
Des femmes ont souvent dénoncé le harcèlement et l'intimidation dont elles étaient victimes dans le milieu de la construction. PHOTO : BLOOMBERG
29% des travailleurs québécois ont été témoins d’intimidation au sein de leur milieu de travail au cours de la dernière année. C’est ce que nous apprend un sondage CROP réalisé en avril pour l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréées (CRHA) du Québec.
On y apprend également que 42% des travailleurs québécois ont été victimes d’intimidation au moins une fois dans leur carrière.
La proportion grimpe à 50% chez les travailleurs dont le revenu annuel du ménage dépasse 100 000$.
30% des répondants qui ont été victimes d’intimidation se sont déjà absentés du travail pour cette raison.
Pourtant, le Québec s’est doté en 2004 d’articles de loi pour enrayer le harcèlement psychologique au travail.
«Force est de constater qu’il reste beaucoup de travail à faire et que seule la mobilisation des travailleurs et des employeurs permettra d’y arriver», affirme Martine Drolet, CRHA et présidente du conseil d’administration de l’Ordre des CRHA.
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thedicktator
31 mai 2012
16h26
Ben oui. Que voulez-vous. Les québecois et québecoizes ont tellement de respect, d’amour, d’entregent et de compassion entre eux. Normal d’avoir ces belles statistiques en pleine face.
gl000001
31 mai 2012
17h09
@thedicktator
Est-ce que ça dit que c’est pire qu’ailleurs ?
julim
31 mai 2012
20h39
Madame Letarte,
Les données sont-elles répertoriées par secteur d’activité? Il serait intéressant de savoir si le phénomène est plus important dans un domaine d’emploi donné, dans les milieux syndiqués ou non, et dans le secteur privé ou public.
L’intimidation se fait de diverses façons en milieu de travail. Exemple : des professionnels d’expérience, qui ne se sont pas ressourcés depuis des décennies, corrigent “à tort” les nouveaux plus au fait des normes actuelles… Cela peut miner la confiance d’un employé et causer de l’absentéisme ou du présentéisme.
Ne parlons pas des patrons au fait de cas de harcèlement psychologique dans leur équipe qui décident de ne rien faire par crainte de représailles de la haute direction. C’est arrivé sous ta gouverne – toi aussi, tu vas avoir une tâche à ton dossier. En fin du compte, l’employé préfère quitter, car il sait que rien ne sera fait.
petrolhead
31 mai 2012
20h49
CSN & FTQ-CONSTRUCTION même combat: «… faut protéger nos membres!!!!!!!!!!!!!» Air connu vous savez.
disto-bob
31 mai 2012
23h03
En réalité,tout dépendant de ce que nous entendons par intimidation,il ne serait pas faux d’avancer que tous-100% donc-ont déjà eu à faire avec cette problématique.
Que ce soit pour des raisons d’ambition,de compétition,ou tout simplement d’ego,la chose est très présente non seulement au travail,mais dans la vie en générale!
J’imagine que ceux qui ne font pas parti du pourcentage,sont les individus qui s’écraseront devant “le harceleur”,ceux qui se défendront et alors ne se considéreront pas comme victime,ceux qui ignorent qu’ils ont à faire à du harcèlement,ceux qui seront capables de manoeuvrer afin de se faire des amis du bon bord,ou bien entendu seront les harceleurs eux-mêmes en personne!
Cette réalité de l’être humain m’a toujours déçu au plus haut point,cette incapacité à vivre convenablement avec les autres,et malheureusement j’aurai dû me bâtir une carapace afin de m’insérer dans le visqueux social-matière hautement indéfinissable,potentiellement toxique,ou encore sources de bonheur…
Je fais par contre toujours de gros efforts pour de pas ambitionner,et tomber moi-même dans le groupe des méchants bitcheux.Mais l’être humain étant ce qu’il est,nous aurons toujours à négocier avec des gens aux principes moraux déficients et toxiques…
Ainsi va la vie!
Mais pour dire bref,nous serons victimes de harcèlement en étant en position de faiblesse,ou dans une période de notre vie où la confiance n’est plus ce qu’elle était;la porte à l’abus est alors grande ouverte,et il pourrait s’avérer facile de céder du terrain aux gens mal avisés.
yugniam
1 juin 2012
00h22
J’ai été victime d’intimidation et je n’ai pas l’intention de porter plainte.
Et pourtant je travaille pour une entreprise gouvernementale
supposée donner l’exemple en matière de gestion des problèmes de harcèlement.
C’est que, dans l’initiave d’une campagne interne pleine de bons sentiments pour les victimes,
il n’est jamais question de possible harcèlement de la part du gestionnaire.
Le seul message est de parler à son gestionnaire de tout problème de la sorte.
Pas encourageant, si c’est le boss qui te talonne!
respectable
1 juin 2012
05h52
Un milieu de travail, its a game between people. Toutes sortes de structures de personnalité réunies ensemble. intimidation=ignorance crasse, ambition, gros égo, stupidité etc Beaucoup d’intimidation lors des congédiements. Ils vont menacer, les Normes etc. Supprimer leurs travaux qui appartiennent à l’entreprise. Refuser de remettre les clefs du local, voiture etc La plupart reste dans les lieux et prennent 30-45 minutes avant de quitter en racontant leur affaire à tout le monde. Si ces gens savaient comment est-ce qu’on s’en tape que ça fasse pas leur affaire.
thedicktator
1 juin 2012
08h06
Le ailleurs c’est comme comparer le taux de corruption de la ville de Mascouche à celle de Moscou. Si on peut se fier au classement du Corruption Index de Transparency International, la Russie est pas mal plus pire que le Canada dans les magouilles de tout genre.
Mais il reste que de la corruption reste …. de la corruption.
Mais pour un peuple relativement peu nombreux comme les québecois, et québecoizzzes, ont ne nage certainement pas dans la grosse élan de coude à coude et d’harmonie. Bref, nous sommes toujours sur nos gardes parce qu’on ne sait jamais quand va te sauter en pleine face dès que tu le regardes de travers.
Donc c’est un problème de travers. Et pire ailleurs. Bon, je ne passerai pas mes prochaines vacances en Afghanistan ou en Syrie disons.
martineletarte
1 juin 2012
09h22
@julim
Dans le document descriptif du sondage (voir le lien), vous aurez un peu plus d’informations. Par exemple, 85% des répondants étaient des salariés et 15% étaient des travailleurs autonomes.
Le niveau de scolarité le plus élevé complété des répondants était le secondaire/école de métier (complété) à 23%, ensuite, le secondaire/école de métier (en partie) à 21%. 15% avaient le niveau collégial (en partie) et 12% avaient un diplôme de premier cycle universitaire (complété).
9% avaient leur niveau collégial (complété) et 7% avaient (en partie) des études de premier cycle universitaire. 5% avaient le niveau de deuxième ou de troisième cycle universitaire (complété), contre 4% en partie. 4% aussi avaient seulement leur primaire complété.
Pas un mot toutefois sur le secteur d’activité.
Le sondage décrivait l’intimidation ainsi :
«L’intimidation en milieu de travail est définie comme étant une action ou un commentaire verbal qui peut causer un tort psychologique à un travailleur ou
isoler celui-ci de son milieu de travail.»
gl000001
1 juin 2012
09h40
@disto-bob
“cette incapacité à vivre convenablement avec les autres”
Vous parlez de la règle d’or : “traite les autres comme tu voudrais être traité”.
J’ai déjà lu que 100% des gens voulaient qu’on l’applique pour eux mais seulement 20% l’appliquaient pour les autres. Dans mon livre à moi, ça fait 80% des gens qui ne la comprennent pas malheureusement. C’est “visqueux” en effet.
@respectable
Les procédures normales lors de congédiements sont pourtant appliquées dans toutes les boites sérieuses.
L’employé sera appelé en meeting dans une salle de réunion près d’une porte extérieure. Une personne des RH et le patron seront là pour lui expliquer la situation. En aucun cas, il ne pourra retourner à son bureau. Son patron videra ses affaires pour lui. Et un garde de sécurité sera près au cas-ou. La sécurité informatique aura cancellé tous ses accès.
Tout ça pour minimiser l’intimidation justement.
@thedicktator
Vous avez des chiffres ? Parce que ma perception est très différente de la vôtre sur ce point.
C’est peut-être votre attitude avec les autres qui fait que vous sentiez beaucoup d’animosité. C’est donnant-donnant d’habitude (la règle d’or plus haut). Si votre identifiant est une indication de votre caractère, c’est peut-être normal que vous ne perceviez pas d’harmonie autour de vous.
Changez votre nom (et votre attitude) pour Calinours. Vous en verrez de l’harmonie
walt68
1 juin 2012
15h04
Il me semble que c’est encore une exagération basée sur des perceptions. On vit dans un monde d’hystériques et de petites natures. Quand des mots blessent… ce n’est pas avec ce type de «victimes» que l’on fait des enfants forts.
JULES
1 juin 2012
17h07
La nouvelle n’est pas surprenante, il n’y a qu’à regarder ce qui se passe dans les écoles et sur la route; les enfants et les ados sont le reflet de la société des adultes dans laquelle ils vivent. Dès qu’il y en a un(e) qui ne pense pas, ne vit pas, ne roule pas ou n’est tout simplement pas comme toi, il est sujet à intimidation de la part d’une minorité frustrée qui n’a pas pris la responsabilité de ses problèmes.
julim
2 juin 2012
14h01
Madame Letarte,
J’avais lu le document intégral, et malheureusement, les points soulevés (secteur d’activité, milieu syndiqué ou non, secteur privé ou public) ne s’y trouvent pas.
Je crois qu’un prochain sondage devrait étudier ces aspects, bien plus que la langue maternelle, le revenu familial ou la situation familiale. Il est certain qu’un employé, soutien d’une famille monoparentale et peu scolarisé, risque de ne pas vouloir porter plainte en cas d’intimidation, par crainte de perdre son emploi, surtout s’il s’agit d’un emploi précaire. Cela est encore plus problématique de porter plainte quand le problème est le supérieur immédiat, comme l’a souligné yugniam.
Je m’explique mal comment des travailleurs autonomes, soit des gens qui travaillent à leur compte, puissent être inclus dans un tel sondage. De quelle intimidation ces gens peuvent-ils être victimes? Ils reçoivent des demandes de “clients”, et il est toujours possible de laisser aller un client qui ne respecte pas les conditions du contrat. J’ai travaillé à mon compte pendant 2 ans environ, et je n’ai jamais vécu aucune intimidation.
@ walt68, ce ne sont pas les “mots” blessants dits une fois qui font du tort à une personne. Ce sont les paroles méprisantes et irrespectueuses répétées maintes fois. Tant en milieu de travail qu’ailleurs (à la maison, à l’école, etc.), il faut faire attention que nos commentaires visent le comportement inapproprié, le travail bâclé, les directives non suivies, et non l’intégrité même d’une personne.
@gl000001, j’aime toujours lire vos commentaires, si raisonnés. Vous avez bien raison au sujet des procédures normales en cas de congédiement. En 20 ans de carrière dans des milieux “très professionnels”, je n’ai entendu parler que d’un cas où les choses se sont mal passées. Il faut dire que la personne a été congédiée le 23 décembre pour des motifs très sérieux, après des mois d’enquête. Il en aurait coûté trop cher à l’entreprise de fermer les yeux jusqu’en début janvier.
gl000001
2 juin 2012
19h38
@julim Je vous remercie pour vos bons mots.
Mais parfois, je me trouve trop volatil dans mes propos lorsque certains colportent plein de mythes.