
Protestation contre la réforme des retraites françaises à Paris en 2010. Les syndicats ont joué un grand rôle pour mobiliser la population. Pourtant, le taux de syndicalisation en France est de seulement 8%. PHOTO: GONZALO FUENTES, REUTERS
Plusieurs questions m’ont été posées à la suite de la publication de ce billet sur le taux de présence syndicale au Québec.
Holosan demandait quel était le taux de présence syndicale dans les grands pays européens et s’il est en croissance ou en chute.
J’ai trouvé cet article très étoffé sur worker-participation.eu de l’Institut syndical européen.
On y apprend que les taux de syndicalisation sont très variables au sein des pays de l’Union européenne. Les pays où les taux de syndicalisation sont les plus élevés sont la Finlande, avec 74%, et la Suède, avec 71%. Le taux de syndicalisation le plus bas va à la France avec 8%.
Notons aussi que le Royaume-Uni a un taux de syndicalisation de 27%, les Pays-Bas de 22% et l’Allemagne, tout comme le Portugal, de 19%.
Cet article précise qu’on assiste à un recul du syndicalisme dans la plupart des pays de l’Union européenne, surtout en Europe centrale et de l’Est.
Avis aux intéressés : l’article va au-delà des pourcentages et explique les causes derrière les chiffres.
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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holosan
12 juillet 2012
21h01
Très intéressant! Ça nous change des comparaisons avec le reste du Canada ou de l’Amérique du Nord. C’est vraiment très varié en Europe!
jesusdeterrebonne
12 juillet 2012
23h00
Si la France a un taux de syndicalisation seulement de 8%, c’est peut-etre que le gouv. protège mieux les employés?
Pensez-sy… Bip!
pedro_gonzales
13 juillet 2012
08h25
Leur syndicat sont toutefois différents. Par exemple, le syndicalisme Suèdois est différent du syndicalisme québécois. Là-bas, le syndicat est un acteur de changement qui coopère avec le patronat pour le bien de tous. Le salaire des patron est par ailleur fixé par la loi et ne peut dépasser de beaucoup celui de la classe moyenne. La relation entre le syndicat et le patronat est donc complètement différente de celle que l’on retrouve ici, ou syndicat est trop souvent synonyme d’affrontement et d’immobilisme et patronat, d’égoisme et de salaire indécents. Si seulement on pouvait avoir le même type de relation ici…Mais avec les USA comme voisin, l’exode des cerveau serait amplifié si on imposait un salaire maximale.
respectable
13 juillet 2012
10h16
J’abonde dans le sens de Jésus de Terrebonne. Il y a toutes sortes de lois là-bas comme le 35 heures etc. Les syndicats ne sont plus capables d’accoter ce que les gouvernements offrent comme protection. Exemple : Si le salaire minimum est de n Euros si un syndicat offre n +15% après une longue et dure bataille il va nécessairement faire rire de lui si le taux d’emploi est de 50%. En somme, plus le droit du travail est progressiste moins il y a de syndicats car ils n’ont plus rien à offrir à part une île dans le sud. Pas certain que le droit du travail Européen soit bon pour l’économie mais chaque peuple a le doit de décider d’avoir une économie faible. Ça nous fait juste moins de compétition pour vendre aux USA et en Asie. L’Europe n’a ce qu’elle mérite.
m.sauvageau
15 juillet 2012
20h39
L’article du worker-participation traite du taux de syndicalisation alors que la question posé par Holosan était la présence syndicale. Il ne faut pas confondre taux de présence syndicale et taux de syndicalisation. Ce dernier comptabilise les membres en règles des syndicats, tandis que le taux de la présence syndicale comptabilise les salariés qui sont couverts par une convention collective.
Bien que la France a un taux de syndicalisation de 8%, son taux de présence syndicale est supérieur à 90%.