
rosablue
24 novembre 2012
13h26
Je dirais qu’il faut s’armer de patience, d’humilité et s’immerser si on peut. Surtout après un certain âge car malheureusement en vieillissant on s’encroûte et le cerveau durcit!
Il ne faut pas avoir peur de l’échec surtout. En apprentissage linguistique on apprend de nos erreurs, contrairement au milieu du travail ou vous n’avez pas droit à l’erreur. J’ai vu des gens avec plein de doctorats échouer des tests de langues et s’imaginer qu’ils étaient des crétins. Ce n’est pas un test d’intelligence apprendre une langue. Certains sont plus doués que d’autres c’est vrai mais l’attitude y est pour beaucoup dans la réussite. Si vous n’avez rien échoué dans votre vie, vous allez en prendre pour votre rhume dans la salle de classe je vous avertis…
Nous sommes dans une mer d’anglais, géographiquement et socialement parlant. On n’a pas d’excuses de ne rien trouver pour maintenir, franchement…Il faut apprendre à sortir de sa zone de confort pour apprendre une langue. Sortez du Québec mes amis!!!
Si vous l’apprenez pour avoir une prime au bilinguisme, avancer plus vite et avoir des promotions et que vous détestez tout ce qui sent l’anglais autour de vous, alors vous ne l’apprenez pas pour les bonnes raisons à mon avis. Bien des gens sont devenus bilingues pour la prime et refusent de parler une fois établi dans le poste convoité. Belle mentalité. Ensuite, il faut retourner en classe pour réapprendre ce que l’on savait il y a 6 mois….
Ma moto: une très bonne attitude + un niveau moyen aptitude = succès. L’aptitude n’est pas le facteur le plus important.
gebgeb
24 novembre 2012
14h30
Devenir parLes francophones qui maîtrisent la langue anglaise à un haut niveau manipule cette langue depuis l’enfance, même si c’était de façon moins appliquée au départ. C’est heureusement une langue qui s’acquiert facilement puisque la base est simple.
L’immersion est la meilleure façon d’apprendre. Mais avec une attitude d’attention et d’intérêt, on peut réussir la même choses en restant ici. Je suggère d’écouter la télévision en anglais, tout particulièrement les comédies et les dessins animés, d’abord. Ensuite, il est intéressant d’écouter ses films en VOA quitte à lire les sous-titres, d’abord en français puis en anglais. Enfin, il faut lire en anglais. C’est la façon la plus efficace pour apprendre du vocabulaire: journaux, magazines, livres (choisir des bouquins simples au départ ou qu’on a déjà lu). D’aucuns peu trouver intéressant d’écouter les nouvelles en français puis les mêmes nouvelles au réseau anglophone.
Il faut persévérer et être constant. Lire et parler anglais un peu tous les jours. Si un ami ou un membre de la famille parle anglais, il peut nous servir de planche de pratique.
Enfin, des cours privés pour maîtriser la conjugaison, le vocabulaire de base et la syntaxe peuvent aider.
gatomou
24 novembre 2012
14h38
La télé avec les sous-titres m’a beaucoup aidé.
jfsimard35
24 novembre 2012
15h57
Je suis d’accord avec Rosablue. J’aimerais ajouter que dans le monde qu’on vit, difficile de garder la concentration avec toutes les distractions qui existent. Je suis bilingue francais-anglais et j’apprend l’espagnol maintenant. Ma conjointe est latina et elle a appris l’anglais tres jeune en Amerique latine. Ils n’ont pa la loi 101 la-bas. Elle a pris des cours le samedi et le dimanche en francais pendant 2 ans, avec des seances de conversation avec moi et ma famille, pour finalement devenir trilingue. De la a devenir parfaite en francais, il reste encore du chemin a faire. J’ai 2 conseils a donner a tous ceux qui veulent pratiquer leur anglais: si une personne de couleur avec un accent vous vous pose une question en francais, repondez-lui donc en francais. Je suis assez ecoeure de voir des quebecois repondre en anglais juste pour montrer qu’ils savent un peu d’anglais.. Ca n’ameliore pas notre image de colonise. En second lieu, comment voulez vous que nos immigrants aient du plaisir a apprendre le francais quand on parle joual et qu’on peut ecrire 2 phrases sans fautes (mon message a ete ecrit avec un blackberry). Souvent, ceux qui aprennent bien l’ anglais sont aussi bons en francais car ils connaissent leurs regles de grammaire.
jim777
24 novembre 2012
17h03
J’ai fait tous les cours d’anglais du ministère au secondaire et mon anglais était passable au mieux.
Puis j’ai travaillé deux ans et demie dans un milieu presqu’exclusivement anglophone.
Grâce à ça aujourd’hui je fais de la traduction Anglais-Français et Français-Anglais.
Je traduis même de la prose.
Oubliez ça les cours.
Les meilleures écoles de langues, comme l’école Berlitz vous mettent devant un Anglophone pendant des heures.
Ça coûte la peau des fesses mais l’immersion ça fonctionne.
Alors pourquoi prendre des cours quand on peut s’immerger gratuitement dans un milieu Anglophone soit au travail, soit dans les loisirs, soit en faisant du bénévolat et apprendre gratuitement l’Anglais par la meilleure méthode possible ?
mh188888
24 novembre 2012
18h44
Il est impossible de devenir parfaitement bilingue. Il faudrait renaitre dans un endroit bilingue. Par contre, apprendre l’angalis grace a plusieurs source: television, radio, lecture et travail vont vous ameliorer avec les annees mais ces longs.
loubia
24 novembre 2012
19h20
Dear Walt,
Why does it sound so unusual for a French person to speak, read, write English without a single problem? I grew up in Park-Ex and Plateau Mont-Royal before it was fashionable to live there. I worked in English most of my life too.
C’est quoi cette mentalité? Francophone veut dire impossible d’être parfaitement bilingue et de bien écrire deux langues? L’anglais EST facile, la preuve: c’est la langue que le monde entier a adopté pour le commerce et non le mandarin comme on nous le prédit depuis des lunes, ayant une écriture très compliqué en plus d’une prononciation difficile pour la majorité des non-Chinois. L’anglais est d’une facilité déconcertante à apprendre pour le commun des mortels qui veut s’en donner la peine et qui n’a pas peur de se ridiculiser en essayant de le parler et en faisant des erreurs faciles à corriger.
Il est plus facile pour un francophone d’apprendre le l’anglais que l’inverse: la preuve par l’exemple nous en est donnée ici même au Canada! Faites-moi grâce de vos jugements téméraires svp! Je suis bilingue. Sans accent avec ça! Je connais le slang aussi bien que n’importe quel anglo. J’ai du mal à suivre l’anglais brit, mais l’anglais nord-américain, no sweat my pet!
Par contre, si vous coupez les cheveux en quatre et que vous aimez ergoter, je vous concède que je ne suis pas une linguiste distinguée d’Oxford. Personne ne possède une langue à 100% dans ses moindres méandres. Mais mon anglais me permet d’être vue par pas mal tout le monde comme parfaitement bilingue. Pas comme linguiste émérite!
loubia
24 novembre 2012
19h21
*écriture très compliquéE*.
S’cusez-là!
gl000001
24 novembre 2012
19h45
@mh188888
“Il faudrait renaitre dans un endroit bilingue.”
Et Montréal n’est pas bilingue ? A 8 ans, je me débrouillais très bien en anglais parce que je vivais dans une ville bilingue. Le “parfaitement” est difficile à avoir mais être bilingue est très faisable pour quelqu’un qui veut.
dencour
25 novembre 2012
01h31
Vous deviendrez parfaitement bilingue lorsque vous rêverez en anglais … Pour ce faire, vous n’aurez pas le choix que de vous immerger dans un endroit complètement anglophone. Et pourquoi ne pas commencer par le West-Island …
jolico
25 novembre 2012
02h45
Originaire d’une petite ville des Cantons de l’est qui était encore fort anglophone au milieu du XXe siècle, j’ai appris l’anglais en bas âge et, en plus, l’enseignement de l’anglais à l’école se faisait tôt et bien.
Étant boomer, c’est aussi beaucoup du Mickey Mouse Club que j’ai appris, mais encore plus des p’tites vieilles aux cheveux bleutés et aux robes bleues à fleurs qui étaient bien contentes de m’offrir verre de lait et biscuits : dans le monde fou d’aujourd’hui, on ne peut penser laisser ses enfants aller un peu partout et entrer chez les voisins comme à l’époque!
J’espère que Chahinaze trouvera une bonne solution, surtout pour travailler chez des avocats. J’espère qu’il n’y aura pas trop de bourdes en français comme j’en ai vues dans un bureau où j’ai travaillé et où il y avait un document-type avec une seule ligne de texte dans lequel on avait écrit “nous vous FESONS parvenir”…….
Un bon jour, il y aura révolution de ces générations qui auront été brimées dans leur apprentissage de l’anglais par des gouvernements butés, par un système d’éducation pas à la hauteur de la tâche.
@mh188888 – Une personne peut devenir parfaitement bilingue, dans les bonnes conditions et avec les capacités pour le faire. Je parle le français et l’anglais et les écris bien mieux que même des professeurs universitaires, et même ce samedi, je me faisais dire chez le dépanneur que mon anglais est absolument sans accent. Ayant appris le latin – eh oui, on faisait encore ça dans mon jeune temps – je peux comprendre des articles de journaux en italien, en espagnol et en portugais et c’est malheureux que je n’aie pas appris le grec classique pour bien connaître la racine de bien des mots.
hansr
25 novembre 2012
03h50
Ce qui importe à Chahinaze c’est de convaincre des employeurs d’être “parfaitement bilingue” dans le domaine juridique.
Pour cet objectif, à mon avis il n’y a que deux approches : travailler suffisamment longtemps dans ce domaine professionnel en milieu uniquement anglophone, ou des études avec diplôme dans cette langue (études de langue ou études en droit). Ou les deux.
Mais même si il ne s’agissait que d’apprendre la langue, l’immersion d’une manière ou d’une autre permet le plus rapidement de franchir les seuils nécessaires à une certaine maitrise d’une langue étrangère.
D’autres options existent, les films avec sous-titres (DVD de préférence, afin de pouvoir répéter une séquence si nécessaire), la radio. La lecture, la lecture et encore la lecture.
Mais l’exposition passive ne suffira jamais, il faudra trouver un moyen de parler la langue, de l’écrire aussi – et de trouver des correcteurs.
Efficace aussi ce que je me plaisais à appeler la “méthode de l’oreiller” – tomber en amour (fall in love version franco-canadienne) avec quelqu’un qui ne parle et ne comprend que cette langue étrangère.

D’accord : ce n’est pas toujours possible, à déconseiller à certains ….
Quant au bilinguisme d’un individu dans un sens étroit – je n’y crois pas trop, c’est le privilège de ceux qui ont eu la chance non seulement de grandir en utilisant deux langues plus ou moins en parallèle, mais en plus d’avoir eu une intégration dans les deux cultures. Et peu d’écoles offrent cette intégration à deux cultures différentes.
Il me semble que le Canada est le pays des pionniers des études sur le bilinguisme.
Mais une trop grande partie des gens du pays sont loin d’avoir l’ouverture d’esprit nécessaire pour profiter de cette chance extraordinaire de pouvoir vivre avec deux langues et cultures – et d’y ajouter d’autres langues grâce aux nombreuses minorités présentes sur son sol.
walt68
25 novembre 2012
06h52
@loubia,
Comme dirait Ron Fournier : Loubia Loubia, Loubia ! Si le chapeau vous sied mettez-le, sinon… Je ne parlais pas de vous personnellement, mais d’une façon générale. J’ai vécu longtemps hors du Québec, mais je peut vous assurer que j’étais repéré vite comme étant un francophone.
Bref, il n’y a aucune langue qui ne contienne pas des difficultés particulières et toues les écoles devraient être bilingues avec une prédominance, en temps consacré, pour le français.
*******
P.S. La loi 101 dans les lieux publics devrait être scrupuleusement respectée.
C_Morgan
25 novembre 2012
11h10
@loubia : Je suis traductrice et je peux vous affirmer que l’anglais, le véritable anglais, est tout sauf facile. Comme il s’agit d’une langue moins codifiée que le français, il est difficile d’apprendre un grande quantité de vocabulaire et de tournures idiomatiques. C’est encore plus difficile pour apprendre la terminologie de spécialités (c’est pourquoi il se donne, entre autres, des cours d’anglais des affaires et d’anglais juridique). L’anglais « facile » dont vous parlez est un anglais minimal, un anglais de touristes. D’ailleurs, les interprètes gagnent encore très bien leur vie à travailler pour les diplomates, les conférenciers, les gens d’affaires et d’autres clients qui ne peuvent se permettre de gâcher leurs communications en parlant un anglais approximatif.
Pour un bon anglais de base, je recommande au moins plusieurs semaines d’immersion totale, puis des années de lecture pour s’améliorer. De mon côté, la lecture du magazine TIME m’a été salutaire pendant mes études.
hansr
25 novembre 2012
12h04
@@loubia
L’anglais est à la fois facile et difficile.
Facile certes d’apprendre un “subset” de conversation élémentaire en partant par exemple de la langue française.
Arriver à ce que l’on peut appeler un bon niveau par contre est très difficile. Une des richesses de la langue anglaise est son vocabulaire (provenant des langues des différents envahisseurs) et le grand nombre de tournures idiomatiques.
Même quelques années d’immersion ne vont pas suffire pour y arriver sans grand effort.
taqulik
25 novembre 2012
14h02
On peut effectivement en tant que juriste devenir « parfaitement » bilingue – ce qui veut dire pouvoir pratiquer le droit ou travailler en tant que juriste autant en anglais qu’en français. Pour moi j’ai dû passer par l’immersion de travail en milieu anglophone et je ne vois pas d’autre moyen pour un francophone de naissance de pouvoir devenir juriste en anglais. J’avais une bonne base de l’anglais et de la Common Law en matière pénale mais j’ai dû lutter pendant au moins 6 mois pour pouvoir commencer à être un peu confortable en anglais, en tant que juriste. C’est loin d’être facile mais c’est faisable.
On peut avoir une bonne base théorique à l’université ou dans des livres mais ce n’est pas grand chose quand on devient confronté avec la réalité en anglais à tous les jours… L’anglais est loin d’être une langue facile, en particulier pour des juristes, et si vous pensez aller devant les tribunaux, un des principaux écueils est la prononciation et l’accent. Je me souviens d’avoir prononcé un mot un peu différemment que mes collègues anglophones et le sténographe judiciaire m’a regardé avec un gros point d’interrogation dans les yeux, se demandant ce que j’avais dit… sans parler du juge qui a fait la moue… Il a fallu qu’un collègue anglophone qui savait ce que je voulais dire le dise lui-même avec la prononciation correcte… que j’ai apprise et plus jamais oubliée. Parlant des collègues anglophones je dois aussi dire que dans mon cas ils et elles ont été très patients et faisaient beaucoup d’efforts pour m’aider et jamais je n’ai senti de mépris ou de rejet de qui que ce soit, bien au contraire.
aege
25 novembre 2012
16h58
Tout ce qui est déjà écrit est bien beau, cependant il faut savoir “SI “Mme. a de la facilité pour les langues. Comme pour toutes les matières, il y va de votre facilité à apprendre. Pour moi, je suis pourri en science mais pas mal du tout avec les langues. Si vous n’avez pas, au départ cette facilité, vous aurez beacoup de problèmes pour maitriser un langue seconde.
larousse_estdouce
25 novembre 2012
17h47
@ loubia: en fait, l’anglais est une langue difficile au niveau littéraire…Je ne sais plus trop dans quel contexte mais mon frère avait parlé avec une personne qui lui avait dit qu’en réalité, l’anglais est une langue difficile. Il y a beaucoup de subtilités mais dans le quotidien on ne les utilise pas forcéments.
larousse_estdouce
25 novembre 2012
17h53
Parfaitement bilingue, c’est vrai que ce n’est pas nécessaire dans la grande majorité des emplois, alors la personne qui a posé cette question devrait normalement se contenter d’un bilinguisme de niveau fonctionnel professionnel.
J’ai appris l’anglais en travaillant dans un fast-food d’un quartier anglophone, en regardant beaucoup de séries en anglais (Fresh Prince of Belair, etc.), en pratiquant en vacances, en partant en immersion dans un autre pays aussi. Je ne me considère pas bilingue au sens strict
(= “parfaitement”), mais j’ai un niveau suffisamment élevé pour avoir pu accéder aux postes que je convoitais et aussi pour tenir une conversation.
Si la demoiselle peut se le permettre, un séjour dans un pays anglophone (ou une province) qui permet d’occuper un emploi l’aidera beaucoup à se perfectionner. Mais pour le domaine juridique, je pense que les cours sont aussi de mise.
yvescouture
25 novembre 2012
20h01
hansr a tout à fait raison. L’anglais est une langue faussement facile. Bien des Francophones d’ici croient parler l’anglais parce qu’ils peuvent tenir une conversation. Mais bien parler l’anglais et bien l’écrire, avec la maîtrise des niveaux de langue et des expressions idiomatiques, est une autre paire de manche.
Il est ridicule par ailleurs de croire que l’anglais s’est imposé au monde par sa facilité. C’est l’Empire britannique et la puissance américaine qui ont imposé l’anglais comme première langue mondiale par l’influence et le nombre de locateurs d’autres langues qui l’apprennent. Si la facilité était le premier facteur, la première langue au monde serait l’esperanto – que pratiquement personne n’apprend.
baal666
25 novembre 2012
21h40
Il faut en finir avec le culte du bilinguisme. Pour ma part, je ne parle pas anglais, je ne veux pas parler anglais, et j’aimerais qu’on cesse de m’imposer l’anglais de plus en plus. Le Québec est français et on devrait chercher à mieux parler la langue nationale avant de s’imposer une langue étrangère.
hdufort
25 novembre 2012
22h22
Il est facile d’apprendre à baragouiner l’anglais. En particulier, les verbes et la conjugaison sont faciles. Mais quand vient le temps de bien l’écrire, d’apprendre les locutions (très nombreuses) et de composer des phrases grammaticales, les difficultés sont énormes. En particulier, le lien entre les sons et les groupes de lettres sont moins évidents que dans les langues latines.
gl000001
26 novembre 2012
08h06
@baal666
Fermez-vous sur le monde si vous voulez mais connaitre une deuxième langue est un enrichissement culturel. Et ça fait faire plus de connections dans les neurones.
@hdufort
Exactement ça. L’anglais est une langue opaque. Le français est entre opaque et transparente comme l’espagnol. C’est pourquoi, il y a plus de dyslexiques en anglais qu’en français qu’en espagnol.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dyslexie#Psycholinguistique
pierre1957
26 novembre 2012
09h03
Mais mon cher baal666, personne ne vous impose rien, rester dans votre petit monde et soyez y heureux, mais de grace, ne critiquer pas ceux qui veulent apprendre.
re3e
26 novembre 2012
09h28
@jutamat
ouch ca doit faire mal de manquer de culture et d’education comme ca , non ? le pate chinois a rien a voir avec la chine et les chinois , tout comme le general Tao. mais bon comme tout occidental nombriliste , vous n’etes pas interesse a aller voir plus loin que le bout de votre gros nez et apprendre quelque chose sur une culture qui a 20 fois l’histoire du quebec et qui est autrement plus riche avec ses 57 langues officielles et 57 delicieuse cuisines que vous evidament ne connaissez pas , aller je vous laisse dans votre trou , meme l’anti gravitee ne saurais vous elever de abysse culturel .
jolico
26 novembre 2012
13h57
@baal666 – Franchement! Appeler l’anglais une langue “étrangère”…
jutamat
26 novembre 2012
22h02
@re3e
Incroyable! Vous n’avez donc pas remarque le sourir a la fin de mon
texte?
Ouffff…et dire que votre commentaire meprisant a passe la censure!
jaypee2
27 novembre 2012
09h09
@baal666
“Pour ma part, je ne parle pas anglais, je ne veux pas parler anglais”
Encore un qui décide de se fermer au monde et qui se vante de son inculture. Laisse-moi deviner: tes films préférés sont américains -mais doublés-, tes émissions de télé favorites sont des remake de la télé américaine et tes musiciens préférés sont américains…
Dans la plupart des pays d’Europe, parler deux langues est un minimum. Et pour être allé en Scandinavie, je trouve fascinant de voir des gens “ben ordinaires” parler un anglais parfait et même littéraire en plus de leur langue maternelle qui n’est jamais simple. Nous n’avons aucune excuse pour ne pas parler anglais au Québec. Et si c’est pour une question politique, dis-toi qu’il est plus facile de défaire l’ennemi quand tu parles sa langue.
“Il faut en finir avec le culte du bilinguisme”
Absolument. En 2012, connaître deux langues ne suffit pas/plus.
abzurd
27 novembre 2012
09h11
L’anglais n’est pas si simple. C’est surtout dans ses multiples diphtongues et sa musicalité (chaque mot a une syllabe tonique) et la prononciation de la lettre h (incluant le fameux th) qui rend le tout difficile pour un francophone.
Hermyy
27 novembre 2012
10h38
jaypee2
Bon, encore un autre qui pense être le nombril du monde via une logique douteuse du “apprendre l’anglais= s’ouvrir au monde”. NON ta culture n’est PAS le monde. Tu n’a pas plus de valeur que les autres personnes de ton entourage. C’est clair?
Ah et en passant, seulement 15% de la population mondiale parle anglais (moi inclu, mais je ne me sent pas supérieur pour autant). Le 85% restant a tout autant de valeur que vous, que cela vous plaise ou non.
jaypee2
27 novembre 2012
11h03
@Hermyy
“Ah et en passant, seulement 15% de la population mondiale parle anglais (moi inclu, mais je ne me sent pas supérieur pour autant). ”
Combien de ce 15% se trouve en Occident c’est-à-dire dans la plupart des pays où vous et moi et le reste des Québécois voyageons? J’ai visité pas mal de pays d’Europe. Y compris des pays qui étaient autrefois traditionnellement francophone comme la Roumanie. En quelle langue pensez-vous que les échanges se font maintenant? Même en Italie, les jeunes parlent davantage l’anglais que le français. Je n’y peux rien, c’est la réalité. Allez à Stockholm, Amsterdam ou Kiev et essayez de vous faire comprendre si vous ne parlez pas anglais (à moins de parler le suédois, le hollandais ou l’ukrainien bien sûr)? Ne pas parler anglais, c’est se fermer au monde. Et il n’y a aucune excuse pour un Québécois pour ne pas parler anglais quand cette langue est là, disponible gratuitement. À moins que le monde ne se compose que du Québec, de la France, de la Belgique et de quelques pays d’Afrique.
Et, en passant, je ne me sens pas supérieur parce que je parle anglais (et allemand). C’est simplement que j’ai ben d’la misère avec l’apologie de la paresse… et de la fermeture au monde que l’on camoufle dans un geste pseudo-politique. C’est clair?
michelvirginie
29 novembre 2012
09h44
A mon avis, il faut à la fois lire et parler dans les deux langues. Idéalement, étudier dans les deux langues. Parfois, et je parle par expérience, la difficulté peut s’avérer de conserver sa langue maternelle alors que l’on parfait son anglais. Toutefois, la maîtrise des deux s’entretient, avec un peu de bonne volonté (étant expatrié depuis 11 ans!).
kelvin.blackwood.7
29 janvier 2013
02h47
Il faut lire en Anglais. J’ai ecrit un livre Anglais pour Amazon qui s’appelle “Seven Endings”. Voulez-vous le lire?