
Photo: Alain Roberge, archives La Presse
Un lecteur m’a écrit pour me dire qu’il voit souvent des offres d’emploi bourrées de fautes d’orthographe. Il m’a même envoyé le lien d’une offre d’emploi rédigée uniquement en anglais par un employeur montréalais.
Travaillerez-vous pour une entreprise au Québec qui massacre la langue française ou qui ne prend pas la peine d’utiliser le français pour communiquer avec des candidats potentiels?
Vous avez des questions sur le monde de l’emploi ? Écrivez-moi à mletarte@lapresse.ca

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alexandrine55
28 mars 2012
13h47
Je vous retourne la question…un employeur devrait-il n’engager que les candidats qui maîtrisent parfaitement le français, autant à l’oral qu’à l’écrit? Si vous me répondez OUI… alors là, méchant problème, parce que la plupart des francophones font de méchantes fautes de français…
Votre question du jour devrait se lire:”Travailleriez-vous pour…..”
Alors il ne faut pas devenir hystérique collectivement, mais réfléchir intelligemment sur la méthode infaillible pour conscientiser les gens de préserver le français comme langue officielle au Québec, sans nous isoler de notre contexte nord-américain… parce que dès que tu franchis les frontières du Québec, tu as besoin de parler au moins l’anglais…
gl000001
28 mars 2012
13h50
J’ai déjà travaillé pour une compagnie qui avait une équipe informatique aux USA. Ils ont traduit un message adressé aux utilisateurs par Google Translate. C’était tellement affreux qu’on a pris leur traduction et on l’a re-traduit en anglais par Google. Ils ont compris
Le président d’une autre compagnie a du demander en plein meeting général qu’on se force un peu et qu’on corrige nos fautes de français dans nos mémos, courriels, documents …
Un autre programmeur créait du code réutilisable avec des fautes d’orthographe dans les noms de fonctions ou de paramètres. Très agaçant.
Mais le pire, c’est chez Hydro. Ils normalisent tellement l’écriture de leurs documents qu’on ne ne comprend plus l’idée originale des fois. Je suis allé pour une entrevue comme expert technique selon l’annonce. A l’entrevue, j’ai bien vu qu’ils cherchaient un chef d’équipe. Il m’ont fait perdre du temps et je leur ai dit.
Sinon, les compagnies nationales ou internationales font de bons efforts de ce coté. D’habitude.
pierre1957
28 mars 2012
14h26
Si le salaire est bon, pourquoi pas. Si je veux faire de la petite politique, je me presenterai aux élections. La langue ne fait pas parti de mes critères si je cherche un travail.
gofrankiego
28 mars 2012
14h31
Ah, mon employeur actuel est de langue maternelle Allemande. Elle fait énormément d’effort pour bien parler français et c’est chamant son accent. Elle fait tout revérifier tous ses textes et elle les écrits tous en français. Franchement elle a du mérite.
En 2010 je travaillais avec des médecins et les plus jeunes se forçaient toujours pour parler anglais avec les anglophones avec qui ils faisaient affaire ici au Québec. Faut dire qu’ils étaient pourris en français…
Mais le plus vieux médecins ça le mettait en «?%%$/”%?$$» de voir que les autres (les jeunes) n’imposaient pas aux confrères anglophones, le français comme langue de communication.
Bref, en gros, les médecins québécois francophones jeunes en profitaient pour pratiquer leur anglais et se pliaient à la langue des autres et les médecins québécois francophones vieux ne voulaient pas ramper devant les anglophones.
Dans toutes les entreprises pour lesquelels j’ai fait des contrats AUCUNE n’a jamais cherché à imposer le français (sa langue maternelle) comme langue de communication (ni verbale ni écrite) au contraire tous étaient bien fier de dire qu’eux ils parlaient english !
Et-ce cela être assimilé ?
reminet
28 mars 2012
14h58
J’ai travaillé à deux occasions où l’anglais était la langue principale dans l’entreprise, ici à Montréal. Malgré mon anglais imparfait et le français imparfait de plusieurs de mes collègues/patrons, j’ai beaucoup apprécié ces expériences.
La langue de travail ou la qualités du français ne sont pas parmi mes critères de bases pour le choix d’un travail. L’environnement, la flexibilité, l’intégrité ou la paye sont des critères qui méritent leur attention bien avant la langue de travail! Dans une entreprise bien québécoise et la fierté pour plusieurs de mes concitoyens, un des rares endroits où nous (moi et mes collègues) étions tous d’accord que c’était pénible d’y travailler mais jamais nous avons eu de besoin de lire ou de s’exprimer en anglais.
Rémi
zephyr2000
28 mars 2012
15h11
On fait dur au Québec ca aucun sens lol,
À peine 15% des québécois , qui sont capable d’écrire sans faire de fautes, avant de faire la morale au autres et de leur dire comment écrire et parler, faudrait que les petits séparatistes finis apprennent eux-même comment maitriser notre langue…
c’est comme si Guy Turcotte manifestait contre la violence faite au enfants…
larousse_estdouce
28 mars 2012
15h16
Je cherche d’abord un emploi qui me convient, avec des conditions de travail qui me conviennent, point.
Je modifierais plutôt votre question en demandant” “Postuleriez-vous pour cette entreprise?
danielle92
28 mars 2012
15h45
Non, je ne crois pas que je travaillerais dans une pareille entreprise car c’est une manifestation de la culture de l’organisation. Je n’embaucherais pas non plus quelqu’un qui m’envoie un CV bourrê de fautes d’orthographe…
gl000001
28 mars 2012
15h46
De toute façon, une compagnie qui ne respecte pas la langue française, respectera-t-il ses employés ? Et même si il respecte la langue, c’est peut-être parce qu’il UNE bonne personne aux communications. Et vice-versa. Ce n’est pas très significatif.
Autres questions à poser :
- Travailleriez-vous pour un employeur qui fait des tests sur des animaux ?
- Travailleriez-vous pour un employeur qui produit des cigarettes ?
- Travailleriez-vous pour un employeur qui a été condamné pour fraude dans le passé ? (une compagnie, on s’entend. Fraude fiscale ou simplement avoir enfirouapé ses clients).
- Travailleriez-vous pour un employeur qui fait de la vente à pression ?
Les compagnies qui peuvent poser une problème d’éthique quoi ?
asavaria
28 mars 2012
15h59
@zephyr2000
lol?
tu veux dire MDR j’imagine.
Question d’écrire en français…
jessak
28 mars 2012
17h53
Mon directeur est 90% anglophone, c’est moi qui fait la correction et la traduction de certains de ses courriels, et je n’ai aucun problème avec ça; il me fait pratiquer mon anglais en même temps
ben.
28 mars 2012
19h49
@zephyr2000
Au moins quatre fautes dans votre commentaire. Charité bien ordonnée…
secondaire
28 mars 2012
23h30
L’argent n’a pas d’odeur!
dulcinee
29 mars 2012
07h18
@ jessak
même chose pour moi. ma directrice est anglophone, mais se débrouille en français, et il m’arrive régulièrement de faire ses corrections ou traductions. pourtant, je préfère souvent lui parler en anglais, question de pratiquer (et aussi d’épargner mes oreilles un peu malmenées par son français parfois difficile à comprendre…). elle a déjà plaisanté là-dessus en disant que ses interlocuteurs doivent vivre un grand paradoxe entre la lire et ensuite lui parler !
eracine
29 mars 2012
08h38
Tant qu’à travailler en anglais, pourquoi le faire chez un autre de ces employeurs québécois et irrespectueux de la langue française? Aussi bien travailler (ou télétravailler) chez un employeur de l’extérieur du Québec – fut-il en Ontario, aux USA ou ailleurs en ce monde…
Chez l’un de nos grands employeurs montréalais (qui conçoit et fabrique des simulateurs de vol, pour ne pas le nommer), c’est en anglais que ça se passe. Bien sûr, les mémos officiels de la compagnie sont bilingues – mais dès qu’on parle de communication plus “locale” ou départementale, tout y est en anglais.
J’ai souvenir d’une formation sur le langage PERL où le formateur (francophone) formait toute une équipe d’une trentaine de gens. Ça adonnait que nous étions tous francophones, alors quand nous lui avons demandé de donner la formation en français, il a répondu: “désolé – j’ai eu ordre de la direction de donner le cous en anglais”…
Que ce soit ça ou encore d’aborder un acheteur pour clarifier un certain point et de se faire beugler un “speak English!” typique d’un WASP de l’ouest de l’île, ou encore de recevoir un mémo interne et anonyme le jour de notre départ disant “Good riddance, separatist pig” (sérieux! Je l’ai d’ailleurs conservé comme souvenir), à un moment donné tu te dis que ça va faire, les niaiseries – et tu cherches ailleurs.
Maintenant, je travaille pratiquement toujours en anglais, mais plus pour des Québécois. Les attentes sont claires entre mon employeur et moi: je ne m’attend bien sûr pas à ce qu’il communique avec moi en français. Ce qui n’empêche pas que je passe au français chaque fois que je le peux avec mes collègues francophones et j’apprécie énormément de pouvoir le faire assez souvent.
Shanee
29 mars 2012
10h10
hahaha elle est bien bonne celle-là. Je suis traductrice, donc toujours à la chasse aux anglicismes insidieux comme compagnie, pratiquer, opportunités d’emploi, etc… et là je passe les fautes toutes simples telles que la continuité du pluriel dans une même phrase! Si je m’arrêtais à tout ça pour choisir des entreprises…je n’aurais jamais d’emploi!
hdufort
29 mars 2012
15h51
Massacrer la langue de sa clientèle ou, quand on y pense, toute langue utilisée par l’entreprise pour ses communications publiques, est TRÈS MAUVAIS pour son image. Les offres d’emploi en font partie… après tout, si l’équipe de marketing ou de contact client fait réviser ses textes, les RH devraient le faire aussi. Il faut dire que les RH ont trop souvent l’impression que leurs actions sont confinées aux murs de l’entreprise; c’est une culture professionnelle.
ParisMontreal
29 mars 2012
19h07
bonjour,
ça me rappelle une situation vraiment drôle… Ça s’est passé il y a 15 jours au boulot, je travaille dans une des plus belles compagnie québécoise internationale, et une de mes collègues s’est fait remontée les bretelles parce qu’elle avait répondu en anglais à un courriel qui lui avait été adressé en français… Elle parle et comprend très bien le français. Jusque là j’ai rien à dire sur le fond de l’affaire. Sauf que… Quelques jours plus tard alors que nous avions le droit en préambule à notre réunion hebdomadaire à un petit rappel à propos de la politique sur l’utilisation de la langue française , dévinez quoi ? Les échanges qui ont suivi sur d’autres sujets était bien fourni en anglicisme… ah ah ah mort de rire ! Avouez que c’est tellement absurde que s’en est drôle non ?! Enfin de mon point de vue on m’a toujours appris qu’avant d’exiger des autres certaines choses il faut se les imposer à soi même ! Autrement dit chers amis québécois pour sauver votre langue apprenez à la respecter vous-mêmes avant tout !
ParisMontreal
29 mars 2012
19h09
étaient bien fournis, évidemment !
ParisMontreal
29 mars 2012
19h20
une des plus belles compagnies québécoises ! On n’est jamais mieux servi que par soi-même ça marche aussi ! désolé !
tonyverdechi
29 mars 2012
20h59
Je travaille pour un employeur qui est complètement débile sur le français.
jolico
29 mars 2012
22h34
@ParisMontreal – “s’est fait REMONTER, ER, les bretelles”, et “bien fournis (au moins vous avez corrigé) en ANGLICISMES”, car il faut présumer qu’il n’y en avait pas qu’un seul.
J’ai déjà travaillé dans un bureau d’avocats de Montréal où le plus simple document était pour en transmettre d’autres et commençait pas: “Nous vous FESONS parvenir…”: chose certaine, on ne savait pas décliner le verbe FAIRE.
Sylbe
31 mars 2012
00h16
Les fautes qu’on décèle dans l’ensemble des communications des entreprises (à part celles qui ont les moyens de se payer les services de rédacteurs, réviseurs ou traducteurs compétents) ne sont que la pointe de l’iceberg pour beaucoup de gens. J’ai étudié en traduction de l’anglais vers le français, de sorte que j’ai appris à repérer des fautes dans la plupart des menus de restaurants, raisons sociales, enseignes et documents d’entreprises. Outre les fautes de frappe et anglicismes faciles à voir, on retrouve des impropriétés, des termes anglais francisés (par exemple Spécial du jour), des fautes de grammaire et autres tournures approximatives. Presque tous les Québécois (même les animateurs de radio et les annonceurs) disent « département » dans le sens de « service » (au sein d’une entreprise) ou de « rayon » (en vente au détail). En outre, lorsqu’on écoute les messages enregistrés de préposé(e)s au service à la clientèle ou qu’on parle de vive voix avec ces personnes, on entend très souvent « je retournerai votre appel », « gardez la ligne », « si ça serait », « la façon que ça fonctionne », et parfois d’autres énormités comme « le 30 de mars », sans mentionner des anglicismes employés dans la rue.
Faut-il mettre les entreprises en accusation? Après tout, les gens qui assurent leur fonctionnement sont le plus souvent des Québécois de souche, et au Québec, on parle de manière éhontée un français approximatif truffé de solécismes, anglicismes et autres mots fautifs. La complaisance règne dans le milieu politique – même chez les péquistes – et au sein de nombreuses institutions d’enseignement.