
Photo Mario Anzuoni, Archives Reuters
Les réseaux sociaux sont un moyen de communication efficace, mais ils peuvent créer des situations délicates. L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés vient de publier trois essentiels concernant l’utilisation des réseaux sociaux au travail.
1. Employeurs : formalisez vos attentes et communiquez-les
Afin d’éviter les zones grises et d’assurer la cohérence des actions, l’employeur doit prendre le temps de bien clarifier ses attentes et fixer les limites quant à l’utilisation des réseaux sociaux par ses employés. Que ce soit sous forme de politique ou par l’ajout d’un code de conduite sur l’utilisation des réseaux sociaux, il leur donne ainsi l’heure juste.
2. Travailleurs : soyez responsables et professionnels
L’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux permet de s’ouvrir sur le monde, mais le monde a lui aussi l’œil ouvert! Il est important de surveiller le type d’information publié sur les réseaux sociaux. Le travailleur ne doit surtout pas oublier qu’il a une obligation de loyauté envers son employeur en vertu de l’article 2088 du Code civil du Québec. Il doit être prudent et ne pas publier d’informations confidentielles ou mensongères. Il doit aussi faire attention aux rumeurs et surtout ne pas s’improviser expert sur un sujet qu’il ne maîtrise pas.
3. Employeurs et travailleurs : agissez avec respect
Afin de s’assurer que les médias sociaux sont des invités de marque dans les milieux de travail, il est essentiel que le travailleur et l’employeur agissent avec respect. L’employeur doit respecter la vie privée de ses employés relativement à l’utilisation des réseaux sociaux. Le travailleur doit de son côté observer son devoir de loyauté et être respectueux de ses collègues et de l’entreprise. Les réseaux sociaux ne sont pas l’endroit pour régler des comptes avec un collègue ou un supérieur.
«L’utilisation des médias sociaux dans un contexte de travail peut faire émerger une véritable culture de collaboration au sein des entreprises. C’est aussi une vitrine formidable pour les employeurs afin de faire valoir leur entreprise auprès de candidats potentiels. Si tout le monde agit avec respect et prend ses responsabilités, permettre l’utilisation des médias sociaux en entreprise peut assurément représenter une valeur ajoutée», affirme Florent Francoeur, CRHA, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.
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gofrankiego
9 août 2012
11h59
Moi ce qui me fait (je vais employé un terme poli) TIQUER, c’est le «devoir de loyauté» envers l’employeur… Encore uen invention des têteux de boss de RH je trouve ça tiré par les cheveux en Saint-Symonack.
C’est quoi c’t'histoire de loyauté? Les employés n’auraient pas le droit de dire ce qu’ils pensent des employeurs ? Devraient ménager la réputation de l’employeur ? Et s’ils le font qu’est-ce que cela peut bien faire à l’employeur ? Lui nuire? En quoi ?
Et les employeurs eux, ils ont le droit de dire ce qu’ils veulent des emplyés quand d’autres employeurs demandent des références !
Et croyez-moi, ils s’en câlissent pas bein mal, de nuire à leurs anciens employés. Le concept de «loyauté ils s’en sacrent pas à peu près. J’en entendu des emplyeurs qui traînaient leurs anciens employés dans la boue parce «blabla» leur tête ne leur revenaient pas.
ÇA va faire ces histoires de «loyauté» c’est de la Bullshit, employés, dites ce que vous avez à dire.
denis_blouin
9 août 2012
17h01
Voici ce que dit l’article 2008
“Article 2088
2088. Le salarié, outre qu’il est tenu d’exécuter son travail avec prudence et diligence, doit agir avec loyauté et ne pas faire usage de l’information à caractère confidentiel qu’il obtient dans l’exécution ou à l’occasion de son travail.
Ces obligations survivent pendant un délai raisonnable après cessation du contrat, et survivent en tout temps lorsque l’information réfère à la réputation et à la vie privée d’autrui.”
Donc si je comprend bien il s’agirait de loyauté en ce qui concerne toute information confidentielle.
Ça ne remettrait pas en question le droit de critiquer publiquement son employeur?
Par contre j’ai vu récemment des employés de la fonction publique fédérale être menacé de mesure dissiplinaires because elles avaient critiqué des suppressions de service.
ça me semble assez flou.
Y a-t-il un spécialiste dans la salle?
Denis Blouin
divad
9 août 2012
17h30
À ma compréhension, le devoir de loyauté vient rappeler que tu ne peux pas travailler à la fois pour une organisation et activement contre une organisation. Aussi simple que ça. ça n’enlève en rien les droits de revendiquer de meilleures conditions de travail. Imaginez-vous embaucher une femme de ménage qui prend plaisir à “tweeter” qu’à force de tiquer vous laissez des grosses traces de frein dans vos culottes. Il est possible qu’il sera bien difficile pour vous de travailler avec cette personne. Bien qu’il peut bien y avoir des écarts d’employeurs peu scrupuleux, je ne crois pas qu’on peut tous les mettre dans le même paquet. La prise de référence donne lieu à des règles d’encadrement. L’employeur ne peut pas faire n’importe quoi et des autorisations sont requises. Il ne serait pas acceptable non-plus qu’un employeur dénonce publiquement un employé n’est-ce pas? Si tu veux dire ce que tu veux sur les autres, tu dois être prêt à ce que les autres disent ce qu’ils veulent sur toi. Moi je crois sain que la loi nous fasse garder certaines retenues.
D’un têteux de boss de RH
sophie0404
9 août 2012
19h45
@gofrankiego
Bien d’accord avec vous quant au concept de loyauté envers l’employeur. Bien sûr, il faut faire attention aux propos diffamatoires, exagérés et mensongers, mais de là à leur devoir une totale loyauté… J’ai toujours eu un bémol par rapport à ce principe. Tout ce qu’un employé doit à son employeur, c’est d’exécuter le travail pour lequel il est payé, évidemment de façon professionnelle, honnête, en sachant vivre, etc.
D’autant plus que, comme vous dites, plusieurs employeurs ne se gênent pas traiter leurs employés comme s’ils étaient des numéros… Alors, comme dans tous les domaines, ça se joue à deux. En ce qui me concerne, je m’adapte à la façon de voir de l’employeur. Il est “by-the-book”? Moi aussi! Il fait preuve de compréhension? Moi aussi! Il calcule tout? Moi aussi! Il sait faire preuve de jugement? Moi aussi!
m.sauvageau
10 août 2012
00h18
@gofrankiego
Si vous vous aviez donné la peine de lire l’article 2088 du Code Civil, votre diatribe sur la loyauté comporterait moins de billevesées.
Que dit donc l’article 2088 du C.C. : Le salarié, outre qu’il est tenu d’exécuter son travail avec prudence et diligence, doit agir avec loyauté et ne pas faire usage de l’information à caractère confidentiel qu’il obtient dans l’exécution ou à l’occasion de son travail.
Ces obligations survivent pendant un délai raisonnable après cessation du contrat, et survivent en tout temps lorsque l’information réfère à la réputation et à la vie privée d’autrui.
Ceci veut dire qu’un travailleur ne peut se servir des informations confidentielles qu’il détient à d’autres fins que celui de son travail.
martineletarte
10 août 2012
11h32
S.V.P. chers commentateurs, veuillez respecter la nétiquette si vous souhaitez que je publie vos commentaires !
superbuck
10 août 2012
13h56
@gofrankiego
Au cas où vous ne seriez pas au courant, le lien d’emploi repose beaucoup sur le concept de loyauté et de confiance. L’employeur doit pouvoir avoir confiance que vous n’allez pas revendre sa liste de clients à des compétiteurs, exposer des secrets industriels, des méthodes de production, diffamer et insulter la direction affectant ainsi la réputation de votre employeur.
Il me semble que c’est la moindre des choses pour des gens qui dépendent l’un de l’autre pour gagner leur vie que d’être loyaux et de pouvoir se faire confiance.
À l’inverse un employeur ne pourrait dire n’importe quoi au sujet de son employé. D’ailleurs si cela arrivait et que l’employé n’obtenait pas un emploi à cause d’une fausse mauvaise référence d’un ancien patron, il y aurait matière à poursuite civile puisqu’il y aurait une faute (mauvaise foi dans la référence), dommage (perte pécuniaire de l’emploi qui vous est refusé) et un lien de causalité entre les deux. Vous voyez qu’il s’agit d’une obligation à deux sens.
Je n’encouragerais jamais un collègue, un client ou un ami à «dire ce qu['il] a à dire» au sujet de son employeur sur un compte Twitter ou Facebook pour régler ses comptes. D’abord vous vous exposez : 1. à perdre votre emploi (ce qui arrive de plus en plus fréquemment, la jurisprudence à cet égard est en train de se cristalliser en droit du travail), mais aussi 2. à des poursuites civiles. D’ailleurs les entreprises ont habituellement beaucoup plus de moyens financiers que vous ou votre voisin et elles peuvent déduire leurs frais d’avocats de leurs revenus d’entreprises, alors que vous n’avez pas le droit d’en faire de même avec vos revenus d’emploi.
Il y a un grand risque d’y perdre sa chemise…
gillesfpelletier
11 août 2012
18h05
Si je comprend bien La Presse vous a payé pour nous informer par quelques lignes de texte que finalement le chômage au Québec ne serait, en ce moment, qu’à 7,6%. Bien moi je vous dirai, sans être rénuméré, que c’est étonnant qu’il en soit ainsi considérant que notre voisin au sud de la frontière a du mal a donner du travail à une majorité de sa population et que dans plusieurs grandes villes, il n’a pas été rare d’apercevoir des «line-up» de pauvres gens faire la queue pour obtenir un repas, ou des coupons pour se procurer des aliments ou attendre son tour pour déposer un C.V. pour dénicher un emploi.
Des «line-up» au Québec, quand il y en a, c’est pour autre chose. C’est souvent pour des consommateurs qui accourent à l’ouverture d’un grand magasin qui offre un «spécial» sur le papier hygiénique et les mouchoirs jetables (attention, maximum trois par clients . . .) et là on repasse parfois à cause des cotas imposés.
Oui, ce sont en quelques sortes nos «line-up» à nous, incluant tous les «nous» pékisses également.
D’ici l’automne, notre taux de chômage pourrait changer subtilement et souhaitons que les efffets néfastes en regard des récoltes cette année, ne fassent pas tomber des pans entiers d’emplois plus ou moins stables ou réguliers. Ajouté à cela, la manie des pétrolières qui vont continuer leur gourmandise et vous avez là, quelques ingrédients pour rendre notre existence assez bordélique. Bien évidemment, peu importe le résultat de l’élection, il sera impossible de bâtir des conditions économiques plus roses, car trop de choses manquent pour créer de la nouveauté et de la richesse.
Les étudiants vivent de grands moments de revendications, mais ils semblent vouloir se limiter uniquement à leur «petite augmentation de frais» qui les dérangent et ne semblent pas voir beaucoup plus loin pour leur avenir et le nôtre de surcroit.
Gilles Pelletier, Québec