
Une manifestation en Espagne où le taux de chômage atteignait 46,4% en 2011 chez les jeunes de 15 à 24 ans. PHOTO : ARCHIVES AFP
Olivier Galland est sociologue spécialiste des questions sur la jeunesse et directeur de recherche au Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) en France. Dans cet article, on lui demande de commenter une recherche fort intéressante de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound). L’étude porte sur les jeunes Européens sans formation ni emploi, les «ni-ni».
J’ai fouillé dans ce rapport dans lequel on retrouve des statistiques qui donnent le vertige.
Prenons le taux de chômage des jeunes européens de 15 à 24 ans. Il atteignait 46,4% en Espagne en 2011. C’est pratiquement un sur deux ! En Grèce, c’était 44,4%, alors que le taux atteignait 33,2% en Slovaquie, 32,9% en Lituanie et 30,1% au Portugal. L’Irlande, l’Italie et la Lettonie avaient un taux de 29,1%.
Les pays qui s’en sortaient le mieux étaient les Pays-Bas, l’Autriche et l’Allemagne avec des taux entre 7 et 8%.
En guise de comparaison, au Québec, en 2011, le taux de chômage chez les 15 à 24 ans était de 13,4%.
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